Willow : notre avis sur la série

Publié par Fiona Rodrigues le 19 janvier 2024 | Maj le 19 janvier 2024

Après 34 ans d’absence, Willow fait son grand retour dans une suite du film culte de Ron Howard, mais cette fois-ci sous la forme d’une série et non d’un film. Est-ce une suite remake moderne de l’histoire ou bien le développement de l’univers des Nelwyns ? Découvrez ce que nous pensons de ce programme Disney+ ! La série Willow n’est actuellement plus disponible sur la plateforme, nous vous donnerons des nouvelles pour la visionner dès que nous en aurons.

Affiche officielle de la série

Fiche technique de la série Willow

  • Titre : Willow
  • Showrunner : Jonathan Kasdan
  • Genres : action, fantastique, aventure
  • Durée moyenne des épisodes : 50 minutes
  • Nombre d’épisodes : 8
  • Date de sortie : 30 novembre 2022 sur la plateforme Disney+

Synopsis de la première saison

Willow, le sorcier légendaire, revient dans une nouvelle série qui se déroule plusieurs années après les évènements du film original. Willow dirige un groupe de héros marginaux lors d’une dangereuse mission de sauvetage dans un monde qui dépasse leur imagination.

Disney+
Affiche officielle de la série
Affiche officielle de la série Willow

Des anciens et des nouveaux acteurs au casting !

34 ans séparent la série et le film original. Point positif pour la série, on retrouve les acteurs du film dans leurs rôles. Elle commence ainsi sur des bases cohérentes pour le spectateur.

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Parmi les acteurs, Warwick Davis reprend le rôle de Willow Ufgood. Malheureusement, Warwick Davis n’a jamais fait évoluer son jeu d’acteur en 30 ans de cinéma. Willow qui était un être naïf et souriant, est devenu aigri dans cette suite et on perd toute la sympathie que l’on avait pour ce Nelwyn.

Joanne Whalley qui incarne Sorsha est devenue reine et mère. Son jeu d’actrice n’est pas des plus entraînant, bien que cela soit peu gênant car elle n’est pas ici un personnage principal.

Le beau Madmartigan n’est pas présent sur cette réalisation. Joué par Val Kilmer à l’origine, on apprécie que la production ne l’ait pas remplacé. Pour rappel, Val Kilmer atteint d’une maladie invalidante, ne peut partiellement plus exercer son métier d’acteur. Ses enfants Airk et Kit le recherchent. L’histoire tourne en partie autour d’eux. Sans être là, son personnage perdure. On admire la façon dont son existence est intégrée à la série.

Maintenant, place aux nouveaux acteurs ! Ruby Cruz est Kit, la fille de Sorsha et Madmartigan. Parfois agaçante, elle instaure une dynamique dans le groupe tout comme son frère Airk, joué par Dempsey Bryk.

Erin Kellyman qui est Jade reprend le rôle du chevalier en cassant les codes : c’est une femme. Son personnage est intéressant car on suit son questionnement sur sa position hiérarchique et amoureuse.

Ellie Bamber (Elora) nous perd avec sa crédulité. Trop naïve, trop molle, on ne sait plus comment la qualifier. Le comble pour nous spectateurs ? Elle est selon Willow la sauveuse…

Plus connu, Tony Revolori joue Graydon. Graydon est un prince qui n’aime pas l’aventure. Pourtant son personnage, instruit, se montre très utile dans la série, ce qui nous plait beaucoup. Dans Willow, la force ne résout rien.

Boorman représente en partie cette force. Tenu par l’acteur Amer Chadha-Patel, Boorman reprend les codes de l’heroic-fantasy. Grand, bien bâti, il est le chevalier que l’on attend pour sauver le monde. Mais pas ici. En renversant ceci, Willow gagne en liberté de réalisation. Un peu trop peut-être…

Ce que la série apporte au film Willow

Sorti en 1988, Willow semble maintenant bien loin de nos réalisations actuelles. En matière d’effets spéciaux, le film a très mal vieilli. La série par contre est visuellement plaisante à arpenter. Les personnages principaux ont chacun leur style. Tous ont leur histoire, leur force et leurs faiblesses. Certaines tenues et musiques sont néanmoins incohérentes. On se trouve face à une femme habillée en cowboy… Ou bien avec la chanson “Enter Sandman” (chanson de heavy metal) sans aucune logique avec les décors ou scènes… Une suite bien différente du film qui lui, avait la structure classique d’une aventure fantaisiste. Mais on ne peut qu’approuver l’envie de donner un coup de jeune au film, sans en faire un remake !

Côté histoire, le point de départ est simple. Willow revient pour aider Elora à manier sa magie et vaincre le maléfique Crone. Les héros doivent travailler ensemble afin de sauver Airk, le fils de Sorsha et Madmartigan. Tout est réuni pour une bonne série d’aventure. Oui, mais… Globalement, Willow nous laisse sur notre faim. Elle reste une série plaisante à regarder. Le recul et les parts d’ombre du film ont permis à chacun de se créer sa propre version du monde d’après. Ici, le spectateur en attend plus de la part de l’univers des Nelwyns. Willow, pourtant personnage éponyme de la série, semble lui même très détaché de la situation. Il ne nous guide pas comme il le faudrait pour nous pousser à le suivre. Les personnages réunis face au Crone au bout d’une seule saison nous questionne sur l’après. Où la série va t-elle ? Qu’elle sera la prochaine menace si le Crone n’est plus ? On nous laisse avec ces questions sans l’envie d’y répondre.

Le final de la saison 1 renverse trop légèrement la tendance. Il donne en demi-teinte l’envie de découvrir ce que les Nelwyns ont à nous montrer. La série pourrait donc prendre fin à cet instant, sans que cela ne soit problématique. Mais de toute façon, la saison 2 n’est plus au programme. Elle ne donnera donc jamais un coup d’énergie à cette première saison. Une saison qui est bien trop longue à se mettre en route. Elle a du mal à accrocher le spectateur. Le film a connu un succès mitigé lors de sa sortie. Puis il est devenu un film culte. En sera-t-il de même pour la série ?

Attention spoilers à partir d’ici !

Épisode 1 : Les Gales

La série commence de manière plutôt positive. Le premier épisode nommé Les Gales, retrace les moments clefs antérieurs à la série. Le personnage de Sorsha, sert de fil conducteur. C’est elle qui nous raconte la transition entre l’histoire du film et la trame de la série. Jusque là, la série semble prometteuse.

Sorsha évoque les événements survenus après la libération de Tir-Asleen et nous met en condition pour entrer dans l’atmosphère de la série Willow. On nous présente vaguement les nouveaux personnages, sans y porter une réelle importance.

C’est aussi à ce moment que Willow entre en jeu et nous donne sa vision des choses. Et tout se complique…

Willow retrouve Sorsha après des années sans se voir
Les retrouvailles de Willow et Sorsha

Pour ceux qui découvrent l’univers, il y a trop d’informations condensées dans un même épisode. Il est clairement préférable de voir le film en amont, même si cela n’est pas nécessaire à la compréhension globale de la série. Néanmoins, si l’on compte détailler l’histoire, il est compliqué, sans le film, de comprendre certaines allusions à des personnages inexistants dans la série ou des méfiances entre certains. L’ajout de nouvelles têtes permet également d’intégrer l’histoire en découvrant, tout comme eux au fur et à mesure, pourquoi tout le monde se focalise sur Elora Danan.

Épisode 2 : Le grand Aldwin

Le deuxième épisode met en valeur Willow, devenu grand Aldwin. Il revit ses souvenirs sous forme de flashbacks. Cela nous permet de mieux nous situer dans l’histoire de la série. On apprend que Willow a eu une dispute avec la reine Sorsha. Cette dernière refusait qu’Elora Danan soit formée par Willow aux arts magiques.

On comprend rapidement que Sorsha veut permettre à Elora de mener une vie normale en lui cachant la vérité sur sa nature. Willow de son côté la considère comme la grande sauveuse qui vaincra le Crone, le chef des Gales. Mais cela ne cacherait-il pas une volonté de Sorsha à mettre de côté Elora ? Sorsha reste la fille de la méchante Reine. L’ayant suivie pendant longtemps dans sa lutte, son sombre passé n’est jamais loin.

Au fil de l’épisode, on prend plaisir à revoir Mims, la fille de Willow. On se demande cependant où est passé le reste de sa famille, à savoir sa femme et son fils. Aucune explication à ce sujet… Dommage !

Suite à ces retrouvailles, on rencontre d’autres villageois nelwyns, parfois avec des visages familiers. Cela en même temps que la découverte de Kit, Elora, Jade, Graydon et Boorman, la jeune équipe que Willow doit guider.

Leur quête principale étant de sauver Airk le fils de Sorsha, on se demande où l’histoire va nous mener. Elora n’est-elle pas le centre de l’intrigue ? Elle n’est pour l’instant pas mise à son avantage, laissant place à une jeune fille aveuglée par son amour envers Airk.

A la fin, l’intrigue se positionne de manière plus précise. L’histoire tant attendue prend enfin forme ! Les Gales toujours à la recherche d’Elora infectent avec le Lich des proches de Sorsha, devenant ainsi des disciples du Crone. Elora qui est alors en mal d’identité devient alors plus simple à trouver et une proie facile. L’action arrive et pousse notre curiosité à vouloir voir l’épisode suivant. Tout ceci malgré la longueur de la trame, qui peut en lasser plus d’un.

Épisode 3 : La bataille de l’agneau dépecé

La bataille de l’agneau dépecé qui est le troisième épisode, donne un peu de mouvement et d’intrigue à cette série qui a du mal à se lancer.

Elora, toujours en mal d’identité et en danger, se retrouve prisonnière des disciples du Crone. La crédulité de son personnage fait d’ailleurs défaut à l’ensemble de l’équipe. Ce qui rend Willow encore plus aigri qu’il ne l’était déjà… Pas très accueillant donc comme amorce pour une série !

L’action reste moindre sur la durée de l’épisode. Ceci ne permet pas d’être captivé par l’énergie de la série et ne nous pousse pas à vouloir connaître immédiatement sa suite.

Willow parlant à Elora lors de leur voyage
Willow et Elora

Autrement cet opus permet réellement de voir qu’Elora est menacée de mort et non pas l’objet d’une simple convoitise. Cela apporte du fond à cet épisode qui en manque cruellement.

On comprend que malgré sa gentillesse, Elora fait courir un grave danger à toute personne voulant l’aider et que le monde dans lequel elle évolue est bien loin du calme de sa vie d’avant. Est-ce enfin le moment pour Elora de s’affirmer ? Malheureusement pas autant que l’on pourrait l’espérer.

Quelques incohérences du côté des genres vestimentaires des personnages secondaires rendent le visionnage un peu bancal. Ce qui par la suite nous questionne sur les choix faits par la production.

Un cow-boy dans une période qui s’apparente au Moyen-Âge ? Un parti pris qui déroute le spectateur. On ne sait plus trop quoi penser de la ligne directrice de la série dans son ensemble qui, en cherchant l’originalité se perd dans sa fantaisie.

Épisode 4 : Les murmures de Nockmaar

L’équipe est au grand complet pour le quatrième épisode de la saga, qui est également l’épisode charnière de la première saison.

On embarque tout droit vers les souvenirs les plus noirs de Willow, dans le château de Bavmorda. Ce château fait un rappel au film en montrant que Sorsha, est la fille de la méchante sorcière Bavmorda, issue de la lignée de Sang des Six. Ce détail est intéressant puisqu’il apporte des précisions sur les origines du mal.

Ce moment nous apporte également le contenu tant attendu sur l’ensemble des personnages. Il y a enfin matière à leur trouver des familiarités et l’envie de s’accrocher à eux. Chaque personnage tour à tour, va soit sous forme de visions, soit par ses actions, affirmer sa personnalité et s’ouvrir aux autres. On peut ainsi commencer à s’identifier aux personnages et connaître leurs réelles intensions.

Malgré une bonne volonté, la saison 1 semble être en total décalage avec le rythme d’une série fantastique habituelle. Un manque de cohérence se fait ressentir. Cela nous perd et les moments d’action nous semblent trop facilement solutionnés.

Les intrigues se cumulent en faisant des références au film, mais sans créer de lien qui nous mènerait à l’intrigue principale de la série. A savoir : comment Elora va sauver son univers avec l’aide de Willow ?

Cet épisode n’apporte pas, à notre goût, le rebondissement adéquat pour propulser l’intrigue et changer la donne. On sent la bonne volonté de la production, mais la qualité de réalisation n’est pas au rendez-vous. Ce qui parfois lui porte préjudice.

Épisode 5 : La forêt sauvage

Après tant de souvenirs dans l’épisode précédent, on s’attend à de l’action ! Le groupe de héros continue son aventure à travers les ruines du château de Bavmorda sans grosses entraves ce qui est légèrement décevant. Puis on les trouve dans la forêt sauvage et on assiste au retour des Brownies, petits êtres farceurs cachés chez les Bones Reavers.

Bien qu’ils puissent être agaçants, cela fait plaisir de découvrir ou redécouvrir les Brownies. Leur présence est très bien pensée par la production, ce qui apporte une touche de magie à la série qui en manque parfois.

Avant ce passage, Willow fait un choix qui peut paraître particulier… Il ne choisit pas d’utiliser la magie pour repousser les disciples du Crone, mais plutôt un lance-flammes. Cette solution est décevante car on aurait aimé assister à un combat épique.

Willow n’est pas un sorcier légendaire malgré sa place de grand Aldwin. Sa ruse sait néanmoins combler ses lacunes en matière de sorcellerie. Willow serait-il en train de nous mener en bateau sur ses réelles capacités de sorcier ? A ce stade, il semble totalement dépassé par la situation et surmené.

La forêt sauvage va dans la continuité de l’épisode 4 Les murmures de Nockmaar, ce qui offre enfin une logique dans la trame de l’histoire. Les révélations sur les liens familiaux entre les Bones Reavers et Jade montrent que la production a voulu apporter trop de réponses au film à travers la série.

On perd alors une part de magie de la réalisation originale. Une magie qui réside parfois dans ces passages flous qui nous laissent fabuler sur la suite, ce que la série ne fait pas du tout.

C’est donc sans surprise que l’histoire devient de moins en moins entraînante car elle ne laisse pas place à notre imagination. Même avec un rebondissement à la fin de cet épisode, nous ne sommes plus dans le suspens de découvrir le dénouement.

Épisode 6 : Les prisonniers de Skellin

Les prisonniers de Skellin comme son nom l’indique, nous plonge dans la ville souterraine des trolls. Le détour par leur prison est assez plaisant.

Pour ce qui est de la quête de Madmartigan, Sorsha croit que l’armure peut sauver Elora de son destin funeste. Est-ce réellement pour la sauver ?

Malheureusement l’histoire ne nous éclaire pas plus sur les intentions véritables de Sorsha, qui n’oublions pas reste la fille de Bavmorda. Il est alors possible que si Elora ne reste pas un personnage effacé, celle-ci fasse de l’ombre à Sorsha. Ce qui pourrait grandement lui déplaire…

L’apparition du chevalier Allagash est très sympathique. Cela donne un coup d’énergie à la production qui manque d’intrigues bien ficelées en lien direct avec ses personnages principaux. Son nom ne nous est pas inconnu puisqu’il est l’un des chevaliers de Madmartigan. Il est parti il y a de nombreuses années pour récupérer la cuirasse kymérienne cachée au fin fond des voûtes, sous la ville des trolls avec Madmartigan.

Étant emprisonné depuis 10 ans, il nous montre sa vision des événements, à travers ce qu’il a pu en entrevoir dans sa cage.

De son côté, Kit pense avoir une chance de retrouver son père. Cette partie de l’épisode est intéressante et l’on se met facilement à sa place. On comprend son envie et celle-ci est palpable. Qui ne s’y risquerait pas, si proche du but ?

De plus sa rage apporte enfin de la profondeur à son personnage ; Kit semblant jusque-là, n’être qu’une princesse vivant dans un monde surprotégé.

La série commence tardivement mais enfin, à prendre un rythme intéressant pour le spectateur !

Épisode 7 : Par-delà l’océan dévasté

C’est à l’avant dernier-volet de la saison que l’on retrouve le personnage d’Airk. Il est pourtant au début au centre de la motivation de l’ensemble du groupe mené par Willow. Leur but initial étant de le ramener à sa mère.

Son périple, en parallèle de celui de nos héros aurait pu être introduit bien plus tôt pour combler le manque de contenu de certains épisodes.

Airk se dévoile légèrement à nous, métamorphosé. Il comprend ce que son lien sombre avec Bavmorda peut lui apporter, mais aussi lui coûter.

Enfin la série se confie à nous et nous laisse percevoir ce que l’on recherche chez les personnages : de l’authenticité ! Ce passage éclair dans la tête du personnage aurait mérité qu’on y apporte plus d’attention.

Mais l’histoire se perd rapidement entre les soucis d’Elora, le passé de Willow et les mésaventures globales du groupe d’aventuriers.

Une nouvelle venue fait son apparition, à savoir Lili Cashmere, dont tout le monde ignore les véritables intentions.

Boorman, Elora, Kit, Willow et Jade dans la forêt
Boorman, Elora, Kit, Willow et Jade

Malheureusement, L’océan dévasté apparaît comme un énième lieu où le petit groupe va être pourchassé par les Gales, qui ne sont pas plus débrouillards et organisés que la troupe de Willow.

On aperçoit également la cité immémoriale pour la première fois dans sa vraie grandeur. Ce qui reste plaisant, mais la magie n’est pas au rendez-vous. Trop d’attente nous fait perdre la saveur de la découverte et nous ne sommes plus bluffés.

Il est difficile de trouver des points positifs à cet épisode, tant son contenu est pauvre. La réalisation donne l’impression d’avoir laissé tomber ses personnages. Les laissant seuls dériver, tant bien que mal, vers une suite hasardeuse.

Épisode 8 : Les enfants du Wyrm

Dernier épisode de la saison, Les enfants du Wyrm redonne un coup de fouet à l’histoire !

En incorporant de nouvelles intrigues avec des bases fondées, la série sort de sa routine et nous repêche à la dernière minute. Ce qui arrive malheureusement trop tardivement. Le déroulement de l’histoire qui devenait assez longue à suivre se faisait prévisible.

Si le but était de tout révéler dans la saison 2, c’est totalement raté. A trop vouloir attendre, le suspens ne prend plus. La plupart d’entre nous ayant quitté le navire au bout du quatrième épisode, cela ne laisse aucune chance à la suite.

Cependant, le clin d’œil à Val Kilmer est vraiment bien pensé. L’état de santé de l’acteur ne lui permet pas de reprendre son rôle. Il fallait une référence plus forte à son existence omniprésente dans le film. C’est cet épisode, introduit par le précédant qui le fait parfaitement. Madmartigan est un personnage aussi important que Willow dans le film. La série ne pouvait pas uniquement tirer un trait sur lui. Alors il fallait une solution ! Pour nous, la production a démontré tout son talent et ses ressources dans ce moment. On se demande pourquoi toute la série n’est pas comme cela. Surtout maintenant que l’on sait que la réalisation en est largement capable !

On comprend aussi l’interrêt que cet épisode se nomme les enfants du Wyrm. On s’imprègne du nouvel âge tant redouté par Willow, malgré la rapidité de cet événement. Là encore nous espérions avoir plus de contenu. La série qui au début nous étalait moult souvenirs de Willow et Sorsha, se retrouve en chute libre dès qu’il s’agit d’apporter des idées extérieures à celles perpétuées par le film original.

La première saison prend fin ici, nous laissant perplexe. Nous sommes alors partagé entre le plaisir d’avoir revu Willow ainsi que son univers et le regret de ne pas s’être arrêté au film couplé à notre imagination. Cela n’en fait pas une mauvaise série, mais on a l’impression d’être face à une histoire qu’un enfant se serait imaginé sans la retravailler.

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