Va chercher : le court-métrage Disney+ Short Circuit

Publié par Magali Milanini le 11 février 2020 | Maj le 11 février 2020

Grâce à la plateforme Disney+, les artistes des Walt Disney Animation Studios ont eu le droit à leur série : Short Circuit – Experimental Films. Le principe ? Les artistes sont invités à créer leur propre court-métrage, en utilisant les techniques d’animation qu’ils désirent et en créant une histoire qui les inspire. Aujourd’hui, nous allons découvrir ensemble « Va chercher« , le 14ème épisode de la première saison.

Fiche technique de Va chercher

  • Titre original : Fetch
  • Titre français : Va chercher
  • Réalisateur : Mitch Counsell
  • Genre : familial, animation, anthologie
  • Durée : 2 minutes
  • Diffusion : Disney+

Synopsis du court-métrage : Une enfant veut jouer à « va chercher » avec son animal de compagnie. Malheureusement, elle s’enfonce profondément dans une imposante forêt.

La petite fille, innocence incarnée @Disney+

Les apparences sont souvent trompeuses

Ce court-métrage se compose d’uniquement deux personnages :

  • La petite fille en est le principal. Toute petite et maladroite, rousse et coiffée de deux couettes, des yeux vert olive pétillant et un sourire ne quittant jamais ses lèvres, elle est absolument adorable. Sa voix aigüe ne la rend que plus attendrissante. Bref, vous l’aurez compris, on ne peut que littéralement fondre devant elle. Les vêtements choisis pour cette petite fille sont d’une simplicité absolue : une robe de velours, des collants et des petites chaussures marron, une chemise blanche, et une écharpe verte. Mais ils lui vont si bien qu’ils contribuent à cet attachement que nous éprouvons pour elle.
  • Le monstre est gigantesque. Il sait se fondre dans la nature, au point que nous ne puissions voir que ses deux yeux bleus lumineux. Inquiétant au premier abord, sa magie se révèle ensuite dans un tourbillon de rires de la petite fille… Nous n’en dirons pas plus pour vous laisser la surprise.

Les deux personnages sont très opposés au départ, le monstre étant menaçant alors que la petite fille est mignonne et innocente.

Il est encore une chose qui est très importante dans Va Chercher : la nature. Elle est omniprésente autour de la petite fille, qui est la seule représentation de la présence humaine du court-métrage. Tantôt inquiétante, tantôt chaleureuse, cette immense forêt renferme l’ensemble de la palette des verts et des marron de la nature.

Ces deux petites minutes de court-métrage, une fois coutume chez Disney, nous montrent bien que l’habit ne fait pas le moine. Une morale maintes fois développée, comme dans Les Aristochats, où le méchant s’avère être le majordome qui s’occupe des chats, ou encore Chatbull par exemple, court-métrage tiré du programme SparkShort de Pixar

La technique au service de l’histoire dans Va Chercher

Nous l’avons expliqué dès le premier paragraphe de cet article, les courts-métrage du programme Short Circuit sont créés en vue de travailler sur les différentes techniques qui composent un film d’animation (qu’il soit court ou non).

Dans Va chercher, la technique utilisée, qui est maintenant devenue le fer de lance des studios d’animation Disney comme Pixar, est la 3D. C’est loin d’être celle majoritaire parmi les autres courts-métrage du programme mais c’est celle qui a été choisie par Mitch Counsell et il la maîtrise à merveille. Le visuel, que ce soit celui de la petite fille, du monstre ou bien du paysage, est absolument parfait. L’esthétique général du court-métrage est également servi par la palette de couleurs très naturelle choisie pour ce court-métrage. Prédominent le vert et le marron, qui sont à la fois les couleurs de la forêt et des vêtements de la petite fille. Mais c’est le roux flamboyant de ses cheveux qui marque les esprits. Il n’y a donc absolument rien à redire du côté du visuel.

Ce qui nous a davantage marqué, en regardant ce court-métrage, c’est l’utilisation de la musique. C’est elle qui oppose totalement les deux uniques personnages. La petite fille est toujours accompagnée d’une musique douce, champêtre, et même adorable si l’on peut qualifier un son ainsi. En revanche, dès que nous apercevons le monstre, l’atmosphère se fait plus inquiétante, tranchant avec l’innocence de la petite fille. L’utilisation du silence est ensuite choisie pour faire attendre le spectateur, qui se demande ce qui se passe. Ce silence précède d’ailleurs la chute, pour mieux la servir. La musique principale revient et devient enfin la seule pour clore le court-métrage.

Va chercher

Le monstre inquiétant se fondant dans le paysage @Disney+

Regarderez-vous ce court-métrage sur la plateforme Disney+ ?

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