Banniere_Disney Channel

Le téléfilm de la collection Disney Channel Original Movies, Cloud 9 : L’ultime figure a été diffusé pour la première fois le 9 janvier 2014 aux Etats-Unis et le 22 avril 2014 en France. A plusieurs titres, ce nouveau téléfilm constitue le divertissement standard que tout bon téléspectateur peut attendre sur la chaîne thématique Disney Channel.

 MV5BMTk0Nzk2ODM5Ml5BMl5BanBnXkFtZTgwOTkzMDUwMTE@._V1__SX1305_SY601_

Son premier atout est sans conteste son casting faisant intervenir deux vedettes du petit écran : Dove Cameron et Luke Benward. La première fait partie de la longue liste des fameuses égéries Disney qui attirent nombre de jeunes téléspectateurs et téléspectatrices devant leur téléviseur depuis des années. Dove Cameron s’est fait d’abord remarquer dans l’un des deux rôles principaux de la série Disney Channel Liv & Maddie, Olivia. Dans son premier téléfilm, Dove Cameron interprète ni plus ni moins que le rôle principal, à savoir Kayla Morgan, fille de l’exploitant de la grande station de ski dans laquelle, lui, elle et sa mère, vivent des jours heureux. D’un archétype très superficiel, classique du genre dans ce type de téléfilm dépeignant une jeunesse américaine idéalisée, son personnage, au gré des épreuves auxquelles il doit faire face, évolue sans surprise vers une psychologie plus naturelle. Luke Benward campe le rôle du jeune William Camp, tenant avec sa mère un foyer de garde canin en aval des pistes de ski. L’acteur n’en est pas à sa première participation dans un DCOM et s’est également illustré dans la quatrième saison de Bonne Chance Charlie. Du côté du reste du casting, on pourra apprécier Kiersey Clemons (Skye Sailor), Mike C. Manning (Nick Swift), Dillon Lane (Burke Brighton), Patrick Fabian (Richard Morgan), Amy Farrington (Andrea Cloud), Jeffrey Nordling (Sébastian Swift)

MIKE C. MANNING, DOVE CAMERON, LUKE BENWARD, KIERSEY CLEMONS

Ce DCOM, réalisé par Paul Hoen, a tout du téléfilm le plus codifié qui soit. Au centre d’une thématique plus qu’abordée dans la longue série des productions Walt Disney Television, un héros, en l’occurrence ici, une héroïne, typiquement ancrée dans un rôle bien calculé, motivé par ses désirs personnels de gloire de jeunesse et de reconnaissance sociale, conforté dans un milieu familial aisé, souhaite parvenir à montrer à son entourage son propre dépassement de soi. La bonne condition morale coule à flot, aisément appuyée par les valeurs sportives mises en exergue tout au long du téléfilm. Eléments très consensuels également dans la forme, puisque Cloud 9 – L’ultime figure propose au téléspectateur un cadre enchanteur et des paysages américains à couper le souffle, un rythme soutenu par les scènes de glisse, mais aussi et surtout par des séquences musicales très fades agrémentant la structure scénaristique bien ficelée. C’est l’actrice Dove Cameron qui se charge d’interpréter ces cinq morceaux illustrant des thèmes récurrents dans la progression de l’intrigue de ce type de téléfilm.

LUKE BENWARD, DOVE CAMERON

L’intrigue se base sur des codes bien maîtrisés du genre : si la fameuse demoiselle, au centre de toutes les attentions, brille pendant un temps, son existence va vite tourner au cauchemar, accumulant les « échecs » personnels. En passant par la traditionnelle rupture avec le petit copain qui se révélera être en fait un fin rival, la punition ultime allant à l’encontre de ses valeurs de petite princesse, le rejet de son entourage, Kayla va subir la recette bien didactique de la compréhension de nouvelles valeurs comme le travail ou la modestie. C’est en se rapprochant du rôle principal masculin, Will, qu’elle finira par adopter un nouveau style de vie, bien loin des préoccupations futiles que son stéréotype avait. Alors, il ne faut certainement pas s’attendre à de grosses surprises scénaristiques et prendre simplement le temps de ne pas bouder son plaisir devant les scènes parfois spectaculaires de snowboard, agréables moments plutôt bien captés.

LUKE BENWARD, DOVE CAMERON

Cloud 9 : L’ultime figure, très humblement, loin s’en faut, démontre par ses capacités divertissantes notables, son pouvoir moralisateur bien trivial. Par des prises de position classiques comme l’éloge du dépassement de soi, la valorisation du petit sentimentalisme vendu à la jeunesse quotidiennement, le besoin de soutenir ses proches et d’être soutenu, et l’importance de la modération. Il remplit donc sa mission première, divertir tout en laissant gravé dans les jeunes esprits une bribe d’apprentissage moral. Certes composé de foule de personnages aussi stéréotypés que captivants, Cloud 9 – L’ultime figure ne démérite pas avec ses touches d’humour légères, sa thématique haletante, une bande-originale simplement convaincante, des scènes de haute voltige correctes et une profondeur scénaristique sans grande saveur mais avec suffisamment de relief pour se laisser apprécier ce programme, d’abord et avant tout divertissant.

DOVE CAMERON

Synopsis : « Cloud 9 : L’ultime figure retrace le parcours de deux adolescents que tout oppose, Kayla Morgan, une snowboardeuse prétentieuse qui vient de se faire renvoyer de son équipe, et Will, un ancien champion qui a dû renoncer à sa carrière à cause d’une chute en compétition. Ils se rencontrent le jour où le père de Kayla lui impose de travailler au salon de toilettage de la mère de Will. Déterminée à devenir une meilleure snowboardeuse, Kayla fait de Will son mentor pour atteindre son meilleur niveau. En échange, elle redécore le chenil pour chiens et en fait un magnifique salon de toilettage. Réticent au début, Will accepte de devenir son professeur de snowboard et lui impose un entraînement intensif pour faire d’elle une véritable championne. De plus en plus proche de Will, Kayla tente de le convaincre qu’il a le niveau pour revenir dans la compétition parce que pour elle, dans la vie, « rien n’est impossible ».

Tout sur le téléfilm ici.

Découvrez la bande-annonce (VF) de Cloud 9 : L’ultime figure :