Quand Disney influence le choix des prénoms des bébés britanniques

Publié par Florian Mihu le 20 août 2015 | Maj le 24 mai 2017

Le Bureau National de Statistiques du Royaume-Uni a publié lundi 17 août 2015 un relevé détaillé des prénoms recensés des nouveaux-nés anglais directement inspirés de la pop-culture. Disney et la Maison des Idées ne sont évidemment pas en reste… Ces données « montrent que de plus en plus de parents semblent chercher leur inspiration dans la culture contemporaine pour donner un prénom à leur enfant », précise l’Office National britannique des Statistiques. Si la franchise qui s’impose sans grande difficulté est Le Trône de Fer (244 Arya, 53 Khaleesi, 6 Sansa, 4 Brienne, 18 Theon, 17 Tyrion et 4 Bran ont vu le jour sur le sol britannique en 2014), une autre série reste très populaire dans le cœur des futurs parents, Downtown Abbey, redonnant un coup de jeune à certains prénoms du début du siècle passé. Une occasion pour réaliser des superbes chambres Disney.

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Du côté des tendances Disney, la compagnie aux grandes oreilles peut se vanter d’avoir remis au goût du jour les prénoms Elsa et Anna (La Reine des Neiges), avec respectivement 537 et 804 naissances en 2014.

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Du côté des héros de comics, c’est le mutant aux griffes d’adamantium qui culmine : « depuis 2000, Logan (Wolverine) semble être le prénom le plus apprécié de tous les personnages des X-Men » ajoute l’ONS dans sa publication statistique.

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Enfin, certaines vedettes d’Hollywood (dont certaines très populaires dans des productions Disney) restent très en vogue dans ce recensement comme Scarlett Johansson (2 359 Scarlett nées en 2014) ou Benedict Cumberbatch (132 bébés prénommés Benedict en 2014). Si ces graphes nous permettent de constater l’influence grandissante de la pop-culture (films, télévision, etc.) dans le choix du prénom des bébés britanniques, ils révèlent de manière sous-jacente (toute proportion gardée) une forme de déclin sociétal, où l’inconscient collectif est malmené par le système commercial hollywoodien jusque dans des actes importants et non anodins comme le choix du prénom d’un enfant.

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Quand Disney devient une thérapie contre l’autisme

Les 5 et 6 mars deniers, Ron Suskind a été accueilli par l’Université Rennes 2, sur le campus Villejean, afin de présenter sa théorie pour combattre l’autisme. Cet homme brillant a participé à un colloque international organisé par le laboratoire de recherches en psychopathologie (Nouveaux symptômes et lien social – EA4050) et le Groupe recherche autisme nommé « Affinity Therapy – Recherches et pratiques contemporaines sur l’autisme« , qui est une théorie basée sur les passions.

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Ron Suskind, journaliste politique du New York Times et lauréat du prix Pulitzer (prix remis dans le journalisme, la littérature ou la composition musicale) est l’inventeur de cette théorie avec le Dr Dan Griffin. Il l’a créée afin de sortir son fils de l’autisme. Ce père s’est servi de la passion de son fils,  les films Disney, afin de l’aider au mieux. Comme il le dit lui-même devant les 1200 personnes présentes sur les deux amphithéâtres réservés pour l’événement, « au lieu de forcer son fils à entrer dans notre monde, nous sommes allés dans le sien ». Et c’est bien ce traitement qui a permis de secourir son jeune fils. Ce dernier a même avoué avoir pu s’ouvrir au monde grâce aux films Disney. C’est pourquoi, grâce à cette méthode de l’Affinity Therapy, les enfants autistes, les familles ou les soignants ont pu s’exprimer dans des témoignages poignants sur ce traitement qui permet de prendre en compte que les passions des patients ne doivent pas être négligées et qu’il faut s’appuyer dessus pour leur permettre de sortir de leur renfermement sur eux-mêmes. C’est d’ailleurs grâce à son livre Life Animated (2014) et son succès aux Etats-Unis et dans les pays anglo-saxons, que les conceptions du traitement des spécialistes ont été remises en cause. Les passions étaient auparavant considérées comme des obsessions ou lubies. Ce livre devrait également être adapté au cinéma aux Etats-Unis avec le même titre, Life, Animated (2016). Il sera réalisé par Roger Ross Williams et produit par Julie Goldman.

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Ron Suskind

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