Aladdin

  • Production : Walt Disney Animation Studios
  • Titre original :  Aladdin
  • Titre français : Aladdin
  • Sortie française : 24 Novembre 1993
  • Sortie américaine : 11 Novembre 1992
  • Durée : 87 Minutes
  • Réalisateur : John Musker, Ron Clements
  • Scénario : John Musker, Terry Rossio, Ted Elliott, Ron Clements

Notre critique d’Aladdin

Aladdin texte

Au cœur de la ville d’Agrabah se dresse un majestueux palais. Alors que la princesse Jasmine rêve de s’en échapper, Aladdin, un jeune vagabond, rêve d’y vivre. Mais par une rencontre inopinée, Aladdin se retrouve, dans le palais, en prince et va devoir délivrer la citée du vizir Jafar, qui complote afin d’obtenir le trône du Sultan.

L’histoire

Aladdin est un jeune orphelin qui vit avec son fidèle ami Abu (un petit singe malicieux) dans les combles d’une bâtisse désaffectée au sein de la cité d’Arabie, Agrabah. Pour se nourrir, il est obligé de voler de la nourriture aux marchands des souks. il fuit les gardes déterminés à le jeter aux cachots. Mais par un beau matin, il tombe éperdument amoureux d’une jeune fille perdue au marché. Elle rencontre des déboires pour avoir donner une pomme à un enfant pauvre sans l’avoir payée. Volant à son secours, Aladdin est loin de savoir qu’il ne s’agit ni plus ni moins que de la princesse Jasmine, ainsi enfuie du palais. Là sauvant de ses déboires, il est malheureusement arrêté, puis jeté en prison.

Il rencontre, ensuite, un vieillard également enfermé (n’étant autre que l’horrible Jafar déguisé), lui offrant le moyen de conquérir l’élue de son cœur en échange de son aide afin de trouver une vieille lampe à huile cachée au fin fond de la Caverne aux Merveilles. Cette dernière regorgeant de trésors de tous horizons, Aladdin, pourtant averti par le gardien (une énorme tête de tigre en sable dont la gueule est l’entrée de la grotte) ne peut empêcher son fidèle singe de dérober un rubis de plusieurs centaines de carats et de subir la punition ultime d’être enfermé à tout jamais dans la caverne.

Après avoir fait la connaissance d’un Tapis volant, le jeune homme découvre alors qu’il ne s’agit pas de n’importe quelle lampe. Celle-ci renferme un Génie aussi énergique que démonstratif et plein d’humour. Après l’avoir aidé (à son insu) à s’échapper de la caverne ensevelie, Aladdin utilise un de ses 3 vœux pour devenir prince et conquérir le cœur de la belle Jasmine, qui doit, selon la loi, se marier avant son prochain anniversaire.

Cependant, l’arrivée triomphale du jeune prince Ali Ababwa n’étant pas du goût du grand vizir, il se charge de s’en débarrasser, au terme d’une balade romantique (et hautement musicale) avec la princesse à bord du Tapis volant.

Aladdin - Sultan Jafar

Alors que Jafar (accompagné de son perroquet caractériel Iago) s’empare de la lampe magique et des pouvoirs du Génie pour devenir à la fois sultan et sorcier maléfique, le combat avec Aladdin va se solder par l’échec de cet imposteur, qui,  par une ruse du jeune homme, se retrouve enfermé dans une lampe à son tour.

Aladdin

Aladdin

Étant donné que le film porte le nom de ce personnage, il est évident qu’Aladdin est le principal protagoniste. Présenté comme un vagabond, un voleur, et fuyant la justice, son image au premier abord n’est pas très positive. Mais c’est au bout de quelques minutes qu’on se rend compte de l’attachement que le spectateur peut avoir face à cette « détresse » : certes il est débrouillard et généreux avec ceux qui sont comme lui dans le besoin, ce qui sous entend le mot détresse entre guillemets.

Il vit avec son compagnon et ami Abu, un singe (un sapajou pour être précis) très malicieux. C’est un cœur pur, un « diamant d’innocence », prêt à tout pour séduire sa belle et combattre l’injustice. Mais contrairement à Jasmine, Aladdin rêve de grandeur et de richesse : vivre dans un palais pour échapper à sa triste réalité et gagner sa liberté. Notez toutefois que l’orthographe de ce prénom s’écrit avec deux « d » en anglais, contrairement au français n’en mettant qu’un. Ainsi, pour des raisons de facilité, de simplicité et d’esthétisme, l’orthographe restera inchangée outre-atlantique.

Le personnage d’Aladdin a été supervisé par l’animateur Glen Keane, à qui ont doit également l’animation des personnages comme la Bête, Ariel, Tarzan ou encore Raiponce. Afin de rendre son apparence séduisante, ses traits ont été inspirés des acteurs Michael J. Fox (Marty McFly dans la trilogie Retour vers le futur), Tom Cruise (l’acteur de Mission : Impossible, Oblivion et tant d’autres films) ainsi que le rappeur MC Hammer (chanteur de hip-hop) pour la gestuelle et la démarche en sarouel (pantalon typique).

Coté voix, c’est Scott Weinger (pour la version originale) qui l’offre au personnage. Cet acteur a d’ailleurs tourné dans plusieurs films et séries comme La Fête à la maison. Toutefois, pour les chansons, c’est Brad Kane qui prête sa voix. Cet acteur-compositeur a également joué dans plusieurs séries TV et doublé des personnages animés.

Enfin, pour la version française, c’est Paolo Domingo qui double la voix d’Aladdin, mais également dans les chansons. A la fois comédien et chanteur, Paolo  a joué dans des pièces de théâtre jusqu’en 2010 puis il met en scène une pièce en 2016. Il a doublé également beaucoup de films et de films d’animation tels que L’Apprenti sorcier, Le Monde de Narnia (le personnage de Peter), mais également des séries télévisées comme Game of Thrones avec le personnage de Loras Tyrell ainsi que dans des jeux vidéo.

Autres personnages

Jasmine

Le second personnage le plus emblématique de ce film est incontestablement la princesse Jasmine. Vivant dans un palais avec son père le Sultan, elle n’est jamais sortie de l’enceinte de l’édifice et n’a pour seul ami que son tigre, Raja. Bien plus qu’un ami, un confident : il peut ainsi décider si un prétendant à la princesse est digne d’elle ou non. Et dans le cas échéant, le tigre se veut très … imaginatif.

Cherchant elle aussi la liberté, elle s’enfuit du palais et rencontre Aladdin sur le marché. Le pensant mort après sa capture, elle a la chance de le retrouver en prince venant officiellement demander sa main en grandes pompes, et combattre la traîtrise de l’odieux Jafar. Mais découvrant la vérité sur son véritable statut social, s’ajoutant à la loi la contraignant à n’épouser qu’un véritable prince, ils cherchent une solution à cet amour défendu.

Le personnage de Jasmine est inspiré de Jennifer Connelly, une actrice américaine ayant joué dans pas moins de 42 films en 34 ans de carrière. Dans sa version française, c’est Magali Barney (également la voix officielle d’Alyssa Milano) et Karine Costa pour les chansons. Karine a beaucoup participé aux chansons des films Disney (on l’a retrouve dans Pocahontas (et sa suite), Bambi 2, Le Sortilège de Cendrillon , Clochette et la Pierre de lune et naturellement dans les différentes suites d’Aladdin).

Le Génie

Génie - Aladdin

Pour la première fois dans un film Disney, on retrouve un personnage incontestablement charismatique et énergique : le Génie. Sans nul doute, il rythme l’histoire d’une manière époustouflante et drôle. Le Génie, entièrement bleu, utilise ainsi la magie pour se métamorphoser et transformer son entourage dans un monde surréaliste. Il adore dire et faire des blagues, jouer sur les mots et ridiculiser les méchants. Il peut remplacer ses jambes et ses pieds par un nuage bleu, et contredire les lois de la gravité.

Le Génie est lié à la lampe, et vit emprisonné depuis des millénaires dans la Caverne aux Merveilles, une grotte cachée sous le sable du désert, protégée par un gardien à la tête d’un tigre de sable, dont la clé n’est autre qu’un scarabée d’or enchanté. Comme le veut la légende, il accorde 3 vœux à la personne qui le libère. Aladdin, compatissant, promet d’utiliser son dernier vœu pour le libérer de ses chaines, mais va-t-il tenir parole ?

Robin William - Génie - Aladdin

Robin William prête sa voix au Génie

Ce personnage a pris vie sous le crayon de l’animateur Eric Goldberg, sous l’influence du caricaturiste Al Hirschfeld. Dans sa version originale, c’est l’acteur Robin Williams qui a prêté sa voix, une grande première pour Disney de choisir un acteur célèbre pour incarner un personnage. Grâce à ses talents d’improvisateur, Robin a enregistré plus de 16 heures de gags (pour un film d’une heure trente), permettant aux animateurs d’apporter des modifications visuelles en ajoutant encore plus de présence au Génie dans le film.

Pour la petite histoire, Robin Williams a accepté de ne toucher qu’un maigre cachet pour ce travail en échange d’une restriction d’utilisation de l’image du Génie (et donc de sa voix) à la fois pour le merchandising, affiche et bande-annonces. Sachant que ces règles n’ont pas été respectées, Robin Williams entra en conflit avec la Walt Disney Company. Toutefois, après des excuses publiques, Robin Williams revint pour doubler son personnage dans le dernier opus d’Aladdin et le Roi des Voleurs, pour le plus grand bonheur des fans.

Enfin, dans la version française, c’est Richard Darbois qui double le Génie. Ce spécialiste du doublage a également interprété Buzz l’éclair (de Toy Story) ou Teague Sparrow (le père de Jack Sparrow dans Pirate des Caraïbes–Jusqu’au Bout du Monde). C’est également la voix officielle  d’Harrison Ford.

Jafar

Jafar - Aladdin

Le personnage de Jafar est inspiré de Maléfique, la méchante sorcière de La Belle au Bois Dormant. On retrouve plusieurs points communs tel que l’animal de compagnie (le perroquet Iago pour Jafar et le corbeau pour Maléfique). A cela s’ajoute la grande canne magique, et l’association à un animal fétiche (le serpent pour Jafar et le dragon pour la sorcière) dans lequel ils prennent forme. Enfin, ils pratiquent tous deux la magie, de préférence malfaisante.

Le Tapis

Tapis magique Aladdin

Contrairement aux autres personnages du film, le Tapis magique est un personnage muet. Il est également le seul à avoir été réalisé entièrement en animation de synthèse. Étant d’une grande complexité et de détails, et avec l’arrivée des nouvelles technologies numériques, il s’intègre parfaitement au film. De plus, ces nouvelles techniques ont permis de réaliser l’intégralité de la scène de la caverne en image de synthèse. Celle-ci est dans le même style que la scène du bal de La Belle et la Bête en 1992.

Musique

Les chansons du film Aladdin font parti des plus grands succès de Disney. Elles ont été travaillées depuis 1988 par Howard Ashman en  même temps que les titres de La Petite Sirène. En outre, Howard a également écrit les musiques des films de La Belle et la Bête et Oliver et Compagnie. Il a co-écrit six chansons pour le film dont Nuit d’Arabie, Ton meilleur ami ou Prince Ali. Malheureusement, alors qu’il décéda en 1991, Tim Rice repris la succession en co-écrivant Je vole ou Ce rêve bleu (le plus gros succès).

Aladdin-prince-ali

Pour autant, dans la version originale de Nuit d’Arabie, une partie des paroles ont été censurées par l’ADC (le Comité anti-Discrimination Américain-Arabe) et remplacées. Ainsi :

 » Where they’ll cut off your ear, if they don’t like your face, It’s barbaric, but, hey, it’s home. « 

qui se traduit par:

 » Là où ils te coupent les oreilles, s’ils n’aiment pas ton visage, C’est barbare, mais, eh, c’est chez moi. « 

pour devenir la version suivante:

 » Where it’s flat and immense and the heat is intense, It’s barbaric, but, hey, it’s home. « 

soit en français:

 » Là où c’est plat et immense et où la chaleur est intense, C’est barbare, mais, eh, c’est chez moi. « 

Pourtant, la version française n’a pas souffert de ce problème :

 » Moi je viens d’un pays de désert infini, Où les caravanes rêvent et flânent,  Où, pendant ton sommeil,  Les serpents t’ensorcellent !,  C’est bizarre ça ? Mais, eh, c’est chez moi ! « 

Contrairement à la version québécoise où les paroles furent modifiées lors de la sortie du DVD:

 » On vous coupe les oreilles si votre air nous r’vient pas,  C’est barbare mais on se sent chez soi! « 

Aladdin et Jasmine sur Tapis

En résumé, on retrouve dans Aladdin les titres suivants:

  • Nuits d’Arabie (Arabian Nights), interprété par le narrateur
  • Je vole (One Jump Ahead), par Aladdin
  • Je suis ton meilleur ami (Friend Like Me), chanté par le Génie
  • Prince Ali, interprété par le Génie
  • Ce rêve bleu (A Whole New World), par Aladdin et Jasmine
  • Prince Ali, une reprise de Jafar

Secrets de tournage

Sébastien - Génie - Aladdin

Sébastien qui a bien fini finir en bisque de homard

Pour les grands férus des détails cachés, on retrouve un grand nombre de références dans ce chef d’œuvre. Certaines étant plus faciles à trouver que d’autres. Vous pourrez retrouver la Bête (de La Belle et la Bête) dans la série de figurines qu’empile le Sultan.

Le Génie, quand à lui, possède une large gamme de transformations. De la tête de Pinocchio, en passant par les apparences d’Arnold Schwarzenegger, Peter Lorre, Señor Wences, Ed Sullivan, Groucho Marx, Robert De Niro, Woody Allen, Carol Channing, Arsenio Hall, Rodney Dangerfield, Jack Nicholson et William F. Buckley Junior. De plus, il sort le crabe Sébastien de La Petite Sirène d’un livre de cuisine. C’est alors que les premières notes de Sous l’océan retentissent. Pour les accessoires, le Génie sort une casquette de Dingo (Vendue durant des années au Walt Disney World Resort). De même pour la chemise hawaïenne qu’il porte ainsi que les tampons des parcs Disney se trouvant sur sa valise. Pour conclure, la formule magique qu’il utilise pour transformer Abu en éléphant est « Esalalumbo, shimin Dumbo!« , en référence au célèbre film de 1947.

Figurines Aladdin

Enfin, d’autres références cachées sont visibles uniquement par des fans avertis. Ainsi, dans la foule, Aladdin bouscule deux hommes qui sont les caricatures de John Musker et Ron Clements, les réalisateurs. Et en dernier lieu, le nom de Razoul (le capitaine de la garde royale du Sultan) provient du superviseur Rasoul Azadani.

Récompenses

Avec un total de 3 prix et 5 nominations, le film Aladdin a offert de nouvelles récompenses aux studios Disney. Ainsi, pour la 65ème cérémonie des Oscars en 1993, Aladdin reçut le trophée de la Meilleure Chanson (pour Tim Rice et Alan Menken avec Ce rêve bleu) et celui de la Meilleure musique (pour Alan Menken). On note 2 nominations supplémentaires dans les catégories Meilleur son et Meilleur montage sonore.

Lors des 50èmeGolden Globes de 1993, ce film reçut le trophée dans la catégorie Meilleure musique. Il en suivit une nomination dans la catégorie Meilleure comédie ou Comédie musicale.

Enfin, pour la 47ème édition des BAFTA Awards / Orange British Academy Film Awards de 1994, Aladdin ne reçoit aucune récompense. Cependant, il fut nominé à 2 reprises dans les catégories Meilleure musique et Meilleurs effets visuels.

Un succès qui connut plusieurs suites

En conclusion, Aladdin connut plusieurs suites après le succès du premier chef d’œuvre. En 1994, un nouveau film d’animation a été réalisé avec Le Retour de Jafar. Ensuite Aladdin et le Roi des voleurs clôture la saga en 1996. Enfin, une série télévisée est diffusée entre 1994 et 1996 contenant 3 saisons soit 65 épisodes de 26 minutes. Accompagnés de nombreux produits dérivés, jeux vidéo, et attractions dans les Parcs Disney du monde entier, l’attachement et le succès de cette saga ne sont plus à démontrer.

Génie - Aladdin

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Aladdin
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