She-Hulk, avocate : notre avis sur la série Marvel

Publié par Florence Varaldi le 14 janvier 2024 | Maj le 20 janvier 2024

La cousine de Hulk a fait son entrée dans le MCU via Disney+. Jennifer Walters alias She-Hulk, avocate à la Cour a suscité bien des débats. Pourquoi ? Le point dans cet article.

Informations et synopsis de She-Hulk, avocate

  • Date de sortie française : 18 août 2022
  • Nombre d’épisodes : 9
  • Durée d’un épisode : 30 minutes
  • Création et scénario : Jessica Gao, d’après les personnages créés par Stan Lee et John Buscema
  • Production  : Marvel Studios
  • Genres : Comédie, Super-héros, Judiciaire

Synopsis

Dans She-Hulk : Avocate, Jennifer Walters (Tatiana Maslany), une avocate spécialisée dans les affaires juridiques liées aux super-héros, doit gérer la vie compliquée d’une trentenaire célibataire qui se trouve être un Hulk vert de plus de 2m, dotée de super pouvoirs.

Informations et synopsis de She-Hulk, avocate
Jennifer Walters a des journées bien remplies. Source : Marvel.com

She-Hulk : l’avis de l’équipe sur la série (sans spoilers)

Pour être tout à fait honnête, l’équipe est partagée sur ce point. Mais, apparemment, nous ne sommes pas les seul-e-s. La série Disney+ She-Hulk a eu le mérite de faire couler beaucoup d’encre en tous cas.

Certains membres de l’équipe n’ont pas du tout accroché au personnage principal, ne se retrouvant absolument pas dans l’archétype de la femme du XXIème siècle proposé par les créateurs de la série. D’autres ont apprécié la série, la jugeant bien, mais sans plus (avec une nette préférence pour Loki comme meilleure série du MCU à ce jour). D’autres encore ont beaucoup apprécié certains points précis de la série : l’ambiance globale à la Ally McBeal, les passages avec le génial Wong ou encore la performance de Tim Roth alias Emil Blonsky alias L’Abomination.

She-Hulk : la déception ?

Dès le début, la série centrée sur la cousine de Bruce Banner a suscité moins d’anticipation que des titres tels que Doctor Strange ou Black Panther. La déception potentielle a été attribuée à diverses raisons, notamment le traitement en perte de vitesse du personnage de Hulk depuis Avengers: Endgame, les inquiétudes liées à la modélisation de la protagoniste, et une fatigue générale face aux nouvelles itérations de nos héros alors que le catalogue de personnages Marvel est déjà vaste.

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Le manque d’enthousiasme était palpable, à tel point que des révélations majeures ont été divulguées avant même la diffusion, dans une tentative de stimuler l’intérêt. Cependant, même avec ces artifices marketing, l’attention du public s’est davantage portée sur Daredevil que sur Jennifer Walters, même avant la première. Ce constat souligne les défis auxquels la série était confrontée dès le départ.

She-Hulk s’est démarquée des autres productions Marvel en adoptant un ton de comédie juridique, une audace qui, malheureusement, ne s’est pas révélée aussi réussie que prévu. Le mélange d’humour et d’aspects juridiques n’a pas été bien maîtrisé, avec des blagues tombant souvent à plat et des procès traités de manière superficielle. Le concept de justice pour les surhumains, bien que séduisant, a été desservi par des affaires ridicules et des accusés présentant des incohérences narratives.

La série a également souffert d’une structure narrative déséquilibrée, avec des épisodes de remplissage qui ont ennuyé les spectateurs et des sous-intrigues sans impact significatif sur le développement global. Le traitement léger des thèmes importants, tels que la libération de Blonsky, a affaibli l’impact émotionnel, donnant par moments l’impression que la série n’était pas canon dans l’univers Marvel.

She-Hulk  : la déception ?
source image : Gamerant

Pourtant, au milieu des critiques, une lueur verte d’espoir émerge. Tatiana Maslany incarne avec brio Jennifer Walters/She-Hulk, offrant une performance engageante et explorant des questions intéressantes sur l’identité et la représentation féminine. Malgré les lacunes visuelles dues à des effets spéciaux critiquables, le personnage de She-Hulk trouve une évolution intrigante, surtout lorsqu’elle est traitée sous l’angle de sa sexualité.

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Le grand point positif de She-Hulk réside dans la séquence finale audacieuse et méta qui a apporté un éclair de génie à la série. Cela a permis d’aborder des critiques avec un sens de l’humour et de la conscience, révélant une certaine auto-réflexion du studio sur les lacunes de la production.

Bien que portée par une protagoniste charismatique, la série n’a pas réussi à répondre aux attentes, se classant parmi les programmes les plus faibles de la phase 4 du MCU. Cependant, l’exploration future du personnage et les perspectives du film solo sur Hulk suscitent toujours un certain intérêt pour l’avenir du MCU.

Conclusion

L’équipe a (globalement) aimé la série. Était-elle parfaite ? Pas du tout. Était-ce la meilleure série du MCU ? Non. A notre avis, c’est plutôt Loki ou Moon Knight qui remporte la palme.

Cela dit, nous ne comprenons pas la haine que cette série a suscitée. She-Hulk, c’est aussi une réflexion particulière sur ce que cela signifie d’être un Hulk (et un HULK DIFFÉRENT de Bruce Banner), de nombreux caméos et des surprises. Tatiana Maslany a comme toujours réalisé une interprétation remarquable. Les seconds rôles nous ont également bien fait rire : les acteurs et actrices interprétant Nikki Ramos (Ginger Gonzaga) ou encore Augustus « Pug » Pugliese (Josh Segarra) ont vraiment été épatants. Nous avons aimé que la série Disney + She-Hulk ne se prenne pas au sérieux.

Nous lui donnons une note de 6.5/10. Notre conseil : si vous ne l’avez pas encore vue, donnez lui sa chance et faites vous votre propre opinion. Ne la prenez pas trop au sérieux : il s’agit après tout d’une comédie. Nous espérons que vous vous amuserez bien.

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