Ant-Man

  • Production : Marvel Studios
  • Titre original :  Ant-Man
  • Titre français : Ant-Man
  • Sortie française : 5 août 2015
  • Sortie américaine : 17 juillet 2015
  • Durée : 2h12
  • Réalisateur : Edgar Wright
  • Scénario : Joe Cornish, Edgar Wright
  • Musique : Steven Price

Notre Critique de Ant-Man !

Le succès monstrueux de Marvel au box-office est devenu légendaire et n’ a cessé de se multiplier depuis quelques années. Leur série de victoires évoque la longue série de coups de Pixar, avant qu’ils ne touchent une zone difficile avec Cars 2. Et d’aucuns se demandent si Marvel n’aura jamais une « crise » de leur côté, à la veille de leur 12e film, Ant-Man. Est-ce une coïncidence si Cars 2 était aussi le film 12 de Pixar? C’est un mauvais présage?

Bien qu’il s’agisse du 12ème film du MCU, Ant-Man est en développement depuis 2006, l’année même où Iron Man a été annoncé pour la première fois, et il a certainement connu plus de hauts et de bas que la plupart des projets du studio. Edgar Wright et Joe Cornish ont été amenés à écrire le scénario, Edgar Wright étant attaché à la réalisation pendant une dizaine d’années, avant son départ surprenant, quelques mois avant le début de la production. Naturellement, des graines de doute ont commencé à germer parmi les fans les plus durs, même après l’arrivée de Peyton Reed à bord pour réaliser avec Adam McKay et la réécriture du scénario par Paul Rudd. Cependant, le fait que Ant-Man soit encore un autre film retentissant et monumentale-ment apprécié des foules prouve que Marvel trouve toujours le moyen d’apporter la marchandise, même face à une adversité inattendue.

Ant-Man dernier film de la phase 2

Lorsque le studio a discrètement annoncé en octobre que Ant-Man devenait le dernier film de la phase 2, au lieu de la première aventure de la phase 3, je me demandais comment cela allait s’intégrer dans le MCU. J’ai été agréablement surpris de voir à quel point ils ont réussi à intégrer un nouveau personnage dans leur univers existant, avec une superbe surprise et deux superbes scènes de post-crédit qui pourraient bien être les meilleures qu’ils aient jamais faites. L’un des aspects du travail de Marvel qui m’impressionne, c’est la façon dont ils parviennent à habiter différents genres (à part le super-héros) avec chacun de leurs films. Captain America: The Winter Soldier a été inspiré par les thrillers politiques des années 1970, Guardians of the Galaxy nous a montré leur vision de l’aventure extra-atmosphérique et cosmique et Ant-Man, dans l’ensemble, est un film de braquage. Nous avons tous les trophées communs du genre, le héros et l’anti-héros qui cherchent la rédemption et la distribution, la distribution farfelue des personnages de soutien et une intrigue complexe qui n’est pas trop complexe, tout en donnant aux fans toute l’action et l’humour qu’ils en sont venus à attendre de la MCU.

Après un merveilleux prologue, nous rencontrons Scott Lang (Paul Rudd), qui sort de prison après trois ans d’internement, où il rencontre son ami de longue date Luis . Après avoir été congédié du seul emploi qu’il a pu trouver, Scott se retrouve de nouveau mêlé à une vie criminelle, aux côtés des amis de Luis, Dave (T. I.) et Kurt (David Dastmalchian). Par le biais d’un jeu de circonstances ingénieux et comique, ce nouveau « job » le met en contact avec Hank Pym (Michael Douglas), qui confie à Scott la tâche de mettre fin au braquage d’une vie, afin de récupérer la technologie révolutionnaire de Pym qui a été prise/copiée par son ancien protégé, Darren Cross (Corey Stoll). Pour ce faire, Scott doit devenir une fourmis, car il est formé, à contrecœur, par Hope, la fille de Hank (Evangéline Lilly).

Ant-Man est un film de cambriolage, mais au cœur de cette histoire se trouve la famille et les choses que les pères feront pour s’assurer qu’aucun mal n’arrivera à leurs enfants.  Paul Rudd nous présente toutes les lignes ricanantes et pleines d’esprit que nous attendons de Paul Rudd dans son portrait de Scott Lang, mais son désir de subvenir aux besoins de sa jeune fille Cassie (Abby Ryder Fortson) et d’ y être tout simplement présente est si sincère qu’il vous demande de l’applaudir pour sa rédemption. D’un autre côté, Hope essaie tout ce qu’elle peut pour se connecter avec Hank, quoique parfois de façon abrasive, et ces deux relations fournissent une dualité parfaite. Aussi merveilleuses que fussent ces performances, j’ai été très enthousiaste à l’idée de voir Michael Peña entrer dans le vif du sujet avec sa fantastique prestation sous la direction de Luis, qui apporte autant de soulagement comique que Paul Rudd, si ce n’est plus. J’ai été un grand fan de lui pendant des années, et j’espère qu’un rôle comme celui-ci, dans un film aussi grand que celui-là, lui donnera finalement l’énorme élan de carrière que j’attendais depuis longtemps.

L’une des autres choses que Marvel fait si bien, en plus d’entremêler différents genres de films dans leurs histoires de super-héros, est de mélanger le ton d’un film à l’autre. Le studio est devenu plus grand qu’il ne l’ a jamais été avec  Avengers: Age of Ultron, et Ant-Man nous offre une belle antithèse, de la même manière que le studio nous a donné les Gardiens ultra-légers de la Galaxie quelques mois après le sérieux combattant Captain America: The Winter Soldier. En tant que méchant de Marvel, la veste jaune de Corey Stoll est pâle par rapport à Ultron, Thanos, Ronan, mais il semble parfaitement proportionné à ce dont a besoin un film d’introduction comme Ant-Man.

Alors que le film Ant-Man est sorti il y a une semaine et qu’il cartonne auprès des fans des comics, le réalisateur Peyton Reed revient sur le scénario du blockbuster ! 

En effet, le remplaçant d‘Edgard Wright (le premier réalisateur qui devait être aux commandes d’Ant-Man) s’est exprimé, lors d’une interview, sur les changements qu’il a dû opérer pour que le film rencontre un tel succès. (ATTENTION GROS SPOILERS !!!)

Les changements de Peyton Reed dans  Ant-Man:

• La promesse générale : Reed révèle que Joe Cornish et Edgar Wright ont toujours voulu faire un métrage adapté des premières aventures de Scott Lang, et sous la forme d’un film de braquage.

• Le montage « Michael Pena » : à deux reprises dans le film, le personnage de Michael Pena nous expose la source qui l’incitera à se lancer dans un braquage. Deux phases de montage extrêmement dynamiques et amusantes, où la réalisation sert l’humour. Une approche très Edgar Wright du rire, mais qui serait, d’après Reed, l’un de ses ajouts. L’idée ne figurait a priori pas dans le premier scénario.

• Le vol du costume : cette partie a toujours été dans le film, mais Reed et McKay ont rajouté la deuxième phase du braquage, dans laquelle Scott Lang fait geler de l’eau pour faire sauter un coffre. Une idée suggérée par un spécialiste de la sécurité consulté par le réalisateur !

Hank Pym : le personnage a toujours été dans le film, de même que sa dynamique de maître à élève avec Scott Lang. Mais Peyton Reed dit s’être inspiré d’Oppenheimer et de la bombe atomique pour ajouter au personnage une facette qui le force à cacher sa technologie, les particules Pym.

• Le Faucon : il n’était bien évidemment pas dans le scénario original. Peyton Reed s’est gardé de tout commentaire quant à une pression de Marvel Studios pour le faire apparaître, expliquant plutôt que McKay cherchait à faire se rencontrer Scott Lang et un Avenger. A priori, le choix du héros n’a pas été influencé par Civil War, et l’idée était d’ajouter un exercice de braquage, comme dans les films du genre, dans un endroit symbolique.

• Le gag du train : Peyton Reed a avoué que le gag du train et tous les éléments humoristiques autour du décalage entre la taille et l’épique des scènes d’action venaient du script d’Edgar Wright.

• Le Microverse (Quantum Realm dans le film) : c’était une notion qui passionnait McKay et Reed, qui se sont donc permis de la greffer sur le scénario original. En voulant également rendre hommage à l’aspect loufoque des comics des années 70.

•  La guêpe : la mère de Hope était simplement mentionnée dans le scénario de Wright, et ceux qui l’ont succédé ont étendu sa présence dans le film, influençant de fait le personnage d’Evangeline Lily.

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