A l’occasion de la journĂ©e de la Terre qui se tenait le 22 avril en 2022, la plateforme Disney+ a dĂ©voilĂ© plusieurs programmes originaux. Parmi eux, le documentaire « Ours polaire » est le dernier chef d’œuvre en date du studio DisneyNature. TournĂ© en Arctique, il emporte le spectateur dans le tumulte de ses sentiments, entre images grandioses de ce mammifère au mode de vie mĂ©connu et prises de consciences douloureuses du rĂ©chauffement climatique. Une production Ă la hauteur des prĂ©cĂ©dentes de la marque, que nous vous invitons Ă dĂ©couvrir…

Fiche technique du documentaire Ours polaire
- Titre original : Polar Bear
- Titre français : Ours polaire
- Réalisateurs : Alastair Fothergill et Jeff Wilson
- Producteurs : Alastair Fothergill, Jeff Wilson et Roy Conly
- Studio de production : DisneyNature
- Genres : documentaire, animaux et nature
- Durée : 1 h 24
- Sortie : le 22 avril sur la plateforme Disney+
Résumé
Le documentaire DisneyNature « Ours polaire » raconte l’histoire d’une ourse qui replonge dans ses souvenirs d’enfance pour mieux surmonter les difficultĂ©s inhĂ©rentes Ă sa nouvelle vie de mère, dans un monde de plus en plus hostile aux ours polaires.
Disney+
Des images Ă couper le souffle
Les documentaires DisneyNature sont réputés pour la qualité de leurs images et « Ours polaire » ne fait pas exception. Tourné grâce à des appareils à la pointe de la technologie, entre prises de vues au sol et dans les airs, ce nouveau film est une ode à l’arctique et à l’un des animaux se situant au plus haut de la chaine alimentaire de cette biosphère, très présent dans notre imaginaire et dont la vie reste pourtant un mystère : l’ours polaire.
Les rĂ©alisateurs ont eu le regard juste (et beaucoup de patience) afin de nous offrir, Ă nous autres spectateurs, des images grandioses d’ours polaires. Le film rassemble les moments les plus reprĂ©sentatifs de la vie de ces mastodontes, au sommet de la chaine alimentaire de la banquise.
La prioritĂ© de toute espèce sur Terre est de se nourrir. C’est donc sans surprise que la chasse est au cĹ“ur du documentaire. Ce que nous avons cependant apprĂ©ciĂ© dans ces sĂ©quences, c’est l’absence de violence. Certains documentaires sur National Geographic sont particulièrement Ă©prouvants, montrant de façon très crue la chasse des prĂ©dateurs. Ce n’est pas le cas d' »Ours polaire« . Si nous voyons, quelques attaques extrĂŞmement courtes, les images se concentrent plus sur la technique d’approche et la ruse que sur l’attaque en elle-mĂŞme. Le documentaire est donc adaptĂ© aux âmes sensibles (mais attention aux jeunes enfants Ă qui le documentaire n’est quand mĂŞme pas conseillĂ©).
La deuxième occupation des ours polaires, c’est de dormir. Mais ne vous inquiĂ©tez pas, nous ne passons pas le documentaire Ă les regarder faire, ce serait passablement ennuyeux…
Nous avons bien Ă©videmment gardĂ© le meilleur pour la fin : les sĂ©ances d’interactions sociales entre les ours ! Les images de ces moments sont clairement les plus extraordinaires de toutes. Que ce soit entre deux oursons qui apprennent la vie ou entre deux adultes qui se courtisent, les scènes de jeu, type « bagarres » et « courses poursuites » sont beaucoup trop adorables pour nos cĹ“urs sensibles ! Glissades sur la banquise, plongeons dans l’eau, autant d’images rares de cette espèce qui nous sont proposĂ©es par l’Ă©quipe de tournage. Enfin, les instants câlins sont aussi de la partie et rien n’est plus Ă©mouvant qu’un câlin entre une maman ours et son petit…
Bref, vous l’aurez compris, les images du documentaire sont Ă couper le souffle, d’autant plus sur des Ă©crans de grande qualitĂ© qui rendent hommage au matĂ©riel de haute technologie utilisĂ©. Les rĂ©alisateurs et autres membres de l’Ă©quipe de tournage ont su avoir l’Ĺ“il pour immortaliser des moments incroyables, et c’est lĂ toute la magie du documentaire…
Gravité du réchauffement climatique
« Ours polaire » nous emmène aux confins de la Norvège, dans un fjord réputé pour être le territoire de nombreux ours polaires. Mais le climat de cette nature est fragile. Saisons après saisons, le réchauffement climatique se fait de plus en plus sentir. La banquise fond de plus en plus tôt chaque année et modifie de façon spectaculaire le lieu de vie des ours. Les reliefs changent, les chemins habituellement empruntés disparaissent, les séances de nage se rallongent, tout est chamboulé. Mais surtout, les proies à chasser sont plus rares, et plus difficiles à attraper…
L’accent est mis Ă de multiples reprises sur la dĂ©gradation progressive mais rapide de l’Ă©tat de la banquise. Sans ĂŞtre pour autant culpabilisant, le documentaire nous met face Ă la fonte des glaces et Ă la disparition de la banquise, lieu de vie des ours, qui malgrĂ© tout sont forcĂ©s de s’adapter pour survivre.
Le documentaire saura vous arracher ce sentiment douloureux de rĂ©alisation profonde de l’Ă©tat de santĂ© de notre planète. Tous les films Disney ont une/des morales, un but. « Ours polaire » a pour mission première de nous en faire dĂ©couvrir la vie de cet animal emblĂ©matique que nous voyons rarement, et pour mission seconde de nous montrer le dĂ©sastre Ă©cologique se dĂ©roulant actuellement sur notre planète.
Avant de visionner le film, nous pensions « simplement » passer un bon moment Ă regarder Ă©voluer les ours polaires, mais nous avons Ă©tĂ© frappĂ© par la dĂ©gradation de leur habitat. La prĂ©sentation du phĂ©nomène de rĂ©chauffement climatique, qui nous est montrĂ© par l’Ă©volution, ou plutĂ´t la disparition, de la banquise au fil des mois de l’annĂ©e, ne peut ĂŞtre plus claire. Le rĂ©chauffement climatique est bien lĂ et modifie profondĂ©ment les Ă©cosystèmes. Encore une fois, « Ours polaire » ne cherche pas Ă ĂŞtre culpabilisant, ce sujet n’est pas abordĂ©. Mais il nous met face Ă l’Ă©vidence, qui est bien moins visible sous nos latitudes.

Ours polaire : le making-of
La sortie du documentaire « Ours polaire » s’accompagnait de celle de son making-of, un film d’une durĂ©e similaire, nous plongeant dans l’envers du dĂ©cors. Le tournage des images idylliques du documentaire se rĂ©vèle bien plus pĂ©rilleux que ce que leur perfection nous laisserait penser. Tout en tournant le film, les membres de l’équipe se sont Ă©galement eux-mĂŞmes enregistrĂ©s, ainsi que leurs, nombreuses, pĂ©ripĂ©ties.
Ici aussi, le réchauffement climatique fait des ravages. L’arctique en elle-même est une région périlleuse. Si les véhicules transportant l’équipe à travers plaines et montagnes glacées sont adaptés à ce milieu extrême, il n’en reste pas moins que les changements d’épaisseur et de densité de neige, les tempêtes et le brouillard ne sont pas des conditions idéales pour se déplacer et tourner de belles images. Mais le réchauffement climatique et la fonte de plus en plus précoce de la banquise au printemps rendent la recherche des ours polaires encore plus difficile. Le scénario du film (car oui c’est bien un scénario écrit à l’avance, comme un véritable film) demandait de trouver des familles précises et cela n’a pas été de tout repos.
L’équipe du film raconte également qu’ils devaient se méfier des ours polaires qui, bien que ressemblant à d’adorables peluches sur les images, restent de véritables prédateurs, qui peuvent prendre les humains pour des proies, la prudence était donc de mise.
Le making-of aborde aussi le versant vie quotidienne de cette expédition, qui a duré plusieurs mois pendant lesquels l’équipe était seule au milieu de la banquise, comme les différentes émotions ressenties par l’équipe en fonction des évènements. En bref, pendant 1 heure 30, nous suivons l’équipe pendant tout le tournage.

« Ours polaire » est un documentaire à couper le souffle, avec des images extraordinaires d’une telle qualité qu’on pourrait s’imaginer glisser les doigts dans la fourrure si caractéristique des ours. Si son message sur les conséquences terribles du changement climatique vous serrera le cœur, il vous le réchauffera par ses images réconfortantes d’adorables oursons et ours maladroits et affectueux. Le making-of lui reste un « simple » documentaire sur le tournage du film, qui nous plonge dans les coulisses de ce qui reste un documentaire tourné dans des conditions véritablement exceptionnelles dans tous les sens du terme. En conclusion, nous pouvons donc dire que nous avons passé un bon moment devant ces programmes originaux Disney+ et avons hâte de découvrir les prochaines productions DisneyNature pour la plateforme.