Frankenweenie

  • Production : Walt Disney Pictures
  • Titre original :  Frankenweenie
  • Titre français : Frankenweenie
  • Sortie française : 31 Octobre 2012
  • Sortie américaine : 5 Octobre 2012
  • Durée : 83 minutes
  • Réalisateur : Tim Burton
  • Scénario : John August, Tim Burton

L’histoire du site

Après la mort soudaine de Sparky, son chien adoré, le jeune Victor fait appel au pouvoir de la science afin de ramener à la vie celui qui était aussi son meilleur ami.
Victor va tenter de cacher la créature qu’il a fabriqué, mais lorsque Sparky s’échappe, ses copains de classe, ses professeurs et la ville tout entière vont apprendre que vouloir mettre la vie en laisse peut avoir quelques monstrueuses conséquences…

Tim Burton est désormais et, plus que jamais, reconnu dans l’univers du Cinéma d’Animation et Frankenweenie le prouve une fois de plus.

Pour ma part, ce film a été une surprise totale, m’attendant à un univers très visuel et facétieusement macabre comme The Nightmare Before Christmas ou encore Les Noces Funèbres. Si on s’attend au même registre que ces derniers avec les couleurs noires et blanches, on se trompe et finalement on assiste à un véritable univers haut en couleurs !

En tout cas c’est ce que l’ambiance de la salle de cinéma m’a fait ressentir car tout n’était qu’exclamations et rires pendant le film autant dire que les spectateurs étaient impliqués voire transportés. Je ne pouvais que partager ce sentiment tant l’ambiance du film rendait complice les spectateurs. Certes, je ne fais référence qu’à une salle de cinéma parmi tant d’autres mais je suis assez surprise que les spectateurs aient pu autant s’attacher à un film comme cela. Un spectateur pas forcément fan de Tim Burton restera bien en dehors de tout processus d’identifications au personnage et pour cause, la plupart voit les films de Tim Burton comme des univers où on ne peut s’impliquer personnellement car trop différents de nous. Et pourtant…

Le film n’était que plus délicieux si on savait déceler les moindres références, riches et nombreuses que comporte Frankenweenie. Et nous avons pu voyager,  du mythique Frankenstein, en passant par The Nightmare Before Christmas en allant vers Godzilla ou alors la Mouche de David Kronenberg. Et ce ne sont que des références parmi tant d’autres qui font de ce film un excellent divertissement tout en nous faisant sortir de la salle avec des idées quelques peu philosophiques.

Une ré-adaptation parfaite par Tim Burton

Notons qu’il s’agit d’une ré-adaptation de son court-métrage du même nom réalisé en 1984. S’il n’y a eu aucune surprise (mise à part la création de nouveaux monstres originaux), l’utilisation du stop-motion donne un tout autre rendu, et beaucoup plus efficace. Il en est ainsi de même pour la 3D et pour le noir et blanc. En effet, les moyens et les directives de Disney faisaient pression à l’époque alors qu’aujourd’hui, il jouit d’une extrême liberté. Tout cela implique donc un côté artistique de la part du réalisateur, mais surtout un côté très personnel. Personnel, car, bien que le film soit fantastique, il possède une grande part de vérité. N’avez vous jamais ressenti la même chose que Victor lors de la mort de votre meilleur compagnon ? En vérité, l’excentrique réalisateur vécut, dans sa jeunesse, la même histoire, sans compter sa grande passion pour les expériences scientifiques. Les personnages sont eux aussi adaptés de ses souvenirs d’enfant (le professeur effrayant à l’image de son acteur favori Vincent Price, l’étrange jeune fille et son chat).

J’ai été vite captivée par le côté très attachant des personnages, attendrie par Sparky et hilare devant Mr Moustache, un véritable chat de salon qui vous fera bien rire tout au long du film. Chaque personnage apporte de son mystère et les comiques de situation sont omniprésents, ajoutant de la couleur à ce film unique en son genre. Pourquoi unique ? J’ai rarement vu un film d’animation aussi riche et pourtant si épuré. Si on peut avoir l’habitude d’observer des univers très riches visuellement comme le veut Tim Burton dans ses films, Frankenweenie rivalise de simplicité et reste attaché à l’essentiel avec des décors sobres qui rappelleront étrangement Edward aux Mains d’Argent.

Côté sonore, on ne sort pas trop des sombres et mystérieux sentiers battus par le génie Burtonnien et nous entendons une fois de plus le talent de Danny Elfman qui signe une Bande Originale agréable et idéale pour le film. Simple et efficace, de quoi vous transporter tout en sentant agréablement le « petit truc » en plus qui fait que nous savons tout de suite que c’est une bande originale Burtonnienne.

Petit extrait vidéo du film :

Une action bien menée et surprenante, des trouvailles délicieuses en matière de scénario, des répliques sarcastiques et humoristiques font de Frankenweenie un très bon Burton. J’ai été touchée et j’apprécie enfin de pouvoir me détacher un peu de Disney trop souvent tyran lorsqu’il s’agit de Tim Burton. Nous en avons l’amer souvenir avec Alice aux Pays des Merveilles. Cela fait d’ailleurs plaisir de voir tout le talent du réalisateur s’exprimer de manière si libre à tel point que nous oublions presque que nous sommes en train de regarder une production disneyenne.  On est d’ailleurs surpris que ce film puisse s’adresser à des enfants puisque certaines scènes risquent, pour moi, de faire écarquiller les yeux à nos chères petites têtes blondes. En tout cas, pour une sortie prévue à Halloween, l’effet était très réussi !

Et plus que jamais, on ressort de la salle grandi avec des questions philosophiques qui vous hanteront dans la voiture, dans le métro ou sous la douche. Vous vous mettrez certainement à réfléchir sur le rapport entre la vie et la mort, la Science, l’Expérimentation et si l’Amour est véritablement plus fort que la mort !

J’ai donc été Frankenweenisée avec plaisir, le doux et mignon aboiement de Sparky me trottant dans les oreilles, encore une fois notre Tim Burton international a mis l’os très haut.

Frankenweenie
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