Bad Robot, la société de J.J. Abrams courtisée par Disney

Publié par Joshua Bobée le 24 janvier 2019 | Maj le 24 janvier 2019

Après plusieurs années de collaboration, le contrat de distribution unissant la Paramount et la société de J.J. Abrams, Bad Robot, arrive à son terme. La fin d’un deal qui suscite de nombreuses convoitises à Hollywood. En effet, la plupart des majors du cinéma participent activement aux négociations pour intercepter les droits de distribution.  La Walt Disney Company, Universal, Warner Bros ou encore Apple, les prétendants sont nombreux et les négociations s’annoncent rudes et épineuses selon les sources du site Deadline. Des sociétés qui invoqueront leurs plus grandes compétences et qualités pour récupérer le très créatif J.J. Abrams et sa société de production.

Disney, le nouveau partenaire

J.J. Abrams et Bob Iger, © The Walt Disney Company

J.J. Abrams et Bob Iger, © The Walt Disney Company

Disney s’impose assez logiquement en meneur des négations pour le moment, et non sans raison. La société de Burbank dispose d’innombrables atouts pour convaincre J.J. Abrams avec en première ligne sa force de diffusion : les chaines de télévisions, les multiples studios, l’arrivée prochaine de la plateforme Disney + et l’assimilation imminente de la 20th Century Fox, entre autres. De plus, la compagnie possède une forte expérience dans le développement de licences notamment par le merchandising et les parcs d’attractions. Des éléments qui répondent à la volonté de Bad Robot de diversifier ses activités, avec prochainement le développement de branches jeux vidéo et théâtre. Aussi, il faut ajouter que depuis sa participation au retour de Star Wars, J.J. Abrams entretient des très bonnes relations avec la Walt Disney Company et son président Bob Iger.

Le choix de l’indépendance pour Bad Robot ?

Si Disney est en pole position, d’autres compagnies sont en bonne place avec parmi elles Warner Bros, collaborateur exclusif de Bad Robot pour les séries depuis 2008. Un duo à l’origine de Fringe, Person of Interest, Almost Human, Westworld ou encore Castle Rock, une équipe de nouveau réunie pour Demimonde, la prochaine création de J.J. Abrams. Universal, prétendant suivant, est un sérieux concurrent pour la compagnie de Mickey avec une même puissance de diffusion, l’expérience des licences, les parcs autour du monde et l’appui télévisuel avec NBC. Un nouveau bras de fer entre Comcast et Disney s’annonce-t-il ? Si Netflix et Sony s’intéressent de loin, Apple s’impose lui comme l’outsider inattendu, un nouvel acteur du divertissement offrant des moyens importants et une créativité débridée dans le cadre de la constitution de sa plateforme, des arguments qui pourraient convaincre le petit robot de J.J. Abrams. Et si Bad Robot faisait simplement le choix de ne pas choisir ? L’indépendance reste une option possible pour la société de production mais risquée quant à la visibilité de ses œuvres.

J.J. Abrams, l’homme derrière Bad Robot

J.J. Abrams, créateur et président de Bad Robot

J.J. Abrams, créateur et président de Bad Robot

Née en 1998, la société produit son premier long-métrage en 2001 : Une virée en enfer. Le petit génie signe ensuite un accord avec ABC, suivront deux séries iconiques Lost : les disparus et Alias. Un passage par l’univers des séries n’ayant rien d’inédit pour J.J. Abrams qui officie à l’écriture de nombreuses séries dans les années 1990. En 2006, la société accélère son ascension et signe un accord de distribution avec Warner Bros Television pour les séries et la Paramount pour les longs-métrages. Un contrat offrant l’explosif retour de Mission Impossible, le nouveau départ de Star Trek et l’arrivée de la largement plébiscitée franchise Cloverfield , une série de films couronnée de succès. Néanmoins, c’est bien le petit écran qui offre à Bad Robot ses heures de gloire avec Alias, Lost : les disparus, Fringe, Person of Interest ou encore Westworld. Mais J.J. Abrams, le créateur touche à tout de la société, ne s’arrête pas à ces contrats de distribution. En effet, depuis 2015, il œuvre au retour de Star Wars avec la réalisation du Réveil de la Force et le prochain épisode Star Wars IX qui sera coproduit par son entreprise Bad Robot.

Le mystère concernant le ou les futurs partenaires de distribution devrait prendre fin dans les prochaines semaines.

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