La Méditerranée : une mer de plastiques, le documentaire Disney +

Publié par Fiona Rodrigues le 1 mars 2021 | Maj le 1 mars 2021

Le monde marin nous fascine par ses couleurs et sa beauté. Son immensité et sa couleur bleu azur, ainsi que les animaux qui le peuplent sont pourtant, eux aussi, la proie de la pollution environnementale. En tant que français(e), une mer nous préoccupe bien plus en particulier : la Méditerranée. Grâce à ce nouveau documentaire, nous pouvons observer une autre facette basée sur la nature et l’environnement qui est très chère à la firme Disney.

Fiche technique du documentaire La Méditerranée : une mer de plastiques

  • Titre original : Sea of Plastic
  • Réalisateur : Christian Gaume
  • Casting : Alexandra Cousteau (présentatrice)
  • Plateforme de diffusion : Disney+, National Geographic
  • Durée : 48 minutes
  • Date de sortie :  26 septembre 2020

Synopsis :

La Méditerranée est étouffée par la multiplication des déchets plastiques et microplastiques, un danger considérable pour les mammifères marins, qui pollue les plages et met en péril l’économie locale. Comment se débarrasser de ce fléau ? Alexandra Cousteau, petite-fille du célèbre explorateur Jacques-Yves Cousteau, part à la rencontre de celles et ceux qui consacrent leur vie à ce combat. Certaines séquences ou certains motifs lumineux clignotants sont susceptibles d’affecter les téléspectateurs photosensibles.

La Méditerranée : triste réalité du monde actuel

Ce n’est pas pour rien que ce sujet tient tant à cœur à Alexandra Cousteau : elle est la fille de Philippe, mais surtout petite-fille de Jacques-Yves Cousteau, célèbre plongeur et contributeur de ce que l’on appelle « le Monde du silence ». Rien d’anormal donc, de voir cette femme poursuivre une lutte qui est celle de sa famille depuis plusieurs générations. Il faut dire que les documentaires de Jacques-Yves Cousteau ont apporté un souffle nouveau à la plongée et surtout une envie de préserver cette beauté naturelle qui est celle des fonds marins.

On apprend alors que la mer n’est pas seulement une étendue bleue, sauvage et immaculée. Dès que l’on plonge un peu plus dans le vif du sujet, on peut vite voir que la pollution et les déchets ne sont pas uniquement aux abords des plages et proches des récifs, mais bel et bien aussi à des milliers de kilomètres de profondeur et en pleine mer. Pour Alexandra Cousteau, la plongée est devenue un passe-temps et non plus une passion transmise par son grand-père : « Grand-père me l’a enseignée, mais je suis lasse de contempler sous l’eau des étendues mortes. Tout plein de choses que je voyais enfant ont disparu. La Méditerranée est une zone morte. Nous avons détruit à peu près tout ce qui y vivait. »

Les microplastiques et leur propagation dans l’eau engendrent par ailleurs d’importants dégâts sur l’écosystème marin. Le but de ce documentaire est de montrer l’impact de nos déchets, une fois que ces derniers se retrouvent dans la mer et les océans. De plus, il faut alors penser que si ces microparticules sont dans l’eau, elles sont ingérées par les poissons, que nous consommons nous-mêmes au quotidien. Ce danger n’a donc pas seulement des répercussions sur l’écosystème marin, mais aussi sur notre mode de vie et notre consommation alimentaire.

Une volonté de préserver la biodiversité

Dans ce documentaire, on apprend également que la famille Cousteau et la famille royale de Monaco sont, depuis de nombreuses années, unies dans ce combat pour l’environnement. C’est notamment au musée océanographique de Monaco qu’il est possible d’observer la richesse et la biodiversité marine, étudiée par Jacques-Yves Cousteau, mais également par le Prince Albert Ier de Monaco. On apprend également que le Prince Albert II et Alexandra Cousteau ont plongé ensemble pendant leur enfance, quand le grand-père d’Alexandra était le directeur du musée de 1957 à 1988.

De nombreuses associations se mobilisent pour La Défense de la Méditerranée. Parmi celles présentées lors du reportage, on découvre Palana Environnement, dont la lutte nous paraît presque irréelle. En effet, cette association œuvre dans la récupération de filets oubliés ou bien, pire encore, laissés en toute connaissance de cause en pleine mer, tuant des centaines de poissons et animaux marins tels que les tortues ou les raies. Grâce à de nombreuses plongées de repérage ou à des signalements, il leur est alors possible de venir récupérer ces filets au fond de l’eau, pour éviter de laisser ces pièges gigantesques envahir la zone du Pélagos.

Quelques îles, pourtant non loin de nous en Méditerranée, sont devenues des zones protégées et le paradis des mammifères marins. En France, c’est le cas du parc national de Port Cros, situé dans l’archipel côtier des îles d’Hyères depuis le 14 décembre 1963. Il est le plus ancien parc marin d’Europe et attire des visiteurs voulant explorer une faune marine inédite aux portes de la métropole, permettant de découvrir des poissons et des fonds marins, sans avoir à plonger dans les profondeurs.

Disney, National Geographic et l’écologie

Ici, c’est en partenariat avec National Geographic que ce reportage a vu le jour. Cependant, Disney n’en est pas à son premier coup d’essai. Lorsque l’on regarde le Monde de Némo, ou bien le Monde de Dory, on constate que certaines scènes dénoncent explicitement la pollution des milieux marins. Cela n’est pas anodin, et ce choix de mise en scène est présenté à un jeune public pour le sensibiliser au monde qui l’entoure, mais aussi à sa sauvegarde. L’enfant trouve alors cela sale que Dory nage au milieu de plastique, par ce biais, on espère donc qu’il ne reproduira pas ce schéma dans la vie réelle.

En choisissant de diffuser ce documentaire sur la plateforme Disney +, le but est d’offrir une plus grande visibilité aux documentaires sur la nature. Par ce reportage, on découvre une nouvelle approche du monde marin, et surtout une envie commune à grand nombre d’entre nous : « que dans trente ans, mes enfants puissent voir un univers marin plein de vie et de diversité ». On comprend ainsi que les fonds marins ne sont pas d’immenses masses bleues inconnues, mais bel et bien une part entière de notre belle planète bleue.

S’engager pour la préservation de la nature est un combat de longue haleine pour la firme Disney. Depuis quelques années, sa politique de développement durable a beaucoup évolué. On remarque à cette occasion que 80 % des flacons à usage unique des hôtels du parc français sont retirés, laissant place à des distributeurs rechargeables, pour limiter la prolifération des plastiques polluants. Dans la même idée de respect de la nature, le parc Disneyland Paris est le premier parc à thème d’Europe équipé d’une station de recyclage des eaux, pour permettre une réduction de la consommation d’eau potable. Il y a ainsi 2 100 mètres cube d’eau par jour traités pour alimenter les bassins du parc en eaux limpides, mais non potables, ce qui permet une économie de 1,5 million de mètres cube sur une durée de 5 ans (ce qui équivaut à la consommation de 12 000 foyers).

Et si, nous aussi, nous préservions notre belle mer Méditerranée ?

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