La version grand écran de Bambi a fêté ses 70 ans il y a deux jours.  Tout comme Perrault, Andersen ou les frères Grimm,  Walt Disney avait encore puisé sa source d’inspiration chez le romancier Felix Salten pour Bambi.
Un jeune faon envahit les écrans américains le 13 août 1942. On pouvait dire merci à Walt Disney pour les gags et l’humour, mais également au romancier Autrichien Salten pour avoir écrit en 1923 Bambi, l’histoire d’une vie dans les bois.

 

L’adaptation ciné était assez fidèle de la traduction de 1928, relatant l’enfance paisible de l’animal peuplée de jeux et d’insouciance  partagés avec ses amis de la forêt, avant d’évoluer vers l’âge adulte au moment de la disparition tragique de sa mère et y découvrant ainsi l’amour, la cruauté et les responsabilités du prince de la forêt.

Bambi=bambino, un nom fait sur mesure pour un enfant creusant son trou dans un lieu inconnu peuplé de créatures tout aussi inconnues : la forêt.

 


Menacé par la censure nazie, Salten avait trouvé un parfait joker en utilisant la métaphore de la vie des animaux. Un autre de ses ouvrages, Bêtes Captives, publié en 1931,  dénonçait avec clairvoyance le sort qui attendait les juifs en Europe.

Cinq ans plus tard, Bambi est interdit. Salten s’exile alors vers la Suisse pour en écrire la suite: Les enfants de Bambi; une famille dans la forêt.

Pas de méprise: ce n’est pas la source d’inspiration de Bambi 2, sorti en 2006, où les studios creusent les relations entre Bambi et son père.