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C’est un coup dur qui frappe The Walt Disney Company : diverses actions en justice sont à nouveau intentées contre elle. En effet, jeudi dernier, un juge a accepté de faire droit à un recours collectif intenté contre l’entreprise Disney et ses filiales. L’affaire concerne des accords secrets, conclus entre diverses industries, ayant pour but de refuser d’octroyer aux travailleurs du domaine de l’animation de meilleures opportunités de carrière. Cependant, cette date du jeudi 26 mai 2016 a également apporté son lot de consolation pour la firme, puisqu’une autre action intentée par des actionnaires a été jugée irrecevable.

The Walt Disney Company parvient à se tirer d’affaire…

Dans un premier temps, en septembre 2015, Eugene Towers (un actionnaire de la firme aux grandes oreilles) a déposé une plainte au nom de l’entreprise, qui avait pour cible Bob Iger (président-directeur général de Disney), Jack Dorsey (président-directeur général de Twitter), Sheryl Sandberg (directrice des opérations de Facebook), Orin Smith (ancien président-directeur général de Starbucks) et bien d’autres.

Dans le cadre de ce procès, le demandeur alléguait que l’administration avait manqué à ses obligations en ayant permis à l’entreprise de violer diverses lois et de diffuser de fausses déclarations. Au vu de ces informations, Beth Freeman, un juge, a informé les parties de la tenue d’une audience le 19 mai 2016. Au cours de celle-ci, le demandeur se devait d’apporter les preuves de ses allégations, ce qu’il n’est pas parvenu à faire. En effet, il n’a pas pu établir la connaissance par Disney d’une conspiration de quelque nature que ce soit.

Pour le moment, les membres du conseil d’administration de Disney parviennent à ne pas engager leur responsabilité dans ce litige. Cependant, l’entreprise n’est pas encore tirée d’affaire puisqu’elle doit toujours faire face à une autre action de groupe qui, elle, a été certifiée.

… mais pas toujours

En effet, un autre combat va devoir être mené par l’entreprise Disney/Pixar. Plus d’une dizaine de milliers d’employés, certains faisant partie de la firme, vont pouvoir prendre part à une action de groupe accusant certaines compagnies de s’être mises d’accord pour geler les salaires des travailleurs. Alors que ces derniers pourraient toucher une somme plus importante, leurs salaires restent relativement bas.

A l’origine de ce procès, un homme : Robert Nitsch, un ancien employé de DreamWorks Animation. Ce dernier argue que dès le milieu des années 1980, Pixar et Lucasfilm Ltd. se seraient mis d’accord pour éviter une « guerre » entre leurs salariés respectifs. Pendant les années qui ont suivi, d’autres entreprises se sont ralliées à cet accord, et par la suite, se sont entendues sur une plage de salaire déterminée, ayant pour but de limiter le coût de la main-d’œuvre.

Bob Iger

Bob Iger, patron de The Walt Disney Company, risque de voir la responsabilité de sa société engagée

C’est très récemment, le mercredi 25 mai 2016, que le juge Lucy H. Koh a reconnu la validité de l’action de groupe intentée. En l’espèce, les défendeurs sont nombreux : Blue Sky Studios, DreamWorks Animation, Two Pic MC, Pixar Animation Studios, Sony Pictures Animation, Sony Pictures Imageworks et The Walt Disney Company. Ces derniers ont tenté de démontrer que ce procès devait être empêché pour diverses raisons, mais cela n’a pas suffi à convaincre le magistrat. Lucy H. Koh a reconnu que les défendeurs avaient conclu un accord de non-concurrence et s’étaient entendus sur les salaires à verser à leurs employés.

Une fois de plus, The Walt Disney Company va devoir s’expliquer devant la justice. Reste à savoir quelle sera l’issue de ce procès.