Maléfique Disney : la méchante de La Belle au Bois Dormant et les films

Publié par Christophe Navarre le 18 juin 2026 | Maj le 18 juin 2026

Maléfique est sans doute la méchante la plus emblématique de l’univers Disney. Apparue en 1959 dans le classique d’animation La Belle au Bois Dormant, cette fée maléfique aux longues cornes incarne le mal absolu : vexée de ne pas avoir été conviée au baptême de la princesse Aurore, elle jette une terrible malédiction et finit par se transformer en dragon. Plus de soixante ans plus tard, le personnage connaît une seconde vie au cinéma grâce à Angelina Jolie, qui lui prête ses traits dans deux films live-action : Maléfique (2014) et Maléfique : Le Pouvoir du Mal (2019). Tour d’horizon complet du personnage, de ses films et de sa présence à Disneyland Paris.

Qui est Maléfique, la méchante de La Belle au Bois Dormant ?

Maléfique apparaît pour la première fois le 29 janvier 1959 dans le seizième Classique d’animation des studios Disney, La Belle au Bois Dormant (Sleeping Beauty), adapté du conte de Charles Perrault et des Frères Grimm. Le personnage a été conçu par l’animateur Marc Davis, d’après les recherches graphiques de l’artiste Eyvind Earle, responsable du style très stylisé et médiéval du film. Fait notable : Marc Davis fut le premier animateur Disney à prendre en charge à la fois l’héroïne (Aurore) et la vilaine (Maléfique) d’un même long-métrage.

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Toujours accompagnée de son fidèle corbeau Diablo, Maléfique se distingue par une silhouette inoubliable : une grande robe noire et violette, un teint grisâtre et surtout deux cornes imposantes qui sont devenues sa signature visuelle. À l’image de la Reine de Blanche-Neige et les Sept Nains, c’est une beauté froide et cruelle, à la voix calme mais glaçante. Dans la version originale, elle est doublée par Eleanor Audley, tandis que la version française de 1959 est assurée par Jeanne Dorival. Maléfique se présente elle-même comme la détentrice de « toutes les puissances de l’enfer », ce qui en fait l’une des fées les plus redoutables du royaume du roi Stéphane.

Le sortilège jeté sur la princesse Aurore

Le ressort dramatique du film tient à une vengeance. Lors de la grande fête célébrant la naissance de la princesse Aurore, Maléfique n’a pas été invitée. Pour laver cet affront, elle s’invite à la cérémonie et jette un sortilège sur le nourrisson : avant le coucher du soleil de son seizième anniversaire, Aurore se piquera le doigt à la pointe d’un fuseau (une quenouille) et en mourra.

Maléfique est bien plus puissante que les trois bonnes fées Flora, Pâquerette et Pimprenelle, qui ne peuvent pas annuler son maléfice. La fée Pimprenelle, qui n’avait pas encore offert son don, parvient seulement à l’adoucir : au lieu de mourir, Aurore tombera dans un profond sommeil dont seul le baiser d’amour véritable pourra la réveiller. Pour protéger l’enfant, les trois fées élèvent secrètement la princesse dans la forêt sous le nom de Rose.

La transformation en dragon, une séquence d’animation culte

Le point d’orgue du film reste l’affrontement final. Alors que le prince Philippe tente de rejoindre Aurore endormie, Maléfique se dresse devant lui et prononce l’une de ses répliques les plus mémorables avant de se métamorphoser en un gigantesque dragon noir et violet crachant des flammes. Cette transformation est unanimement considérée comme l’une des plus belles séquences jamais animées par les studios Disney.

Le combat se conclut lorsque le prince Philippe, armé de l’Épée de Vérité bénie par les fées, transperce le cœur du dragon. Maléfique s’effondre et disparaît, mettant fin à la menace. Cette image du dragon est si forte qu’elle reste, aujourd’hui encore, l’élément le plus marquant associé au personnage.

Maléfique, la méchante Disney la plus iconique

Depuis Blanche-Neige et les Sept Nains en 1937, les studios Disney accordent une importance considérable aux antagonistes, souvent plus charismatiques que les héros eux-mêmes : que l’on pense à Ursula dans La Petite Sirène, à Hadès dans Hercule ou à Jafar dans Aladdin. Parmi toute cette galerie de vilains, Maléfique occupe une place à part et reste régulièrement citée comme la méchante favorite et la plus emblématique du studio.

Son aura a dépassé le seul film de 1959 : elle est devenue une figure centrale de la franchise « Disney Villains », déclinée en produits dérivés, collections de DVD et figurines. Pour replacer Maléfique dans son contexte, vous pouvez consulter notre classement complet des plus grands méchants Disney, où elle figure naturellement parmi les vilains les plus redoutés.

Les films live-action Maléfique avec Angelina Jolie

À partir des années 2010, Disney entreprend de revisiter ses contes classiques en prises de vues réelles. Après Alice au Pays des Merveilles (2010) de Tim Burton, c’est au tour de Maléfique d’être réinventée, en confiant le rôle-titre à Angelina Jolie, sublimée par le maquillage de Rick Baker et les costumes d’Anna Sheppard.

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Maléfique (2014)

Maléfique (Maleficent), réalisé par Robert Stromberg et sorti en France le 28 mai 2014, prend le parti d’éclairer le passé du personnage. Le film raconte comment une jeune fée au cœur pur, vivant dans le royaume paisible de la Lande, sombre dans la haine après avoir été trahie par celui qu’elle aimait. Loin d’être une simple préquelle, il s’agit d’une relecture complète du conte : ici, Maléfique n’est plus le mal incarné mais un personnage complexe, en quête de rédemption, dont le lien avec Aurore (interprétée par Elle Fanning) devient le cœur du récit. Le film, doté d’un budget de 200 millions de dollars, a rapporté plus de 758 millions de dollars dans le monde, devenant l’un des plus gros succès de l’année 2014. La chanson du générique, « Once Upon a Dream », est reprise par Lana Del Rey.

  • Titre original : Maleficent
  • Sortie française : 28 mai 2014
  • Durée : 1h37
  • Réalisateur : Robert Stromberg
  • Scénario : Linda Woolverton
  • Rôle-titre : Angelina Jolie
  • Musique : James Newton Howard

« Vous avez entendu parler d’une contrée lointaine et d’une malédiction. Mais vous ne connaissez pas la véritable histoire. »

Maléfique : Le Pouvoir du Mal (2019)

Cinq ans plus tard, Angelina Jolie reprend le rôle dans Maléfique : Le Pouvoir du Mal (Maleficent: Mistress of Evil), réalisé par Joachim Rønning et sorti en octobre 2019. Cette suite explore les origines de Maléfique en révélant qu’elle appartient au peuple des Fées Noires, et la confronte à la reine Ingrith, déterminée à provoquer une guerre entre les humains et le peuple des Landes. Le film se conclut sur le mariage d’Aurore et du prince Philippe, scellant la paix entre les deux royaumes, Maléfique appelant pour la première fois Aurore « ma fille ». Ces deux films forment aujourd’hui la saga Maléfique, qui a durablement transformé l’image de la vilaine en héroïne nuancée.

La critique du film Walt Disney Pictures Maléfique

Une nouvelle ère semble s’amorcer pour les productions de la Walt Disney Pictures, où, aux exemples typiques des futures adaptations en prise de vue réelle de la firme comme Cendrillon (Cinderella) ou Le Livre de la Jungle (The Jungle Book), la revisite incontestable des sublimes contes de fées demeure précieuse et fondamentale. Depuis le début du XXIe siècle, le premier long-métrage de ce grandissant catalogue est inauguré en 2010 avec Alice au Pays des Merveilles (Alice in Wonderland) de Tim Burton, aussi surprenant succès du box-office ; Maléfique (Maleficent) de Robert Stromberg poursuit élégamment cette ambition ; ce choix non anodin s’explique par la renommée internationale du personnage, considéré encore aujourd’hui comme la méchante favorite et la plus emblématique de l’univers Disney, apparue en 1959 dans La Belle au Bois Dormant (Sleeping Beauty). Le cinéaste tend alors à éclairer le passé nébuleux de Maléfique en se basant de prime abord sur l’original. Pour pouvoir savourer intégralement Maléfique, il est nécessaire de l’appréhender comme une nouvelle adaptation du conte et non comme une préquelle, de près ou de loin. Stromberg réadapte totalement le personnage du classique ; ainsi, le film est en soi merveilleux si l’on oublie ce qui a été établi par le passé.

Une nouvelle ère pour les Studios Disney

Maléfique Disney film

Loin de la cruauté des hommes, Maléfique mène une vie idéale, aux côtés de fantastiques créatures, dans le doux royaume de la Lande. Mais lorsque la domination de l’armée envahit les limites de la forêt, la jeune femme n’a nul autre choix que de s’opposer à cette omniprésence. Suite à la trahison d’un être en qui elle avait légué tout son amour, la souffrance consume la ravissante fée qu’elle était en redoutable sorcière… Son seul désir de vengeance implique la malédiction de la descendance du Roi Stéphane : « avant le coucher du soleil de son seizième anniversaire, elle tombera dans un sommeil éternel » !

Robert Stromberg et la genèse du film

Avant de se prêter à la réalisation avec Maléfique, Robert Stromberg dispose d’un parcours glorieux en tant que chef décorateur, couronné de deux Oscars pour Avatar de James Cameron en 2009 et Alice au Pays des Merveilles de Tim Burton en 2010 ; dans une suite logique, le produit final bénéficie d’un aspect visuel soigné. Quant au scénario, il fut confié à Linda Woolverton, aussi auteure de La Belle et la Bête et Le Roi Lion. Pour comprendre un personnage, il faut explorer son passé le plus profond ; la scénariste a ainsi imaginé un passé à Maléfique menant jusqu’au moment où elle jette le sort à Aurore, puis adopté son point de vue jusqu’à la fin du film. La première partie du long-métrage génère un potentiel nettement plus intense que la seconde, là où cette dernière s’intéresse davantage à démystifier la psychologie et les relations des personnages. En cela, l’adaptation acquiert étonnamment en réalisme, transmettant de nombreux messages déterminants, comme la puissance de l’amour face à la colère.

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Maléfique Angelina Jolie

Pourquoi étudier un anti-héros est-il si intéressant ?

Originaux et charismatiques à la fois, les spectateurs admirent et éprouvent de la sympathie pour les méchants Disney, parfois plus que pour les gentils. La popularisation de la figure de l’ennemi reste l’argument central dans la production de Maléfique. La psychologie de l’ennemi, et plus spécialement de l’incompris, est plus riche en éléments narratifs : on ne naît pas méchant, on le devient, et c’est ce passage, cette transformation, qu’il convient d’illustrer. Maléfique explore ainsi les deux sens, à savoir comment devenir méchant et comment (re)devenir gentil.

Quelle autre resplendissante comédienne qu’Angelina Jolie pouvait revêtir le costume de Maléfique ? Ce rôle est sans doute l’un des plus emblématiques de sa carrière. Sa performance est extrêmement travaillée, tant par sa gestuelle que par ses expressions faciales et son caractère. Elle se retrouve sublimée par l’incroyable maquillage de Rick Baker et d’éblouissants costumes confectionnés par Anna Sheppard. Angelina Jolie était elle-même motivée par ce rôle qu’elle considère, encore aujourd’hui, comme son personnage favori, et cela se ressent grandement.

Maléfique dragon film Disney

Si le film doit être considéré comme une relecture totale du conte, nombreux sont les hommages à La Belle au Bois Dormant insérés dans le récit, comme la mythique scène du baptême ou celle de la piqûre sur la pointe du fuseau ; ces échos servent principalement à ne pas dépayser le spectateur. La bande originale a été confiée au talentueux James Newton Howard, et le générique de fin reprend le thème connu du classique de 1959 : « Once Upon a Dream » chanté par Lana Del Rey.

Maléfique à Disneyland Paris

Le personnage de Maléfique est étroitement lié à Disneyland Paris à travers l’attraction la plus emblématique du parc : la Tanière du Dragon. Cachée dans une caverne sous le Château de la Belle au Bois Dormant, cette attraction ouverte avec le parc le 12 avril 1992 abrite un dragon Audio-Animatronic de 27 mètres de long, qui était la plus grande figure animatronique jamais construite à l’ouverture du parc. Le dragon y dort dans une grotte sombre, se réveillant par intermittence pour gronder et cracher de la fumée.

Précision importante : bien que le public l’associe spontanément à Maléfique, le dragon de la Tanière n’est officiellement pas Maléfique transformée. Il s’agit d’un dragon mâle, élevé depuis l’œuf par Merlin l’Enchanteur. La confusion vient des codes visuels de l’entrée, qui évoquent la silhouette cornue de la célèbre vilaine.

Maléfique tient en revanche un rôle de premier plan lors de la saison d’Halloween à Disneyland Paris. Le personnage devient alors l’une des figures centrales des festivités, aux côtés des autres grands méchants Disney comme Jafar, Ursula ou Cruella, qui s’emparent du Château de la Belle au Bois Dormant le temps de spectacles et de rencontres dédiés aux visiteurs les plus téméraires.

Questions fréquentes sur Maléfique

Dans quel dessin animé Disney apparaît Maléfique ?

Maléfique apparaît pour la première fois dans le long-métrage d’animation La Belle au Bois Dormant (Sleeping Beauty), seizième Classique des studios Walt Disney sorti au cinéma en 1959. Elle y est la fée maléfique qui jette le sortilège sur la princesse Aurore.

Combien y a-t-il de films Maléfique avec Angelina Jolie ?

Il existe deux films live-action consacrés au personnage et portés par Angelina Jolie : Maléfique (2014) et sa suite Maléfique : Le Pouvoir du Mal (2019). Ces deux longs-métrages forment une saga fantastique qui revisite l’univers du conte du point de vue de la célèbre vilaine. La bande-annonce et la vidéo du premier film sont disponibles ci-dessus.

Maléfique se transforme-t-elle vraiment en dragon ?

Oui. Dans le dessin animé de 1959, Maléfique se métamorphose en un immense dragon noir et violet lors de la scène finale, l’une des séquences d’animation les plus marquantes de Disney. Par ailleurs, cette image du dragon a inspiré le décor de la Tanière du Dragon à Disneyland Paris, même si, côté officiel, ce dragon n’est pas Maléfique elle-même.

La conclusion sur le personnage de Maléfique

Du dessin animé de 1959 aux films portés par Angelina Jolie, Maléfique a su traverser les époques en restant fidèle à son statut de méchante culte tout en se réinventant. Fée maléfique implacable dans le classique d’animation, antihéroïne complexe et attachante dans les longs-métrages live-action, elle incarne à elle seule toute la richesse des vilains Disney. Que ce soit à l’écran ou dans l’ombre du Château de la Belle au Bois Dormant à Disneyland Paris, Maléfique demeure l’une des figures les plus fascinantes et les plus durables de l’univers Disney.

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