Star Wars Episode 1 – La Menace Fantôme : notre critique du film

Publié par Baptiste Pouant le 23 août 2018 | Maj le 23 août 2018

Nous sommes en 1999, 16 ans après Le Retour du Jedi. La saga la plus célèbre du cinéma revient avec Star Wars Episode 1 – La Menace Fantôme. Entre appréhension et excitation, entre découverte et nostalgie, cet épisode n’aura laissé personne indifférent. Voici notre avis sur le film(attention spoilers).

Star Wars Episode 1

Fiche technique de Star Wars Episode 1 – La Menace Fantôme

  • Production : Lucasfilm
  • Titre original : Star Wars Episode 1 – The Phantom Menace
  • Titre français : Star Wars Episode 1 – La Menace Fantôme
  • Sortie américaine : 19 mai 1999
  • Sortie française : 13 octobre 1999
  • Durée : 136 minutes
  • Réalisateur : Georges Lucas
  • Scénario : George Lucas
  • Genre : Science-fiction

Le contexte et l’histoire de Star Wars Episode 1 – La Menace Fantôme

L’histoire prend place 32 ans avant la bataille de Yavin (celle de la destruction de l’étoile Noire dans Un Nouvel Espoir), durant les dernières années de l’ancienne République. Les fans en rêvaient, Lucas l’a fait. Le film narre la rencontre entre Anakin Skywalker, futur Dark Vador, et son maître Obi-Wan Kenobi. Si la prélogie se concentrait sur Luke et la rébellion, on comprend rapidement que cette nouvelle trilogie racontera l’ascension de Dark Vador et l’avènement de l’Empereur Palpatine.

Chose aussi jouissive qu’énervante, avoir vu la trilogie originale nous donne un regard omniscient sur les évènements. On sait déjà comment l’histoire va se terminer et qui est le grand méchant. On a d’ailleurs envie de le crier à nos chers Jedi.

Passons maintenant au point scénaristique qui fâche bon nombre de fans). La trilogie originale avait posé les bases d’une mythologie de la Force, entre magie et ésotérisme. Avec les midi-chloriens, La Menace Fantôme tente de donner un semblant d’explication scientifique à la Force. Sacrilège. Laissez-nous la magie inexplicable, laissez-nous rêver tranquillement. On notera d’ailleurs que le principe n’a plus été repris pour la troisième trilogie…

Le casting et les personnages du film

Jake Llyod aka Anakin Skywalker

Jake Llyod fut choisi pour incarner le jeune Anakin Skywalker, bien avant sa transformation en Dark Vador. A première vue ce choix n’est pas mauvais, le jeune Jake paraît d’une innocence et d’une candeur qui tranchent nettement avec la malveillance de Vador. Une bonne idée de la descente aux enfers qui attend le personnage. Cependant certains fans lui ont reproché son côté inexpressif, et le manque de profondeur de son jeu. En même temps à 9 ans c’est difficile de jouer avec maturité (ce n’est pas vraiment ce qu’on attend d’un enfant de cet âge). De notre côté, nous avons aimé sa performance. Il semble tout aussi gentil et désintéressé que son personnage ne l’était à ce moment de l’histoire. Un vrai Jedi en puissance.

Liam Neeson aka Qui-Gon Jin

Qui-Gon Jin est le maître d’Obi-Wan (et non Yoda comme dit dans L’Empire contre-attaque, petite incohérence pardonnable). Il s’est vite imposé comme un des personnages préférés de toute la saga. Son interprète, Liam Neeson, fut hissé au rang de star (bien qu’il fût déjà bien connu). Son entêtement à s’opposer au conseil Jedi et sa clairvoyance le rendent très attachant et sa fin est une vraie déchirure. Le premier Jedi « gris » de la saga au cinéma apporte un vrai plus au film.

Natalie Portman aka Padmé Amidala

Déjà vue dans Léon alors qu’elle n’avait que 13 ans, nous retrouvons Natalie Portman en reine intrépide dans Star Wars Episode 1 – La Menace Fantôme. Ce rôle l’a propulsée au rang de star mondiale. Concernant Padmé, on comprend rapidement qu’elle sera bien plus qu’un personnage secondaire. Son courage, le souci qu’elle porte aux gens qui l’entourent ne sont pas sans rappeler la princesse Leia. Personnage féminin fort et indépendant, on adore.

Ewan McGregor aka Obi-Wan Kenobi

Succéder à Sir Alec Guiness n’était pas chose aisée, mais Ewan McGregor a relevé le défi avec brio. On est ravi de voir Obi-Wan en tant qu’apprenti et non en tant que vieux sage. Parfois insolent, toujours courageux, il n’hésite pas à mettre en doute les décisions de son maître. On sait comment il finit, mais on voit dans La menace fantôme comment il rencontre son futur apprenti et ennemi juré. Tous les fans voulaient savoir pourquoi il avait décidé de former Anakin. On comprend en fait qu’il n’a pas réellement décidé mais qu’il a respecté la dernière volonté de son maître mourant dans ses bras. Triste et puissant à la fois. Près de 20 ans ont passé depuis la sortie du film et à la fois les fans et l’interprète ne rêvent que d’une chose : revoir cet Obi-Wan dans une aventure inédite sur grand écran.

Ray Park aka Dark Maul

Ray Park a réussi la prouesse de rendre le personnage du Sith Dark Maul culte en ne prononçant qu’une seule phrase dans le film. Son double sabre laser fait rêver et il le manie tellement bien qu’on ne peut qu’aimer le personnage. Un combat dantesque entre le Sith et les deux Jedi aboutit à voir le Zabrak coupé en deux par le jeune Obi-Wan. Une fin digne du personnage.

Jar-Jar Binks

Personnage qui apporte l’humour au film (et fait vendre des figurines aux enfants), il cristallise toute la haine des fans. On lui reproche son côté fan service, mais il faut vivre avec son temps. Un peu d’humour dans un Star Wars n’a rien d’un sacrilège et le merchandising est une composante importante du succès d’un film. Le Gungan reste attachant et courageux (pas toujours…). Sans lui Naboo aurait perdu la bataille. Il est tellement détesté par beaucoup qu’un nombre ahurissant de théories sur lui ont vu le jour. La plus importante voulant que Jar-Jar soit en fait le grand méchant qui tire les ficelles de toute l’histoire… Un peu tiré par les cheveux n’est-ce pas ?

La musique

Peu de chose à reprocher au film dans ce domaine : Star Wars + John Williams c’est forcément culte. Le combat final ne serait pas devenu ce qu’il est sans la partition du célèbre compositeur. Réentendre le célèbre générique dans une salle obscure, ça donne des frissons.

Nos deux scènes préférées du film

La course de Podracer

C’est sans aucun doute l’une des scènes les plus mémorables du film. Une course avec des bolides supersoniques où tous les coups sont permis. Normal que ça plaise. Aujourd’hui encore la scène n’a pas pris une ride. L’impression de vitesse est toujours là et on rêve encore d’être à la place du jeune Anakin.

Le duel final

Là ça envoie du lourd. Dans la trilogie originale, les duels au sabre laser étaient un peu « difficiles » à regarder. La chorégraphie laissait à désirer. Avec ce duel, le tir est corrigé. Bien chorégraphié, bien filmé, bien interprété. La tension est palpable et on vibre à chaque coup paré par les Jedi. La fin du duel nous laisse traumatisés, mais on en redemande. Bien sûr cette scène ne serait pas ce qu’elle est sans la performance acrobatique très aboutie de Ray Park.

En conclusion, quelques points noirs viennent ternir un peu ce qui est à la fois le retour et la naissance de la plus grande saga du 7ème art. Mais bon, le film reste culte et ce pour de bonnes raisons. Même 19 ans plus tard, il se regarde sans fin et la moindre note de musique donne la chair de poule.

Star Wars Episode 1 – La Menace Fantôme : notre critique du film
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