Les Gardiens de la Galaxie

  • Production : Marvel Studios
  • Titre original :  Guardians of the Galaxy
  • Titre français : Les Gardiens de la Galaxie
  • Sortie française : 13 août 2014
  • Sortie américaine : 1er août 2014
  • Durée : 121 minutes
  • Réalisateur : James Gunn
  • Scénario : James Gunn, Chris McCoy et Nicole Periman
  • Musique : Tyler Bates

Les Marvel Studios, l’une des filiales vedettes de The Walt Disney Company, jouissent aujourd’hui d’une suprématie incontestable dans un business colossal des super-héros à grande échelle hollywoodienne.

Les Gardiens de la Galaxie : la critique

Depuis le rachat de la Maison des Idées par la maison de Mickey en août 2009, Marvel, sous tous les aspects, n’a jamais été autant prolifique. Et ce succès est dû en grande partie aux triomphes assurés dans les salles obscures de ses films. Si cette notoriété ne démérite pas, rappelons qu’il fallut plusieurs années avant que le genre ne s’impose aussi naturellement que maintenant auprès des spectateurs. Outre la première période d’introduction de nos héros au début des années 2000, la première marche à gravir pour les Studios de Kevin Feige ne fut pas sans risques dès 2008 : adapter sous forme de longs-métrages les aventures de plusieurs figures emblématiques de l’écurie Marvel, qui n’avaient jusque-là jamais connu ce degré de reconnaissance, puis les réunir dans un premier film clôturant cette phase introductive. L’attente des Fans aussi pressée que fébrile a laissé place à une certaine forme d’allégresse. En effet, non seulement Disney a cherché à vouloir produire de la qualité en terme d’adaptation, ravissant les espérances les plus modérées, mais est allé au terme de sa démarche en rachetant les précédents opus qui ont permis cette construction du ainsi dénommé Marvel Cinematic Universe. Il fallait bien passer par ces étapes pour se payer un tel luxe. Au terme de cette Phase I, le pari est gagné. Kevin Feige et Joss Whedon, grand manitou artistique, empochent le gros lot et réussissent le pari fou de faire aimer à un large public des héros finalement peu communs dans les consciences collectives, si l’on regarde au-delà des sphères de Fans. Les hyper-succès commerciaux le prouvent : Marvel’s Avengers devient le troisième film le plus rentable de l’histoire du cinéma derrière les deux films de James Cameron, Titanic et Avatar. Honneurs critiques et scores commerciaux démentiels, les films des Marvel Studios deviennent ainsi des frères cadors, leurs univers respectifs étant imbriqués les uns dans les autres sans que cela n’altère chacun des récits ainsi narrés.

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Une nouvelle phase chez Marvel :

Une fois bien ancrés avec la Phase « Avengers Assemble », nos super-héros ont, dès 2013, abordé une toute autre période, dont on ignore encore l’intitulé exact. Ses missions sont quant à elle bien évidentes : Kevin Feige s’est attaché depuis le lancement de cette Phase II à approfondir la construction prodigieuse, jamais vu auparavant au cinéma, de l’univers Marvel au cinéma. Fort de valeurs sûres, il s’attelle à développer cette deuxième étape en planifiant tout un agenda bien précis. Les objectifs sont, là aussi, multiples : faire rayonner l’ensemble du Marvel Cinematic Universe concrétisé par les aventures new-yorkaises de Steve Rogers et ses amis en 2012, créer de nouveaux événements propres à chaque super-héros en s’immergeant plus en profondeur dans leurs mondes et préparer inlassablement le terrain de l’avenir. S’enchaînent ainsi en prologue le court-métrage Article 47, puis le long-métrage Iron Man 3. La phase II se poursuit avec le Marvel One-Shot Agent Carter, le long-métrage Thor : Le Monde des Ténèbres, le Marvel One-Shot Longue Vie au Roi, la première série du Marvel Cinematic Universe, Marvel’s Agents of S. H. I. E. L. D. et récemment Captain America : Le Soldat de l’Hiver. Chacun de ces opus, telles des pièces de puzzle, fournit autant de matière pour l’aboutissement final de cette Phase, à savoir Avengers : Age of Ultron actuellement en fin de tournage et prévu pour le premier semestre de 2015. Avant de dévoiler leur nouveau bébé cet été, les Marvel Studios peuvent s’enorgueillir d’une recette mondiale, cumulée au cours du temps, de 6,371 milliards de dollars. Marvel tisse sa toile progressivement, semblant inarrêtable, passionne le public et fait pâlir la concurrence, bien décidé à imposer ses propres super-héros dans un univers complexe semblable.

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Les Gardiens de la Galaxie une nouvelle franchise à succès

La nouvelle franchise Les Gardiens de la Galaxie semble surgir de nulle part et pourrait même faire sourire les pessimistes. Pourquoi les Marvel Studios ne se seraient-ils pas cantonnés encore pour plusieurs années à exploiter exclusivement ses Vengeurs au cinéma ? Ce n’est visiblement pas un marqueur dans les gènes de la société de production cinématographique de la Maison des Idées. Et la vision est bien plus ambitieuse. Introduire une licence est désormais une méthode accomplie et rodée pour les Studios. La faire fructifier ne peut résulter que du succès immédiat et inéluctable du précédent palier.

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Alors, voilà, la chose est vraisemblablement pour le moins ardue. Car si la recette miracle des Avengers au cinéma est si bien maitrisée, rien ne peut être plus incertain que l’introduction de nouveaux héros. Les Avengers étaient en effet dotés d’atouts considérables qui ont largement fourni la matière à leur succès planétaire : un passif cinématographique très bien anticipé et cadré par les Marvel Studios, une aura culturelle qui touche non seulement l’Amérique mais le reste des continents, un casting de choix, de têtes parfois montantes parfois vendeuses, toutes aussi talentueuses les unes que les autres, un réalisateur unique maître du navire, déterminé et passionné, un scénario peu commun brassant plusieurs styles, tous parfaitement exécutés. La lourde affaire que d’envisager, deux ans après l’événement cinématographique incarné par une nouvelle équipe de super-héros qui ont séduit la planète entière, d’amener à ce Marvel Cinematic Universe, pourtant déjà si florissant, pas moins de cinq nouveaux super-héros avec leur lot de nouveautés. Mais n’est-ce pas l’essence même du pari des Marvel Studios : l’expansion et la complexification toujours plus conséquentes de l’univers qu’ils œuvrent à faire vivre.

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Si bien qu’en 2014, l’heure est au test : celui de proposer une licence alternative aussi imposante que les Avengers, sans tomber dans un pastiche trop aisé, sans risquer de détraquer l’arc scénaristique général du Marvel Cinematic Universe mais sans pour autant faire pâle figure de bon second dans ce dernier s’il fallait hiérarchiser tous ces personnages. Non, la synergie est plus que jamais de mise et Les Gardiens de la Galaxie nous le prouvent non sans évidence, apportant une originalité insoupçonnée, un rayonnement inédit et une ouverture géniale à l’univers déjà installé. Comme à l’accoutumée, la vision personnelle du cinéaste est primordiale pour amener une profonde chaleur et un réalisme à ses personnages. James Gunn, qui se voit confier ce premier film Marvel, est en soi l’incarnation même d’un gage de qualité et du professionnalisme certainement attendu par la présidence des Studios (et par les Fans). Si la singularité se mesure à l’applaudimètre, alors c’est le dernier-né des Marvel Studios, Les Gardiens de la Galaxie, qui figure en tête des opus marvelliens les plus beaux et originaux qui soient.

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James Gunn le nouveau : 

James Gunn est effectivement nouveau venu dans la bande des chanceux cinéastes qui ont pu ou sont en train d’apporter leur pierre à l’édifice du Marvel Cinematic Universe au niveau des longs-métrages. Après Jon Favreau (Iron Man, Iron Man 2), Louis Leterrier (L’Incroyable Hulk), Kenneth Branagh (Thor), Joe Johnston (Captain America : First Avenger), Joss Whedon (Marvel’s Avengers, Avengers : Age of Ultron), Shane Black (Iron Man 3), Alan Taylor (Thor : Le Monde des Ténèbres), Anthony et Joe Russo (Captain America : Le Soldat de l’Hiver) et enfin avant Peyton Reed nouvellement nommé sur le film Ant-Man, c’est James Gunn qui a été choisi par Kevin Feige pour adapter non pas une nouvelle licence mais bel et bien une nouvelle franchise cinématographique, bien qu’inter-dépendante des précédents opus de la franchise Marvel’s Avengers.

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James Gunn a grandi à Saint-Louis dans le Missouri. Dès l’âge de 12 ans, sa passion se tourne vers le cinéma aux côtés de son frère. Il grandit ainsi dans la passion pour les grands films Hollywoodiens révolutionnant la fin des années 1970 et toutes les années 1980. Après ses années d’étude, il rejoint la société du cinéaste Lloyd Kaufman, qui produit des films « trashs » de série B. Progressivement, il se forge un style au grè des participations aux créations de la société. L’année 2000 est un tournant : il quitte son entreprise pour scénariser son premier film, une comédie de super-héros, The Specials. Il signe la même année le roman The Toy Collector et co-écrit l’autobiographie de l’un de ses maîtres, Lloyd Kaufman, All I Need to Know About Filmmaking I Learned from the Toxic Avenger. C’est donc dans le job du scénariste qu’il semble se plaire, participant ou co-participant à l’écriture de Scooby-Doo en 2002, L’Armée des Morts, Scooby-Doo 2 : Les Monstres se Déchaînent ou le documentaire Lollilove en 2004. Âgé alors de 36 ans, il s’attelle enfin au genre qu’il préfère, l’épouvante, et passe pour la première fois derrière la caméra avec la comédie horrifique Horribilis, qui sort en 2006. S’en suivent beaucoup de travaux pour la télévision et notamment des séries comme PG Porn. En 2010, il est à la tête d’une comédie satirique mettant encore une fois en scène des super-héros : Super. Sa carrière en dents de scie et son style pas toujours apprécié par la critique font du personnage un cas à part. Quoiqu’il en soit, les super-héros, il connait, et adapter des personnages comme les Gardiens, prêtant à d’inimaginables libertés pour en faire des figures délurées, devenait assez évident pour les Marvel Studios qui l’engage en 2012 pour faire connaitre cette nouvelle équipe adulée par les Fans sur papier glacé.

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Les petits nouveaux

Si les Vengeurs sont désormais admis des passionnés comme des non-passionnés, l’équipe des Gardiens de la Galaxie reste quant à elle méconnue du grand public, et ses limites de notoriété s’arrêtent au monde des comics-books. Marvel, qui espère bien garder le monopole du cœur du public dans les salles obscures face à menaçante Ligue des Justiciers de DC Comics et Warner Bros Pictures, s’impose donc ce nouveau défi : rendre en un seul et même film, contrairement aux Vengeurs, attrayants et puissants ses Gardiens. Cette équipe apparaît dans un premier temps sous l’impulsion du duo artistique Arnold Drake (scénariste) et Gene Colan (dessinateur) dans le comics Marvel Super-Heroes #18, paru chez Marvel Comics en janvier 1969. Il faudra attendre novembre 1976 pour les voir apparaitre enfin en version française dans Titans n°5. Ces personnages n’ont aucun rapport avec ceux exploités dans le film et pour cause, l’équipe, issue d’un futur alternatif et dirigée par le major Vance Astro, était alors composée de différentes races extraterrestres et se voulait de protéger l’univers. Elle était composée à l’époque de Major Victory, alias Vance Astro, le leader de l’équipe, Martinex T’naga, Charlie-27, Yondu Udonta, ce dernier étant le seul personnage sauvé dans l’intrigue de l’adaptation cinématographique de 2014.

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Mais tout l’enjeu des Gardiens, tout comme l’ensemble des communautés super-héroïques chez Marvel Comics, est le remaniement de ses membres de façon régulière. Ainsi, on a assisté, grâce à la plume de Dan Abnett et au crayon d’Andy Lanning, à une modification majeure des membres de l’équipe en 2008. Ce n’est plus dans une autre dimension que les deux scénaristes souhaitent faire évoluer nos personnages mais bien dans notre époque, toujours aux confins de la galaxie. Dirigée désormais par Peter Quill alias Star-Lord, la joyeuse bande connaît une popularité renaissante dès leur première apparition dans la série Guardians of the Galaxy #1, en mai 2008. La joyeuse bande est emmenée par Star-Lord suite à l’invasion de l’Empire Kree par le Phalanx. Ce récit se déroule dans le contexte de la grande guerre cosmique qui toucha l’ensemble de ses super-héros dans l’arc narratif Annihilation, où le super-vilain Annihilus, qui a déjà rencontré les Quatre Fantastiques et les Vengeurs par le passé, souhaite conquérir aux côtés du Titan Thanos, la galaxie, annihilant toute forme de vie extra-terrestre. Marvel Comics décide donc de redonner une nouvelle jeunesse à ses héros cosmiques en les confrontant à ce Mal et pour empêcher ce type de crise intergalactique de se reproduire. Star-Lord recrute ainsi Adam Warlock, Drax le Destructeur, Gamora, Phyla-Vell , Rocket Raccoon et Groot. Mantis, quant à elle, fait partie des réservistes. Les voici donc alliés de Nova, la structure policière galactique chargée de faire respecter l’ordre et la justice. Ils basent leur camp de base sur la station spatiale Knowhere pouvant, grâce à un ingénieux système de téléportation, leur faire traverser l’univers en un rien de temps. La nouvelle équipe telle qu’elle est narrée dans le film de James Gunn est là. Dans les comics, les Gardiens rencontreront, par la suite, de nombreuses personnalités de l’écurie Marvel dans différents cross-overs et événements (War of Kings, Thanos Imperative, Avengers Assemble, Marvel Now).

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Les Gardiens de la Galaxie ont eu droit à quelques rares intégrations sur le petit écran avant d’être adaptés par James Gunn. Ils apparaissent en effet au cours de la deuxième saison de la série d’animation produite par Marvel Animation, Avengers : L’Équipe des Super-Héros (Episode 6 « Les Gardiens de la Galaxie – Michel Corvak », saison 2).

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Si la réunion des Avengers au cinéma était plus que jouissive, qu’en est-il de celle de ces fameux Gardiens à la mythologie plus complexe que celle de tous les super-héros terriens réunis ? L’expérience est inédite et toute autre si l’on débarque dans la salle avec les schémas préconçus que nous avons pu dresser d’après les derniers films Marvel. Il n’en est rien. Le scénario est confié fin 2012 à James Gunn d’après une trame imaginée par Chris McCoy et Nicole Periman. Une fois de plus, Gunn prouve qu’il souhaite accoucher d’une vision personnelle et non pas influencée. Seul maître à bord, il n’omet pas non plus d’intégrer le plus harmonieusement qui soit l’univers cosmique des Gardiens dans le Marvel Cinematic Universe. Le défi est donc de taille ! Très naturellement ouvrir une nouvelle voie scénaristique dans cet univers foisonnant et prendre un parti nécessairement plus « fun » pour rendre charismatiques des personnages totalement méconnus du public ! C’est en cela que Gunn peut laisser aller ses fantasmes artistiques les plus barrés pour offrir au spectateur son lot de sourires tout au long du film. Un subtil mélange stratégique de genres qui peut tout à fait surprendre mais en rien altérer la bonne tenue des aventures des Gardiens, qui demeure avant tout épique, spectaculaire à une échelle géographique vertigineuse.

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Car là où le bât peut blesser, c’est bel et bien dans le cadre du film. Rien n’est plus incommodant pour qui ne sait pas en maitriser les tenants et les aboutissants que de faire vivre une aventure dans le cosmos de piètre qualité. L’espace est un décor qui a toujours été à la fois convoité par les cinéastes mais n’a jamais été l’évidence même du simple exercice cinématographique. Au moindre faux pas, tout peut devenir très sensiblement raté si l’échelle galactique est bâclée. Et qui s’y frotte doit s’engager dans une telle entreprise avec prudence et anticipation. Si des maîtres sont devenus les modèles pour tirer profit de l’imaginaire lié à l’espace au cinéma, James Gunn pourrait désormais leur faire une rude concurrence. George Lucas n’a qu’à bien se tenir !

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Outre le cadre et la liberté envisagée, quelle était l’avantage d’employer en guise de nouvelle licence des héros inter-galactiques ? Il va de soi que Les Gardiens de la Galaxie peut être considéré (pour la première fois peut-être) comme un nouveau film d’un nouveau genre, que l’on peut apprécier sans avoir forcément vu tous les autres volets cinématographiques des Phases I et II des Marvel Studios. En cela, Marvel assure son image de diversificateur d’histoires sur grand écran, démontrant une marge de manœuvre à nulle autre pareille. Alors, l’attente de ces nouvelles figurines valait-elle vraiment le coup ? La réponse est sans hésitation, oui !

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Dès les premières minutes qui introduisent le long-métrage, la familiarité que l’on appréhende chez Marvel n’est plus. Et c’est tant mieux. Si fou que cela puisse paraitre, le réalisateur réussit le tour de force de nous laisser pantois dès le départ par une scène ô combien mélo-dramatique. On pressent, dès les premières minutes qui voient l’intrigue se poser, un style bien trempé et assurément dirigé de main de maître. La « patte » Gunn prend et on se laisse tranquillement bercer par l’esthétique avant toute chose. Parfaitement administrée, l’intrigue, si tant est qu’elle dégage un relief particulier, joue de sa banalité pour servir l’évolution linéaire des personnages. On pourrait alors s’offusquer de se laisser berner par un « Marvel’s Avengers 1.1 »… Mais pas du tout. Ce qui confère au projet toute sa teneur singulière, c’est bien son univers très bien retranscrit du papier sur grand écran par le metteur en scène.

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Un nouvel univers chez Marvel

L’univers qui rend le film si savoureux, c’est d’abord et avant tout, ses personnages. Rien ne peut nous laisser penser un seul instant que l’équipe des Avengers est de retour sous un autre faciès. Il n’en est rien. James Gunn prend un réel plaisir à nous dévoiler des schémas psychologiques tout simplement convaincants et inédits. Chacun peut bénéficier de « son » moment et ceci n’est pas un défaut que de laisser une place après une autre à tous ces personnages. Car les interactions sont inévitablement présentes et d’autant plus fortes quand les tempéraments sont aussi bien ficelés. Un constat qui concerne premièrement les personnages principaux mais s’étend à tous les individus mis en avant dans l’histoire. Et qui dit interaction dit dialogues. Ils sont tous plus excitants les uns que les autres, nourrissent non seulement le récit et l’ambiance mais plus généralement l’univers dépeint par le cinéaste, qui creuse un créneau tout trouvé. Bien que les répliques fusent souvent, et fréquemment dans un brouhaha général, elles n’en sont pas moins jubilatoires ! Que dire, sans révéler quoique ce soit au spectateur, si ce n’est que le dialogue est sans nul doute un travail accompli et de manière assumée, pleinement stylisé pour faire transparaître une vision plus qu’une autre. Qu’ont-ils de vraiment irrésistibles ? Ils sont écrits avec un angle toujours surprenant, déroutant notre ressenti du genre épique, néanmoins squelette du scénario. La « drôlesse » et la dérision toujours finement appliquées à ceux-ci font de nos protagonistes non pas de simples individus servant une intrigue mais bien les vedettes de ce film ! Il y a fort à parier que nos Gardiens mettront plus d’une salle de cinéma en transe, et plus d’une fois. Les scènes sont très précisément montées dans ce sens. L’humour n’est jamais galvaudé et sert toujours de prétexte utile à rendre toujours plus rayonnante notre équipe de choc, que l’on pourrait savamment comparer à une « Agence Tout Risques » de l’espace, qui aurait suivi sa formation chez Battlestar Galactica. Fort à parier également que la notion même de super-héros est désormais révolutionnée après ce film. Les cinq personnages que nous allons vous présenter sont traités intégralement, et sans aucune retenue, comme de véritables anti-héros, pas simplement pour justifier une énième once de subtilité que l’on se doit d’affubler à un super-héros inconnu, mais vraiment pour les sublimer. Ces forts caractères deviennent en un rien de temps (deux bonnes heures) des stars du Marvel Cinematic Universe et peu de doute que beaucoup de leurs scènes truculentes vont devenir des moments tous plus cultes les uns que les autres.

Grâce au talent des Marvel Studios, les scènes d’actions, quant à elles, ne manquent pas à l’appel, rappelant qu’il s’agit avant tout d’un film de super-héros. Et dans une certaine démesure galactique, tout est vu de façon dantesque ! Les séquences de la première partie du film ou de la seconde sont aussi impressionnantes que le jeu des acteurs. Il suffit à James Gunn de nous faire apparaitre une nouvelle station spatiale, un nouveau vaisseau, une nouvelle planète, une nouvelle race extra-terrestre pour nous ébahir toujours plus. Et en pleine action, tous ces éléments redonnent un sens précurseur au genre science-fictionnel. Véritable atout du film, le genre est dompté et relu à la perfection, nous faisant même parfois oublier que d’autres visionnaires ont su créer chefs d’œuvres d’univers auparavant : Metropolis, de Fritz Lang, Rencontres du Troisième Type, de Steven Spielberg, Soleil Vert, de Richard Fleisher, la saga Star Wars, de George Lucas, Matrix des frères Wachowski, Dune de David Lynch, Stargate, de Roland Emmerich, la saga Star Trek, Alphaville, une Etrange Aventure de Lemmy Caution, de Jean-Luc GodardMarvel et ses Gardiens de la Galaxie redonnent vie au genre et d’une façon la plus improbable et la plus délectable. Toute une mythologie est décrite, notamment d’un point de vue martial et politique avec l’intervention de l’autorité policière dénommée Nova, qui régule le maintien de l’ordre dans la Galaxie et à l’instar des Nations Unies ou du S. H. I. E. L. D. sur Terre (qui soutiennent les Vengeurs) pour garantir sécurité et paix sur toutes les planètes qu’elle couvre.

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Ce n’est pas tout concernant l’action du film. L’acte final justifie à lui seul le visionnage des (Les) Gardiens de la Galaxie, sans doute l’un des plus beaux et convaincants films du Marvel Cinematic Universe, qui pourrait très aisément faire de l’ombre à un Captain America : Le Soldat de l’Hiver. Alors, ce film est-il un Marvel’s Avengers repris à la sauce Gunn dans l’espace ? Non, et non, toujours pas. Il relève certes d’attraits communs avec la super-production de Joss Whedon, à savoir des dialogues finement ciselés, des personnages charismatiques et une histoire bien tenue. Mais il tire l’avantage vers lui car il dépasse les frontières de cet entendement. Il va bien plus loin que ça.

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Sa grande force réside, on l’a mentionné plus haut, dans ses personnages, qui nous transforment un simple space opera en une évasion super-héroïque au fin fond de la Galaxie des plus délirantes ! Difficile de déterminer spontanément notre préférence pour telle ou telle figure de l’équipe principale tant ils sont tous plus aboutis dans leurs attitudes et leur cohérence au scénario.

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Star-Lord

On retrouvera donc dans cette adaptation du comics éponyme le meneur de jeu, le jeune Peter Quill, qui aime à se faire surnommer au travers de la galaxie, Star-Lord, entretenant très égocentriquement sa renommée de petit délinquant dans une vie de vagabond, avide de deux plaisirs majeurs : les filles et la liberté. Voleur dans l’âme, il parcourt des chemins chaotiques de jour en jour pour trouver la perle rare, dont il pourra tirer profit à la revente. C’est l’acteur Chris Pratt qui incarne avec brio ce rôle principal, lui conférant toute sa complexité évolutive d’un séducteur, d’un guide inavoué, d’un rebelle et d’un esprit bohême toujours nostalgique d’une époque, celle des années 70, qu’il retrouve sans cesse grâce à la seule relique qu’il lui reste de sa chère Terre, un walkman, dans lequel les artistes Blue Welde, Norman Greenbaum, The Runaways, Marvin Gaye ou encore les Jackson Five résonnent comme une religion de vie. L’un des parti pris du film est sans doute ce côté rétro très bien mis en jeu à chaque moment, qu’il soit de l’ordre de la mise en scène, des dialogues ou de la musique.

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Gamora

La figurine féminine envoûtante de l’équipe des Gardiens est Gamora, interprétée non sans vigueur par Zoé Saldana. Sans révéler trop d’informations sur ce personnage brillamment adapté, l’actrice livre un jeu tout en subtilité et en beauté tout au long du film, et tient très naturellement le dessus sur ses compères masculins.

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Drax

Troisième membre de cette équipe barrée : Drax dit le Destructeur, que le champion de catch, Dave Bautista, incarne de la tête aux pieds, et c’est peu dire. Là encore, la vision sommaire du personnage pourrait nous faire penser à une brute épaisse à la Hulk, apportant confort et relief aux scènes d’actions. Que nenni, il s’agit là  de marquer les esprits avec ce personnage tout en finesse d’esprit. Ce personnage arrive comme ses confrères avec son lot de bagages et amène au récit une saveur particulière. Son personnage est une réussite totale, non seulement grâce à la prestation plus que convaincante du sportif mais aussi à son évolution dans l’intrigue et sa représentation extérieure bluffante.

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Rocket Raccoon et Groot

Mais c’est tout naturellement que l’on peut dire que les deux personnages les plus démentiels de l’équipe sont Rocket Raccoon et Groot. Le premier, créé virtuellement en images de synthèse, est doublé dans sa version originale par l’acteur Bradley Cooper. Là encore, l’apparence est fortement trompeuse. A la simple vue, ce personnage, apparu pour la première fois dans Marvel Preview #7 en 1976, est une peluche attachante, ni plus ni moins. James Gunn a choisi de le rendre non seulement super-guerrier comme dans les comics mais aussi et surtout on ne peut plus colérique et remonté contre toute forme d’interventions extérieures et à tout moment. Une rage violente et permanente incarnée à la perfection par Bradley Cooper. Ce raton-laveur invétéré nourrit une passion débordante pour l’injure, le vol, la violence gratuite… Son humanisme est, par ailleurs, l’un de ses atouts qui l’aidera à jouer le jeu de la super-équipe. Sa réalisation graphique est magnifique. C’est sans doute l’un des personnages les plus réussis du film. Son fidèle ami, Groot, joué par Vin Diesel (voix et en capture motion), est un être végétal doté d’excroissances pouvant s’apparenter à des membres humains. Ses super-pouvoirs, que nous ne révélerons pas, son empathie, sa douceur et sa sagesse sont autant d’éléments participant à sa magnificence. Son rayonnement poétique et ses forces de conviction qui se dégagent naturellement tout au long du film font du personnage un véritable enchantement aussi « disneyien » que « marvellien ». Son apparence et son tempérament complexes offrent une émotion toute particulière au long-métrage. Il va sans dire que lui aussi est un des personnages qui a certes du passer par un processus créatif intense mais devient un « must » de prédilection parmi tous les personnages charismatiques du Marvel Cinematic Universe. Son évolution et son destin durant l’intrigue sont attendrissants. Coup de cœur !

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Que serait cette drôle d’équipe de bienfaiteurs sans les super-vilains qui leur sont opposés ? En premier lieu, on trouve Ronan l’Accusateur, figure emblématique créée à l’origine par Stan Lee et Jack Kirby, apparue pour la première fois dans Fantastic Four #65, en août 1967. Reprenant le postulat scénaristique de départ de la réintégration des Gardiens de la Galaxie dans les comics, James Gunn se sert du rôle authentique du personnage, l’accusateur principal de l’Empire Kree. Au service du Titan Thanos, joué pour la première fois par Josh Brolin, il compte bien arriver à ses fins. Là aussi, il nous est impossible d’en révéler davantage. Sachez que ce super-vilain est joué par Lee Pace dans le film, qui apporte une toute autre dimension à ce type de rôle après Loki (Thor, Marvel’s Avengers, Thor : Le Monde des Ténèbres) ou Malekith le Maudit (Thor : Le Monde des Ténèbres) en lui redonnant ses lettres de noblesse. Vient à ses côtés l’équivoque maléfique de Gamora, Nébula, interprétée par Karen Gillan, là-aussi grosse réussite visuelle et scénaristique.

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Glenn Close

De l’autre côté, s’amusant visiblement à l’incarner, on trouve la grande Glenn Close (Les 101 Dalmatiens) qui campe une version plus flegmatique et féminine de Nick Fury, Nova Prime, figurine politico-militaire à la tête d’une méga-structure policière, le N. O. V. A. Corps. Elle joue donc ce rôle de leader des différents groupes régissant les règles diplomatiques du maintien de la paix et de la sécurité dans la galaxie. C’est avec beaucoup de prestance que l’actrice mène ce rôle à bout. A ses côtés, l’un des « Centurions » de la Cité de Xandar, Rhomann Dey, joué à la perfection par le talentueux John C. Reilly, qui dirige une partie de la milice et de l’armée galactique, évidemment maîtresse des airs.

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Youndu Udonta, l’un des fondateurs de l’équipe des Gardiens dans les comics, est ici revu par James Gunn. C’est Michael Rooker qui incarne cet extra-terrestre de manière impeccable. L’une des autres guest stars du film, à notre goût pas assez valorisée dans le scénario, est sans conteste Benicio Del Toro, qui prend les traits du super-vilain Taneleer Tivan dit Le Collectionneur. Ce personnage est apparu pour la première fois dans le comic-books Avengers #28 en 1966. L’un de ces Doyens de l’Univers ne se consacre qu’à une seule activité : amasser et recenser dans son laboratoire secret le plus de collections d’êtres vivants, d’objets en tout genre, de précieuses reliques, d’armements, de vaisseaux. Benicio Del Toro amène une interprétation très dandy et mystérieuse à ce personnage que nous sommes quasiment assurés de revoir dans de prochains longs métrages des Marvel Studios. Là aussi, si l’on regrette encore une fois son manque d’apparition, sa prestation est plus que soignée, conférant à l’ensemble de la mythologie dressée une singularité folklorique intéressante. Soulignons le travail sublime effectué sur les costumes et les maquillages par Elizabeth Yianni-Georgiou, d’autant plus significatifs chez les rôles, véritables œuvres d’art vivantes.

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C’est indéniablement un choix très judicieux de casting et une réflexion approfondie sur les personnages bien définis et adaptés au cinéma qui conduisent à une telle réussite. Si le scénario, on l’a dit, est correct sans être exceptionnel, c’est son utilisation dans une esthétique novatrice et les dialogues qui lui sont greffés, qui confortent ce succès assuré. Le long-métrage s’éloigne dès lors du style habituel revendiqué par les films de super-héros, en particulier par ses prédécesseurs. Aucune ambiance qui pourrait s’apparenter à une forme sociale terrienne ni asgardienne. Une ambiance unique est développée dans ce film, prouvant l’inaltérable et infinie ressource des studios de Kevin Feige. Au-delà de cet aspect unique, doublé d’une épopée galactique enivrante, s’ajoute l’émotion omniprésente. L’humour, il est vrai, est un gage de succès mais peut vite se révéler lourd. Ici, c’est en toute habileté qu’il accompagne notre récit qui devient très vite un incontestable bazar organisé, amenant hilarité générale le plus souvent, jamais sans freiner l’action ni l’allure héroïque de nos personnages. Et c’est excitant d’un bout à l’autre du film. La beauté dramatique est tout aussi tangible avec des moments de pure grâce où le dialogue laisse place à l’enchantement. La tension, qu’elle soit le fruit d’une tristesse ou d’un égaiement, est toujours bien sentie par le réalisateur, qui ne manque pas de bien doser ces passages, offrant le caractère magistral au blockbuster.

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Aucun bémol majeur n’est à pointer du doigt dans cet enchaînement de beauté scénique. Et tout ceci prend une envolée des plus lyriques avec l’utilisation très sensée d’une musique mêlant style rétro des années 70 et morceaux instrumentaux prodigieux. Composée par Tyler Bates, elle nous fait voyager et nous émeut littéralement. Le thème principal qui en découle, dédié aux Gardiens, n’est certes pas sans rappeler la très intelligente mélodie des Avengers, imaginée par Alan Silvestri en 2012. L’envergure cosmique se lie à la hauteur super-héroïque des personnages dans ce nouveau thème, décliné de mille et une façons dans le film, optant pour de la majesté aux moments les plus opportuns et nous immergeant dans une intimité filmée de la manière la plus passionnée. Celle-ci laisse place à la fameuse bande-originale alternative composée de multiples tubes des années 70, censés être tous présents dans le walkman de Star-Lord, qui nous accompagnent ainsi chaque scène durant avec justesse. Cette trouvaille est jubilatoire à chaque fois que cette bande son « bis » se déclenche dans le film, à des scènes de tout genre. C’est véritablement une recette magique à souhait de la parfaite maitrise de l’agrément musical. Et l’on se plait à danser sur notre fauteuil en mode « old-school » comme « Hooked on a Feeling » de Blue Swede, repassé à la mode du jour ou le monument « Cherry Bomb » de The Runaways.

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Si assurément la musique, le casting, la direction artistique et les dialogues participent à ce refaçonnage complet du genre science-fictionnel et de notre vision conceptuelle du super-héros, James Gunn réalise de main de maître sa première (et on espère, pas la dernière) entrée dans le Marvel Cinematic Universe. Rien de plus qu’une entrée en matière d’un projet totalement dépendant du reste ? Non, le réalisateur parvient non seulement à déployer l’univers Marvel sur grand écran de façon étonnante et phénoménale, mais imbrique très sereinement son intrigue dans une vue d’ensemble bien plus ambitieuse, laissant présager l’un des plus beaux spectacles jamais réalisés dans l’histoire du cinéma dans les prochaines années, à l’issue de la Phase III du MCU.

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L’équilibre presque infaillible entre le genre comique, l’action (et Groot) et l’émotion nous dirigent vers une strate forcément jamais atteinte auparavant par les Studios Marvel qui franchissent avec Les Gardiens de la Galaxie, une étape redoutée par certains, à commencer probablement par eux-mêmes, avec une formidable énergie nouvelle. James Gunn, passionné, érudit dans sa manière de travailler, tourne là l’un des plus beaux volets des Studios Marvel, propose une photographie superbement réfléchie grâce à son collaborateur Ben Davis, fait vibrer et émeut dans un univers résolument cosmique et captivant. Si l’aventure des Gardiens n’est, selon nous, pas prête de s’arrêter là, celle des Avengers, pour leur troisième volet, aurait tout à gagner à se rafraichir littéralement avec une vision aussi novatrice que celle amenée par James Gunn, véritable faiseur de bien, capable de nous émerveiller devant un raton-laveur qui parle sur un arbre doué de conscience. Tu l’as fait, James ! Chapeau bas. Courez le jour de la sortie des (Les) Gardiens de la Galaxie au cinéma et découvrez comment les Marvel Studios démontrent leur capacité à encore et toujours innover sans se ringardiser. Pour une première licence introduite avec classe toute en originalité et synergie, tout est désormais possible pour les prochaines années, qui nous réservent officiellement Ant-Man, certainement Docteur Strange et qui sait, on peut désormais fantasmer l’inimaginable. Ce qui est certain, c’est que nos Gardiens compteront plus que jamais dans la balance. A les unir aux Avengers, il n’y a qu’un pas…

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La Synopsis de Les Gardiens de la Galaxie

Synopsis : Film d’aventure épique et rempli d’action se déroulant dans l’espace, Les Gardiens de la Galaxie va étendre l’univers développé par Marvel dans le cosmos. L’aventurier Peter Quill devient la cible d’une chasse à l’homme intense, après avoir volé une sphère mystérieuse convoitée par Ronan, un méchant puissant dont les ambitions menacent l’univers tout entier. Pour échapper à Ronan, Quill accepte une trêve avec quatre personnages marginaux : Rocket, un raton-laveur adepte des gros flingues, Groot, un arbre humanoïde, Gamora, une combattante énigmatique et fatale et enfin Drax le Destructeur, qui a soif de vengeance. Quand Peter découvre le véritable pouvoir de la sphère, et à quel point elle peut être une menace pour le cosmos, il doit tout faire pour réunir ses mercenaires rivaux et hétéroclites pour faire barrage. Le sort de la galaxie pèsera dans la balance, lors de cette ultime mission désespérée.

Les Gardiens de la Galaxie (titre original : Guardians of the Galaxy) – Long-métrage live-action 2D – Réalisation : James Gunn – Production : Marvel Studios – Sortie américaine : 01 août 2014 – Sortie française : 13 août 2014 sortira en France – Scénario : James Gunn, Chris McCoy et Nicole Periman – Distribution : Chris Pratt (Peter Quill/Star-Lord), Zoe Saldana (Gamora), David Bautista (Drax le Destructeur), Lee Pace (Ronan l’Accusateur), Vin Diesel (Groot), Bradley Cooper (voix Rocket Raccoon), Michael Rooker (Yondu), Karen Gillan (Nebula), Djimon Hounsou (Korath), Benicio del Toro (Le Collectionneur), John C. Reilly (Rhomann Dey), Glenn Close (Nova Prime) et Ophelia Lovibond (Carina).

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