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A l’instar des productions Disneynature, la dernière œuvre de Pascal Plisson (Massaï, les guerriers de la pluie) provoquait notre impatience, brisant l’enchaînement perpétuelle des blockbusters américains. Sur le Chemin de l’école, docu-fiction français distribué par la Walt Disney Company France, puise sa véritable habilité, non pas à travers l’abondance d’effets visuels ou d’un scénario recherché, mais par son authenticité et son caractère humanitaire qui ne peut qu’émouvoir le spectateur. Suite aux divagations et l’évolution des comportements des écoliers français, le metteur en scène riposte brillamment en affirmant clairement et simplement : la facilité d’accès des écoles en France reste un privilège contrairement à d’autres pays. En effet, nous savions qu’il existait des injustices à travers le monde, mais la majorité ignore – encore – la réelle gravité de la situation. Et après un visionnage d’une heure vingt, plus aucun doute n’est permis !

La synopsis du film

Quatre enfants (Jackson, Samuel, Zahira et Carlos), quatre rêves, quatre périples. Malgré leurs différences, ils partagent la même soif d’apprendre. Mais cette source de savoir disponible dans les établissements scolaires n’est à portée qu’après de scrupuleux voyages qu’ils n’hésiteront pas à entreprendre pour améliorer leur vie et accéder à leur rêve. Bien que chaque histoire – à la même finalité – reste différente, chaque enfant endure un cauchemar que rien ne semble égaler…

Le film peut paraître court, mais le message parvient à son spectateur dans la plus grande simplicité – tel est le cas semblable pour les Disneynature ou encore Il était une forêt (2013) de Luc Jacquet prochainement au cinéma – dans des décors resplendissants, dont la savane, rappelant les prestigieux arrière-fonds du Roi Lion (1994) de Rob Minkoff, ou des montagnes de l’Atlas. La beauté des paysages réchauffe ainsi notre cœur ; en revanche, si ces derniers peuvent paraître rêveurs de prime abord, ils n’en restent pas moins que de véritables tortures pour nos protagonistes. A titre d’exemple, le doux éléphant qu’est Dumbo (1941) se métamorphose en une bête hostile prête à charger sur les humains. Néanmoins, découvrir ces pays et ces cultures que nous ne connaissons guère est une expérience unique à  savourer à chaque instant. Il est particulièrement intéressant de relayer les points communs et différences que nous pouvons percevoir, ne serait-ce que leur façon de vivre, leur croyance…

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Dans cette suite logique, les enfants interprètent, par exemple, quelques chansons dans leur langue maternelle, laissant apparaître des visages souriants en gros plan. N’y a-t-il rien de plus beau que d’observer un enfant épanoui ? Outre ces chansons fabuleuses, gorgées d’amour et d’espoir, la bande originale, composée par Laurent Ferlet (Le Clan des Suricates, l’aventure commence ; Hanuman), ne fait qu’accentuer le message du film. Citons quelques exemples : les tristes passages deviennent ainsi terriblement dramatiques ou les paysages reflètent encore plus de beauté. Cet ensemble, plus qu’agréable pour le public, n’embellisse que davantage notre respect envers ces dignes familles.

Jackson et Samuel ne sont pas des acteurs, pas plus que Carlos et Zahira. L’action n’est pas principalement filmique mais avant tout véridique, traduisant une bouleversante réalité. Les enfants connaissent leur rôle par cœur puisqu’il s’agit, ni plus ni moins, d’une position qu’ils interprètent chaque jour depuis des années. Un tel raisonnement n’induit qu’une douleur plus importante, mais c’est cette souffrance qui nous permet de réagir. Certes, ce long-métrage reste assez difficile à visionner tant son message instaure le chagrin. Comme si ce n’était pas suffisant, il fallait que Samuel ne puisse se servir de ses jambes. Fort heureusement, toute cette peine est atténuée par le comportement humain, notamment l’amour fraternel, ou par le sourire radieux du personnage de Samuel. Dès lors, Pascal Plisson nous offre quelques répits qui ne sont pas de refus et accorde aux jeunes écoliers français – qui étonneront également les adultes – une chance d’assimiler davantage de maturité. Pourquoi ? De nos jours, il est assurément rare de témoigner tant de sagesse et de plénitude pour un enfant. Leur contrainte de vie permet d’acquérir un comportement exemplaire et, avec la plus grande sérénité, ils ont pleinement conscience de ce qu’ils sont et de ce qu’ils pourraient être grâce aux apports éducatifs.

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Ce qui se voulait à la base être un film documentaire se transforme ainsi en admirable chef d’œuvre humanitaire, empli de compassion et de solidarité. A cette occasion, le réalisateur énonce l’un des fondamentaux du 7e art : une production raconte et explique – nul besoin de voix-off, le message découle des images ; un spectateur comprend, interprète et se tient prêt à changer les choses. Le rêve des bambins n’est autre que de faire le bien autour d’eux, faisons en sorte qu’il se réalise. Finalement, Pascal Plisson, parfaitement objectif, propose une vision efficace de quatre enfants parmi des millions. Dorénavant, jeunes écoliers, prenez conscience de votre chance que beaucoup aimerait bénéficier…

L’avis de notre rédacteur  Sur le Chemin de l’école

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Le dernier documentaire du reporter et cinéaste Pascal Plisson s’impose comme le coup de coeur de cette rentrée. Ce film événement ni véritable documentaire ni véritable fiction portant sur l’éducation bouleverse et trouble l’entendement par le soin apporté à l’histoire tant physique que spirituelle de ces enfants. Quatre pays, quatre histoires différentes, quatre considérations bien ancrées mais un seul point en commun, la chance de l’école gratuite. Le réalisateur de Massai, les Héros de la Pluie en retraçant les destins de quatre enfants, prêts à relever tous les défis pour aller à l’école et ainsi changer de vie, montre tous les aspects d’une réalité impitoyable et saisissante sur tous les continents du globe. Plus qu’une odyssée semée d’embuches pour chacun de ces enfants avides d’éducation, c’est un véritable périple initiatique qui s’opère chaque matin, en quête du savoir et par extension à la recherche d’assouvir leurs plus beaux rêves. On assiste alors à l’accomplissement de ce chemin de croix quasiment didactique pour ces enfants constamment en quête de savoir et de vérité. La deuxième partie de grand spectacle d’émotions et d’aventures, se consacre à l’école, centre de toutes les attentions. Ce qui nous m’a heurté, c’est la sagesse et la sérénité avec lesquelles les enfants considèrent leur place sociale, leur éventuel rôle futur dans ce monde et la conscience qu’ils ont vis-à-vis de l’apport éducatif, de l’apprentissage, de ce qu’il en coûte pour l’atteindre, et des réels enjeux qu’ils détiennent dans leur pays respectif, conscients déjà à 10 ans que l’éducation ne peut que se transmettre et qu’ils constituent les maillons forts de leur société. De très belles images d’Argentine, d’Inde, du Maroc et du Kenya par ailleurs, le montage étant finement soigné. La musique substitue peut-être un peu trop parfois les moments déjà chargés en émotions qu’elles soient plus dramatiques ou drôles. Un mot d’ordre, découvrir ce film ! Il ne sera distribué que dans très peu de salles, c’est peut-être la seule chose que je reprocherais à Walt Disney Pictures France, de ne pas avoir ouvert plus de portes et d’accessibilité sur un projet à l’inverse de tout ce qu’on leur connaît. Après Disney Nature, il est fort probable que les documentaires ethniques et culturels deviennent une bonne voie d’ancrage de la firme dans un genre dont on ne soupçonnait guère qu’elle excellerait (en tout cas ds la distribution). Qu’elle fasse intervenir et fasse confiance à plus de figures comme Pascal Plisson, car ce film est un bijou d’humanité et et de réflexion à diffuser assurément dans toutes les écoles de France cette année ! Et l’image de Mickey n’en sera que fondamentalement embellie de par l’essence même que Walt a insufflé dans ses premiers projets qu’ils soient éducatifs ou ludiques.
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