Taram et le Chaudron Magique, retour sur un film Disney sombre et méconnu

Publié par Kevin Gauthier le 1 décembre 2015 | Maj le 4 juin 2017

 Comme certains le savent, c’est le trentième anniversaire de la sortie de ce film d’animation. C’est l’occasion pour nous de réévaluer notre avis sur ce Disney mal-aimé.

 Réalisé par Ted Berman et Richard Rich, avec une musique originale composée par Elmer Bernstein, Taram et le Chaudron Magique apparaît sur nos écrans français le 27 novembre 1985, quatre mois après sa sortie officielle aux Etats-Unis.

Taram et le Chaudron Magique - Image 6

 L’intrigue correspond aux codes Disney : un jeune garçon qui part en quête d’un chaudron magique qu’il doit dérober au Seigneur des Ténèbres, pas aussi effrayant que Voldemort (Harry Potter) mais presque. Et bien sûr, que serait un jeune homme à l’âme chevaleresque sans son noble compagnon, incarné ici par le poilu Gurki, et sa belle princesse à protéger ? Une histoire donc aux abords classiques, qui n’est pas sans rappeler l’univers de Merlin l’Enchanteur.

 Pourquoi alors tant de haine pour ce film atypique ?

C’est sûrement à cause de la noirceur des dessins ; car c’est la première fois qu’un Disney nous offre une succession de couleurs sombres, de cachots, de châteaux en ruine, de monstres… On se croirait presque dans un cauchemar, dont on aimerait sortir le plus vite possible. Les chansons y sont d’ailleurs assez peu présentes, ce qui déjà se différencie de l’univers ô combien musical de Disney.  La peur est un sentiment qui nous guide tout au long du film ; et ce n’est pas pour rien puisque Taram et le Chaudron Magique est l’occasion d’aborder la mort sous un angle particulièrement effrayant. La mort de Mufasa aura beau nous avoir tous traumatisés, celle présentée par ce film est déroutante et inquiétante. L’image décharnée de l’affreux Seigneur des Ténèbres s’est sûrement imprimée dans les esprits comme le monstre qu’on ne souhaite pas retrouver penché au-dessus de notre lit la nuit.

Taram et le Chaudron Magique - Image 2

 Mais pourtant, à bien y regarder, ce film recèle d’atouts en sa faveur.  Rien que son côté original et atypique devrait nous inciter à le revoir. Et puis, il a beau nous faire peur, il n’en est pas moins suffisamment mystérieux pour accrocher et garder notre attention jusqu’à la fin. C’est au fond une ode à l’espoir, puisque même dans les moments les plus sombres, on peut apercevoir la lumière…

  Alors, si on regardait Taram et le Chaudron Magique ce soir ?

Taram et le Chaudron Magique, retour sur un film Disney sombre et méconnu
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