City of villains, épisode 1 : une plongée dans la noirceur de Monarch city

Publié par Charlène Delcourt le 7 novembre 2021 | Maj le 7 novembre 2021

Bien avant qu’ils ne révèlent tout leur potentiel maléfique dans les films d’animation que l’on connaît, les méchants Disney ont été des adolescents comme les autres… Enfin presque ! C’est cette partie de l’histoire que l’autrice Estelle Laure nous raconte dans sa série « young adult » City of villains, dont le premier tome est sorti en France en mai dernier.

City of villains

Fiche technique du roman City of villains

  • Titre original et français : City of villains
  • Autrice Estelle Laure
  • Traductrice Alice Gallori
  • Éditeur Hachette
  • Nombre de pages : 295
  • Date de sortie : le 12 mai 2021

Résumé : Ce sont eux qui ont fait de nous les méchants.

Mary Elizabeth est une lycéenne comme les autres.  À un détail près : après les cours, elle est en stage au poste de police central de Monarch City. Entre deux tas de paperasses, elle observe avec envie les agents lutter contre la criminalité. Depuis des années, les tensions s’accumulent entre l’élite aisée de la ville et les habitants de la Cicatrice, le quartier défavorisé où régnait autrefois la magie.

Lorsque la fille de l’un des plus puissants hommes d’affaires de Monarch disparaît, Mary Elizabeth est chargée de l’enquête et a enfin l’occasion de faire ses preuves. Mais cet enlèvement n’est que le début d’un mystère bien plus épais et sinistre. Au fil de l’enquête, la jeune fille sera prise dans le combat qui oppose ceux qui maniaient autrefois la magie et ceux qui seraient prêts à tout pour la retrouver. Quitte à engendrer des monstres…

Un tout nouvel univers, rempli de références

Dès les premières pages, on comprend que le monde dans lequel nous emmène l’autrice n’est pas celui qui nous est familier : la Chute, les Héritiers, la Grande mort, la Cicatrice, les Enclavés, les magicalistes, amagicalistes et naturalistes, autant de mots qui ne signifient pas grand-chose pour le lecteur et semblent importants dans l’histoire… Si cela peut être déconcertant au départ, on se familiarise peu à peu avec ces termes et l’univers dans lequel ils nous entraînent, cette ville sombre et mystérieuse qu’est Monarch city. Pour faire court, et sans trop en dévoiler, la magie autrefois présente dans le quartier de la Cicatrice (Scar en VO) a disparu dans des conditions inexpliquées, privant ses habitants (les Héritiers) de leurs pouvoirs. Depuis, le quartier a été investi par les Enclavés, la population de Monarch city née sans pouvoirs, et de fortes tensions existent entre les deux camps.

Dans ce contexte un peu particulier, Mally, une adolescente hautaine toujours accompagnée d’un corbeau (ça vous rappelle quelqu’un ?) disparaît du jour au lendemain, et notre héroïne Mary Elizabeth, lycéenne en stage au poste de police, est chargée de l’enquête. Accompagnée de sa coéquipière Bella, elles vont tenter de percer les mystères de leur ville bien aimée.

Si l’environnement de Monarch city est nouveau, aucun doute sur le fait que l’on est dans un roman Disney, tant les références sont nombreuses : des noms des personnages à ceux des lieux, en passant par des références plus subtiles glissées ici et là, on retrouve avec plaisir les éléments des films d’animation que l’on affectionne. Les personnages sont d’ailleurs fidèles à l’image que l’on a d’eux, et l’on ressent la passion de l’autrice pour cet univers.

City of villains : un roman policier pour adolescents

La première partie du roman installe progressivement l’ambiance particulière de la ville, et surtout de la Cicatrice, mais aussi l’histoire, les personnages principaux et les liens qui les unissent. On découvre donc Mary Elizabeth Heart, une héroïne simple et attachante qui a connu des traumatismes, mais se bat pour son avenir. Son personnage est intéressant à suivre, et il est facile de s’identifier à elle.

On rencontre aussi le ténébreux James Bartholomew (surnommé Capitaine Ecorché), petit ami de Mary Elizabeth, son bras droit Mouche, ou encore la rebelle Ursula Atlantica, meilleure amie de l’héroïne. De nombreux personnages secondaires viennent compléter ce petit groupe, bien qu’ils ne soient pour la plupart pas énormément développés.

Une fois la présentation de l’univers et des protagonistes faite, la seconde partie de l’histoire s’attache plus particulièrement à l’enquête sur la disparition de Mally, puis à d’autres évènements étranges qui se produisent dans la Cicatrice. L’histoire est prenante et les événements s’enchaînent plus rapidement, au point que le récit semble prendre parfois des raccourcis, ce qui est malheureusement prévisible dans un roman de cette longueur. La fin est également un peu abrupte, mais un deuxième tome étant prévu pour avril 2022, on peut espérer que certains points de l’histoire y seront approfondis.

Malgré quelques défauts, nous avons dévoré ce premier tome, qui nous a fait passer un bon moment dans cette ambiance sombre mêlant fantasy et roman policier, le tout imprégné de chouettes références à l’univers Disney !

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