Pirates of the Caribbean : une attraction à travers le monde

Publié par Maxime Blanchart le 3 juillet 2022 | Maj le 3 juillet 2022

Ouverte pour la première fois en Californie en 1967, l’attraction Pirates of the Caribbean a connu un destin pour le moins extraordinaire. Avec un total de 5 versions dans le monde et inspirant 5 films devenus cultes, l’attraction est devenue immanquable pour chaque visite dans un Parc Disney. Revenons ensemble sur l’histoire de ce phénomène unique.

La version de Disneyland Paris

Le 12 avril 1992, Pirates of the Caribbean est prête à accueillir ses tout premiers visiteurs, comme l’ensemble du Parc Disneyland. Conçue par les créateurs de la Walt Disney Imagineering, en collaboration avec la société suisse Intamin (société de conception de montagnes russes), l’attraction est un parcours scénique dans lequel les visiteurs découvrent les scènes en étant installés dans des barques et en voyageant sur l’eau.

L’attraction se situe dans le fond d’Adventureland, l’entrée se faisant sous un mat de bateau orné d’une voile portant le nom de l’attraction. Le bâtiment quant à lui, représente une prison pirate. La file d’attente y est principalement couverte (pour mieux coller à la météo européenne souvent capricieuse) et serpente dans les couloirs de ce qui semble être une prison pirate.

Une fois à bord, cette version a la particularité d’avoir comme première scène un véritable restaurant, le Captain Jack’s, véritable auberge de flibustiers où les guests de Disneyland Paris peuvent prendre un repas dans une ambiance tamisée, avec vue sur l’attraction. Pour la suite, les Imagineers ont décidé de créer un parcours allant du donjon d’une prison, à une ville totalement en proie aux flammes suite à la visite de pirates, en passant aussi par des scènes de combat ou encore des marchés d’échanges… avec du rhum en guise de monnaie ! 

A son ouverture, l’attraction comporte une vision plus fraîche et complète que ses homologues déjà existantes dans le monde. Il a fallu attendre les 25 ans de Disneyland Paris pour qu’une rénovation sérieuse débute. Avec un chantier de plus de 6 mois, les artistes de Disneyland Paris ont eu le temps de rénover tous les animatroniques, les décors, les bateaux, les systèmes… Et de faire quelques ajustements. Puisque l’attraction est devenue une saga cinématographique avec les années, les Imagineers ont finalement intégré le personnage principal de ses films : le Capitaine Jack Sparrow. Il a été ajouté 2 fois dans l’attraction pour le plus grand bonheur des fans, avec notamment une apparition dans la scène finale où il chantonne le fameux “Yo Ho, Yo Ho (A Pirate’s Life for Me)”. Peu avant cette scène finale, c’est le Capitaine Barbossa que les visiteurs peuvent croiser, mais étant toujours maudit, il se transforme en squelette sous la pleine lune… Effet garanti ! La version améliorée a ouvert ses portes le 24 juillet 2017.

La version parisienne en quelques chiffres :

  • 116 animatroniques (52 pirates et villageois, 12 squelettes et 52 animaux) ;
  • 10 minutes et 30 secondes d’attraction ;
  • 2 chutes ;
  • 30 000 pièces d’or créées rien que pour la salle du trésor ;
  • 72 effets pyrotechniques mis en commun pour la deuxième chute.

Pirates of the Caribbean ailleurs dans le monde

L’attraction est grandement réfléchie par Walt Disney lui-même. Il rêvait d’un parcours scénique et pédestre dans lequel les visiteurs pourraient se balader et découvrir un univers de type pirate plus vrai que nature. Mais dès la Foire Internationale de New-York en 1964, et au vu des progrès techniques réalisés durant cette période (notamment avec “it’s a small world” qui a vu le jour là-bas), le concept de l’attraction est repensé et le modèle de barques flottantes sur l’eau est adopté. L’attraction ouvrit donc officiellement le 18 mars 1967 dans le Parc Disneyland à Anaheim. Et malheureusement, Walt n’a donc jamais vu le résultat final de son projet. L’attraction est alors placée dans le land New Orleans Square, rappelant le passé de la piraterie à la Nouvelle-Orléans. En 2006, l’attraction a subi une importante rénovation et est devenue la première à contenir des personnages issus des films : Jack Sparrow y apparaît dans 3 scènes, et le capitaine Barbossa remplace un capitaine de navire déjà présent dans l’attraction.

C’est ensuite en 1973 que la deuxième version de l’attraction voit le jour dans le parc Magic Kingdom, un peu plus de 2 ans après l’ouverture du Parc. La Floride étant géographiquement située proche des Caraïbes, les Imagineers se sont longtemps demandés si l’attraction intéresserait autant le public floridien ; mais finalement, le succès de la version californienne leur donne envie de la lancer. Elle est située dans Adventureland, en frontière avec la partie hispanique de Frontierland. Ainsi, le bâtiment d’entrée représente un port typique des Caraïbes, ce qui fait parfaitement la transition entre les deux lands.

L’entrée de Pirates of the Caribbean dans le parc Magic Kingdom

Dix ans plus tard, c’est à Tokyo que l’attraction ouvre en même temps que le parc Tokyo Disneyland. L’architecture et l’histoire de l’attraction est reprise de la version d’Anaheim, bien que située dans Adventureland et ne contenant qu’une seule chute. Elle est améliorée avec Jack Sparrow et le capitaine Barbossa en 2007.

Disneyland Paris s’ajoute en 1992 à la liste des Parcs comprenant cette attraction et cela restera la dernière jusqu’au 16 juin 2016 où une nouvelle version et non des moindres, vit le jour : Pirates of the Caribbean: Battle for the Sunken Treasure à Shanghai Disneyland. Il s’agit ainsi de la première version sortie après la saga cinématographique. Elle contient des animatroniques tels que les personnages Jack Sparrow et Davy Jones. Les Imagineers se sont efforcés à réinventer totalement l’attraction, afin de la mettre au goût du jour et de profiter de toutes les technologies existantes à cette époque. Les bateaux ne sont plus tirés par un câble mais sont mis en mouvement grâce à un système d’aimants. Pour certaines scènes, les bateaux naviguent entre des projections géantes et plus vraies que nature, mélangeant sons, lumières et effets aquatiques. D’autres scènes utilisent néanmoins de véritables décors en 3D, comme dans les autres versions. De par ces techniques, l’attraction comporte le nombre étonnant de 9 animatroniques en tout et pour tout, ce qui est largement inférieur à la centaine utilisée en général. L’histoire suit donc la traque narrative des films, les visiteurs ayant l’impression de commencer sous l’eau, avant d’en sortir et de se retrouver au milieu d’une véritable bataille de pirate. Il n’en est pas moins que Pirates of the Caribbean: Battle for the Sunken Treasure est un magnifique aboutissement technique et créatif et fait partie des attractions les plus réussies de tous les Parcs Disney dans le monde.

Scène sous marine de Pirates of the Caribbean: Battle for the Sunken Treasure

Une attraction… Devenue film !

Les attractions étant devenues cultes pour les fans du monde entier, comment réussir à la rendre encore plus spéciale ? En la faisant devenir l’une des premières attractions ayant inspiré un film bien sûr ! Ainsi, en 2003, les studios de la Walt Disney Company sortent leur tout nouveau chef-d’œuvre : Pirates des Caraïbes : la malédiction du Black Pearl. L’histoire est celle d’une malédiction aztèque ayant frappé l’équipage du Black Pearl, ancien bateau du principal protagoniste du film Jack Sparrow (interprété par Johnny Depp), qui souhaite quant à lui récupérer ce qu’il appelle “son bâtiment”. On retrouve également au casting Orlando Bloom, Keira Knightley ou Geoffrey Rush. Le personnage de Jack Sparrow deviendra l’emblème même de la saga, ce qui lui permettra de rejoindre plus tard les animatroniques des attractions dans le monde. Le film connaîtra quatre suites en 2006, 2007, 2011 et 2017. La saga Pirates des Caraïbes deviendra finalement l’une des plus rentables de l’histoire avec plus de 4,5 milliards de dollars de chiffre d’affaires dans le monde. 

Avant cela, en 2002 , est sorti le films The Country Bears, inspiré de l’attraction homonyme se trouvant uniquement à Anaheim et Tokyo, pour devenir le tout premier film inspiré d’une attraction. Plus tard, d’autres attractions connaîtront le même avenir dans le cinéma, à commencer par Haunted Mansion qui sortira dans les salles en 2004 dans le film Le Manoir Hanté et les 999 fantômes , tout comme Jungle Cruise sorti en 2021 sous le même nom que l’attraction.


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