Bambi

Publié par Christophe Navarre le 8 février 2014 | Maj le 18 mars 2018

Bambi simplement magnifique. À mon égard, c’est le plus beau chef-d’œuvre Dessins animé Disney. C’est un film avec une simplicité sublime. La majorité de ce type de films représente des divertissements. Ici, il n’a pas de blockbusters d’animation qui mettent les bouchées doubles en ce qui concerne la forme tout en occultant le fond. Bambi représente un film d’une vraie Puissance et d’une Violence. Ce qui n’avait pas touché l’esprit des jeunes enfants qui le suivaient à l’époque après un premier visionnage. Pourtant, c’est une œuvre grandiose. L’histoire de l’existence y est développée. Il s’agit de la Vie avec ses découvertes, ses joies, ses combats, ses peines, etc. Dans ce Disney la dureté de l’existence n’est pas été adoucie. La violence présente dans le monde en tout temps et en tout lieu, sous diverses formes, n’a pas été épargnée. À titre illustratif, la mort poétique et glaçante de sa maman, l’inhumanité de son combat contre un rival pour son amour inconditionnel de féline, l’incendie ou encore le duel avec ces chiens de chasse. C’est aussi un film qui s’est contenté de montrer avec une intensité les moments de tristesse et de bonheur d’un faon qui grandira.

Une critique sur le film Disney Bambi

  • Production : Walt Disney Pictures
  • Titre original :  Bambi
  • Titre français : Bambi
  • Sortie française : 15 Juillet 1947
  • Sortie américaine : 13 Août 1942
  • Durée : 1h13
  • Long-métrage d’animation
  • Réalisateur : David D. Hand
  • Scénario : Perce Pearce
  • Musique : Frank Churchill et Edward H. Plumb

Bambi raconte l’histoire attendrissante d’un petit faon nouveau-né, futur « Prince de la forêt ». Au fil du temps, Bambi va apprendre à marcher sur ses quatre pattes, parler et rencontrer l’amitié avec les autres animaux, Fleur le putois et l’adorable petit lapin Pan Pan en nous faisant découvrir les merveilles de la vie et de la splendide beauté de la nature.

L’exceptionnelle virtuosité

Parlant artistiquement, Bambi demeure certainement de loin le film avec le plus d’aboutissements, même de nos jours. Les graphismes, l’ambiance (tantôt fabuleusement, tantôt lumineuse), la réalisation, les thèmes traités (immensément adultes comme film qui pour beaucoup est « enfantin », ils ne l’ont pas vu certainement), l’utilisation de la musique ainsi que le montage. Tous ces aspects ont été grandioses. C’est Film Disney avec moins de divertissants, contrairement au Roi Lion. Un film qui traumatise tout en manquant bizarrement d’épique et d’héroïsme

Bambi, un grand classique

Dans le studio Disney, Bambi est resté à la cinquième place du grand classique. Un chef-d’œuvre  Disney sans conteste. En plus, il a réussi à regrouper trois arts qui se sont mélangés. Il s’agit du dessin, de la musique et du cinéma. Il est plus que ça. C’est une sorte d’Histoire de notre Vie. Ce Bambi qui raconte la vie de ce faon qui va naitre et connaitre le malheur et la joie. Réellement, c’est le seul perso important, car les autres ne font que de la représentation configuration de ces étapes l’existence humaine.  Bambi a été accompagné par ses amis comme Fleur et Panpan.

Des personnages

Le père de Bambi était le roi de la forêt. Il a apparu peu de temps, mais ses sorties sont encore majestueuses. Ce qui démontre le respect que les autres lui vouent. À la naissance de Bambi, il s’est mis sur un écueil pour veiller sur sa progéniture. Ensuite, c’était pour prouver à Bambi que c’est lui qui incarne le rôle de chef et que sa responsabilité consistait à prévenir de l’arrivée des chasseurs. En outre, c’était pour lui venir en aide lorsqu’il fera son deuil. En fin, quand son fils accédera au statut de père.

La présence de L’Homme dans le film Disney

La méchanceté de l’homme est mise à nue dans ce Disney Bambi, car il est présenté comme l’ennemi de ces animaux. Le plus grave, c’est que l’homme est beaucoup plus menaçant et effrayant alors que sa vraie image n’est pas représentée ; justement une simple suggestion. Il n’y a pas une seule scène où il est concrètement montré. Justement, dès que son coup de fusil est montré, c’est la peur mortelle. Avec son caractère de danger commun pour ces animaux, il l’est encore plus pour toute la forêt. L’illustration est donnée par cet incendie vers la fin provoquée par l’inattention de l’homme. En fin, on retiendra que c’est l’homme qui cause à la fois directement et involontairement la disparition de toute existence.

La maman de Bambi symbolise une mort traumatisant un ensemble de personnes. La scène laisse constater une mort de cette pauvre biche. Elle n’arrivait pas à conduire son petit devant accomplir  ce long chemin. Lorsque son patriarche lui fait savoir qu’elle ne va plus revenir marque une épreuve dont le faon parvient à se surpasser pour suivre son père et devenir fort pour finalement faire face à tous ces dangers. Émotionnellement, c’est un film très  complet, car tout le lexique autour du film enseignement la vie de façon générale avec ses joies et ses malheurs.

La version grand écran de Bambi a fêté ses 70 ans il y a deux jours.  Tout comme Perrault, Andersen ou les frères Grimm,  Walt Disney avait encore puisé sa source d’inspiration chez le romancier Felix Salten pour Bambi. Un jeune faon envahit les écrans américains le 13 août 1942. On pouvait dire merci à Walt Disney pour les gags et l’humour, mais également au romancier Autrichien Salten pour avoir écrit en 1923 Bambi, l’histoire d’une vie dans les bois.

Bambi, Charmant Bambin

L’adaptation ciné était assez fidèle de la traduction de 1928, relatant l’enfance paisible de l’animal peuplée de jeux et d’insouciance  partagés avec ses amis de la forêt, avant d’évoluer vers l’âge adulte au moment de la disparition tragique de sa mère et y découvrant ainsi l’amour, la cruauté et les responsabilités du prince de la forêt.

Bambi=bambino, un nom fait sur mesure pour un enfant creusant son trou dans un lieu inconnu peuplé de créatures tout aussi inconnues : la forêt.
Menacé par la censure nazie, Salten avait trouvé un parfait joker en utilisant la métaphore de la vie des animaux. Un autre de ses ouvrages, Bêtes Captives, publié en 1931,  dénonçait avec clairvoyance le sort qui attendait les juifs en Europe.

Cinq ans plus tard, Bambi est interdit. Salten s’exile alors vers la Suisse pour en écrire la suite: Les enfants de Bambi; une famille dans la forêt.

Pas de méprise: ce n’est pas la source d’inspiration de Bambi 2, sorti en 2006, où les studios creusent les relations entre Bambi et son père.

Bambi
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