Captain America First Avenger

Captain America, The First Avengers est le cinquième film du Marvel Cinematic Universe, et l’avant-dernier de la phase 1, précédant directement Avengers. Et pourtant, c’est bien le premier film, d’un point de vue chronologique, mettant en scène un super-héros Marvel, puisque l’histoire se déroule lors de la seconde guerre mondiale.

Résumé de l’histoire

Le film commence à l’époque d’Avengers, et non durant la seconde guerre mondiale comme on pourrait être tenté de le croire. Des hommes font alors la découverte dans la calotte glacière d’un vaisseau, refaisant surface après une longue hibernation, caché dans les entrailles de la glace. À l’intérieur de l’étrange engin, les explorateurs découvrent un bouclier, et non des moindres puisqu’il s’agit de celui de Captain America

Maintenant, nous pouvons basculer au siècle dernier, en 1942, où le chef de l’HYDRA (une organisation scientifique des nazis), Johann Schmidt s’empare en Norvège d’un puissant artefact : le Tesseract, décrit comme étant l’objet le plus précieux du trésor d’Odin. Il utilisera ensuite l’énergie produite par ce joyau afin de créer des armes d’un nouvel ordre, vaporisant ce sur quoi elles tirent, grâce à l’aide précieuse du Docteur Arnim Zola

Steve et Bucky

Puis, direction 1943 alors que les Américains sont appelés à rejoindre l’armée pour combattre les nazis en Europe. C’est déjà la cinquième fois que Steve Rogers, un gringalet asthmatique originaire de Brooklyn, se fait recaler. Il n’a pas l’étoffe pour devenir un soldat. En revanche, son meilleur ami, Bucky, a lui été accepté dans le 107ème régiment. Pour fêter son départ, les deux hommes se rendent à l’exposition universelle en compagnie de deux jolies jeunes femmes, et l’on voit bien la difficulté de Steve avec les dames. Celui-ci s’éloigne donc du trio et décide de passer une nouvelle fois la visite médicale permettant de s’engager dans l’armée. Et quelle surprise lorsqu’il apprend qu’on lui donne sa chance dans une unité tout à fait spéciale : la Section Scientifique de Réserve, dirigée par le Docteur Erskine, le Colonel Phillips et l’Agent Carter. Il y passe une batterie de tests, parmi d’autres concurrents, afin de choisir celui qui deviendra un super-soldat. Contre toute attente, c’est Steve, préféré du Docteur Erskine, créateur du sérum du super-soldat, qui est choisi pour l’occasion. Avant que Steve ne reçoive le sérum, nous apprenons que Schmidt en a lui même reçu un, pas totalement fini, ayant provoqué de terribles effets secondaires, mais lui procurant une force surhumaine.

Steve Rogers, le gamin gringalet de Brooklyn, rentre donc dans la machine et en ressort gonflé à bloc, sous les yeux plus que surpris de l’Agent Carter notamment. Un espion de l’HYDRA, ayant assisté à la transformation, assassine le docteur Erskine avant de fuir, d’être rattrapé par Steve et de se suicider au cyanure.

Grande déception pour Steve, qui voulait aller au front pour se battre, puisqu’il se retrouve, sous l’impulsion du sénateur Brandt, dans le rôle de « Captain America« , qui incite les Américains à aller au front pour gagner la guerre. Mais alors que Steve doit aller remotiver les troupes sur le front d’Italie, il découvre que le 107ème régiment a été décimé et que les survivants sont prisonniers dans l’une des forteresses de l’HYDRA. Captain America part donc à la recherche de son meilleur ami Bucky et de ses compagnons, qu’il sauve tous d’une mort certaine. S’en suit alors une course contre la montre afin de détruire l’HYDRA… Mais tout le monde n’en sortira pas indemne…

Analyse des protagonistes principaux de Captain America

Steve Rogers / Captain America

Interprété par l’acteur Chris Evans, Steve Rogers est l’archétype même du héro parfait. Gentil, au service des autres, fort, séduisant, timide et maladroit avec les femmes, intelligent, sensible, loyal, il incarne à peu près le gendre parfait que l’on ne voit que dans les films, peut-être un peu trop diront certains ? Mais en même temps, n’est-il pas Captain America, le symbole de tout un pays, et un symbole ne se doit-il pas d’être parfait ?

Steve Rogers parade dans les collants de Captain America

Peggy Carter

L’Agent Peggy Carter, interprétée par Hayley Atwell, est un drôle de bout de femme, surtout pour son époque. Bien que très féminine physiquement, elle a en elle un caractère plus viril que certains de ses collaborateurs masculins. La tête sur les épaules, elle a travaillé dur pour en arriver à son poste, habituellement réservé aux hommes. Et elle ne fait aucun cadeau à ses homonymes masculins… De notre côté, nous la trouvons peut-être un peu trop féministe sur les bords, prête à tout pour être considérer comme l’égale des hommes, quitte à s’oublier elle-même. L’Agent Carter serait aussi forte si elle laissait paraître ses sentiments, mais cela fait aussi partie du charme du personnage…

L’Agent Peggy Carter

James Barnes / Bucky

Meilleur ami de Steve Rogers, Bucky (Sebastian Stan) est finalement un personnage que l’on voit peu dans le film mais ce que l’on peut retenir, c’est que tout semble lui réussir. Avec son physique de rêve, dès le début du film contrairement à Steve, les femmes lui tournent autour et il est immédiatement engagé dans l’armée. Mais ce personnage, caché derrière son sourire, ne nous apparaît que dans sa lumière, ce qui nous laisse donc imaginer une grande part d’ombre, que nous pouvons davantage découvrir dans les deux Captain America suivants (Le Soldat de l’Hiver et Civil War).

Steve avant sa transformation accompagné de Bucky

Le Docteur Erskine

Le pauvre homme (joué par Stanley Tucci), tué dès le début du film, n’apparaît finalement que très peu. Allemand, l’HYDRA a tenté de voler ses recherches sur le super-soldat, mais il a fui son pays et a rejoint les États-Unis afin d’aider les ennemis des nazis à obtenir une arme capable de les vaincre. C’est un homme droit qui voit en Steve Rogers le seul homme capable de réagir correctement à son sérum . Car son sérum, bien qu’il augmente les qualités de l’homme, augmente aussi ses défauts…

Le docteur Erskine

Le colonel Chester Phillips

Le colonel Phillips, interprété par Tommy Lee Jones, est l’archétype du militaire rigide. Dès le départ, nous comprenons rapidement qu’il n’aime pas Steve Rogers. Car qu’est-ce qu’un gringalet peut bien faire sur un champ de bataille ? Mais durant l’entraînement de la Section Scientifique de Réserve, deux évènements le feront changer d’avis jusqu’à ce qu’il accepte que le jeune homme de Brooklyn prenne place dans la machine pour faire de lui un super-soldat (nous vous laissons découvrir vous-même ces scènes). Il change de nouveau d’avis lorsque Steve Rogers devient Captain America, l’homme en collants qui amuse les Américains. Ce n’est qu’après le sauvetage de la 107ème division que le colonel Phillips comprend enfin la véritable valeur de notre Captain.

Le colonel Phillips

Howard Stark

Joué par Dominic Cooper, Howard Stark est le père du fameux Tony Stark, qui affrontera d’ailleurs Captain America dans Civil War. Tout comme son fils, il est imbu de lui même, et persuadé (à raison, mais il en fait un peu trop) de son génie exceptionnel. Grand inventeur, comme son fils, il joue un rôle primordial dans l’armement des Alliés pour la guerre. C’est lui qui fournit notamment à Captain son magnifique bouclier en Vibranium, métal incassable, et son armure. Il se révèle un allié de taille également pour Captain lorsque celui-ci décide, contre l’avis de tous, de partir sauver le 107ème régiment, lui prêtant son avion.

Howard Stark, père de Tony Stark alias Iron Man

L’HYDRA, fournisseur officiel d’antagonistes de Captain America

C’est d’après nous LE point négatif du film : l’HYDRA. Pour qu’un film soit bien, il faut bien entendu des super-héros qui en jettent mais également des méchants charismatiques, ce que ceux de Captain America First Avenger peinent à nous montrer…

Johann Schmidt / Crâne rouge

C’est à Hugo Weaving (qui après avoir joué l’agent Smith dans Matrix devient le docteur Schmidt, de quoi s’emmêler les pinceaux…) qu’est revenue la tâche de jouer l’antagoniste principal. Véritable dirigeant de l’HYDRA, le pauvre personnage n’est absolument pas développé… Nous savons à peine comment il est devenu le Crâne Rouge (à cause de, ou grâce à, l’échec du sérum non terminé du docteur Erskine). Mis à part qu’il veuille diriger le monde entier et disséminer les théories maléfiques de l’HYDRA, on ne sait rien sur lui, tout comme on ne sait pas grand chose sur les véritables intentions de l’organisation.

Johann Schmidt

Le docteur Arnim Zola

Deuxième antagoniste du film, interprété par Toby Jones, qui finit d’ailleurs par balancer ses copains, le docteur Zola est un scientifique spécialisé dans la conception d’arme. C’est lui qui réussi à isoler l’énergie du Tesseract pour en faire une arme puissante. Même s’il est intelligent, nous déplorons quelque peu que ce « génie maléfique » paresse si peureux…

Le docteur Zola

Les antagonistes ici restent un mystère. Ils ne paraissent être là seulement pour empêcher Captain America d’atteindre trop rapidement son objectif, mais n’ont pas d’histoire, ni même de charisme… Même s’ils jouent effectivement leur rôle d’antagonistes, un peu de développement n’aurait pas été de refus…

Explosions de technologie avec les effets spéciaux

Que serait un film Marvel sans effets spéciaux ? Nous pourrions y réfléchir mais la véritable réponse est évidente : pas grand chose… Et Captain America First Avenger nous le montre bien. Explosions à gogo, sauts sur un train en marche, destruction d’un entrepôt sous les pieds de nos super-héros, Marvel ne lésine pas sur les effets spéciaux.

Et si nous devions en citer un en particulier, ce serait celui des armes utilisant l’énergie du Tesseract. En effet, ces armes désintègrent leur cible lorsqu’elles l’atteignent. Et l’effet est particulièrement époustouflant sur les humains, qui disparaissent miraculeusement devant nos yeux dans un effet de … bleu ciel !

Le Tesseract et sa puissance bleue

Captain America First Avenger
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