Mickey, À Cheval ! : critique

Publié par Alexy Coppy le 7 décembre 2013 | Maj le 14 janvier 2017

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A l’heure où Mickey Mouse fête sa quatre-vingt-cinquième bougie cette année, les Walt Disney Animation Studios propose le retour tant attendu de la célèbre souris sur grand écran depuis Mickey perd la tête en 1995 à travers un court métrage aussi ingénieux que révolutionnaire, précédant le magnifique chef d’œuvre de Chris Buck et Jennifer Lee : La Reine des Neiges (Frozen). Après le prodigieux et oscarisé Paperman (2012), les studios prouvent de nouveau leur talent et leur habilité dans la petite production de qualité – qui fit d’ailleurs la renommé de la structure dans les années 1920 avec Steamboat Willie.

Mickey, à Cheval ! : critique

Suivant le même concept de La Reine des Neiges, soit retranscrire les années glorieuses à notre époque actuelle, Mickey à Cheval (Get a Horse), parfait hommage à l’animation des premiers temps, combine d’abord conception traditionnelle sous la forme d’une bobine volontairement abîmée, utilisant brillamment le noir et blanc dans un format 4:3 et création moderne avec la modélisation tridimensionnelle. Réalisé par Lauren MacMullan (essentiellement connue pour avoir travaillé sur Les Simpsons et les story-boards des Mondes de Ralph), cette perle visuelle conte une aventure inédite de Mickey, accompagnée de sa délicieuse petite-amie Minnie et de ses amis de toujours (Horace, Clarabelle…). A bord d’une enchanteresse charrette où règnent joie et bonne humeur, l’intrépide Pat Hibulaire tente cependant d’y semer le trouble.

Le retour de Mickey Mouse

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De prime abord, nous retrouvons l’ensemble des éléments classique du genre, à tel point d’analyser sous nos yeux ébahis des images d’archives rappelant les premiers Mickey Mouse, comme Plane Crazy (1928) ou encore la série de Félix le Chat créé par Otto Messmer à la fin des années 1910. Outre sa forme générale, l’hommage est amorcé dès les premières secondes par le titre du court métrage Get a Horse entraîné par sa musicalité, style jazzy et propre à l’époque. Egalement, son utilisation réinstaure efficacement le mickeymousing, permettant de souligner les actions des personnages par la bande sonore ; son rendu, non seulement entraînant, induit le déhanchement du public.  Les innombrables références se poursuivent : les protagonistes retrouvent leur élasticité – les gestes sont irréels tandis que les membres du corps peuvent se déformer à outrance –, des éléments du décor sont personnifiés ou encore, la présence d’un humour extrêmement sadique porté essentiellement par l’alter-égo de Walt Disney. Ce côté vintage est poussé à son paroxysme ; les dialogues des anciennes productions ont été repris afin de pouvoir entendre la voix innocente de Maître Disney – dans la version originale –, doublant, même depuis l’au-delà, sa chère et tendre souris. Cette liste, non exhaustive, est le fruit d’un travail d’équipe, notamment avec le superviseur de l’animation Eric Goldberg, animateur de légende et réalisateur respecté de Pocahontas (1995) ; ce qui était à l’époque le fabuleux duo Disney / Iwerks est aujourd’hui le duo MacMullan / Goldberg. La réalisatrice confirme : « Nous avons travaillé avec des gens très talentueux qui ont su respecter l’aspect authentique du Mickey Mouse des années 1920. Contrairement à Walt et Ub, nous n’avions pas de contraintes de temps, ni d’obstacles financiers ».

Mickey à Cheval

Soudainement, cet ouvrage d’archivistes convoque la technologie actuelle pour annoncer un dénouement inattendu ! Le quatrième mur – où l’écran de cinéma servant de passage entre passé et présent – est brisé. Cette limite du franchissement transforme la 2D en CGI – d’où son visionnage conseillé en relief. Le spectateur, quant à lui, est davantage témoin de la scène puisqu’il fait face à un écran de cinéma ; autrement dit, nous sommes littéralement plongés dans l’écran d’un écran. Et plus le minutage progresse, plus la scène est détruite et plus l’effet de relief devient saisissant, sans pour le moins surprenant. Cette expérience cinématographique remémorera sans nul doute la spectaculaire et féérique attraction du parc Walt Disney Studios à Disneyland Paris : CinéMagique (version 2012) dans lequel le spectateur semble être en parfaite interaction, mais impuissant, avec les scènes se déroulant sous son regard.

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La modélisation, sensiblement soignée, est majoritairement axée sur le jeu vidéo Epic Mickey, loin l’enfantine version de la série jeunesse : La Maison de Mickey. L’idée peut paraître classique et sans envergure mais sa réussite réside dans l’exploitation et la pluralité des gags imaginables dans le passage 2D/3D. Les personnages animés ont une âme en soit, et il était particulièrement intéressant et pertinent de se demander : que pense t-il de l’évolution de l’animation ? La salle fictive est à son tour convertie en terrain de jeu où l’impossible devient possible. Mickey retrouve son esprit sadique qu’il avait jusque-là perdu après sa disparition au milieu des années 1950.

Une expérience unique pleine de magie, voilà comment nous pourrions définir Mickey, à Cheval ! La visée du court métrage est simple : témoigner l’avancée de l’animation, de sa naissance propre par Émile Reynaud à aujourd’hui. Dirigé par Lauren MacMullan, ce film est à découvrir exclusivement en digital 3-D ; son visionnage en 2D, bien que toujours drolatique et divertissant, perd néanmoins son vif intérêt. Plus qu’un digne retour aux sources, la structure internationale tend à montrer son étonnant savoir-faire dans l’ensemble des techniques d’animation. Non plus révolu, l’animation traditionnelle doit encore être considérer comme une révolution au sein des studios Disney.

Le nouveau métrage exceptionnel des Walt Disney Animation Studios, qui sera dévoilé en avant-première mondiale le 11 juin prochain au festival international d’animation d’Annecy dévoile son affiche aujourd’hui. Get a Horse! mettra en scène l’emblématique Mickey Mouse des premières années, le tout en pure animation traditionnelle noir et blanc.

la première affiche du nouveau cartoon avec Mickey Mouse en vedette

Nous l’attendons toutes et tous impatiemment ce petit bijou d’animation. Get a Horse!, le nouveau métrage animé est tout droit sorti de la tête de trois créateurs de talent : la réalisatrice Lauren MacMullan, la productrice Dorothy McKim et l’animateur Eric Goldberg. Surfant sur la vague de renaissance de notre vieux Mickey vintage depuis quelques années, les Walt Disney Animation Studios ont décidé de marquer un coup fort en sortant un court métrage inédit s’inspirant des grands cartoons des années 20-30 comme Steamboat Willie (naissance de Mickey animé) pour remettre en scène l’incomparable Mickey Mouse, en noir et blanc, en animation traditionnelle à la main, et pour couronner le tout avec la particularité d’avoir utilisé la voix de Walt Disney en personne pour celle du héros.

L’édition 2013 du festival international d’animation d’Annecy se déroulera du 10 au 15 juin prochain. Parmi les 236 films retenus par le jury qui concourront dans les différents programmes de celui-ci, les studios Disney-Pixar ouvriront le bal avec notamment l’avant-première du préquelle Monstres Academy (Monsters University), le 10 juin à 20h30, salle des Haras, réalisé par Dan Scanlon et produit par Kori Rae, et précédé du court-métrage Disney-Pixar Le Parapluie Bleu (The Blue Umbrella), histoire d’amour réalisée par Saschka Unseld et produite par Marc GreenbergMonstres & Cie (Monsters Inc.) sera par ailleurs projeté en plein air gratuitement le 10 juin à 22h15. Beaucoup d’autres films inédits et d’avant-premières y seront présentés. C’est le cas également du cartoon Get a Horse! qui sera diffusé en exclusivité mondiale le 11 juin 2013 à 16h à la salle des Haras. A l’occasion de cette première mondiale tant attendue, le trio créateur du court-métrage sera présent pour un regard passionné sur les premières années de Mickey.

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On sait aussi que, outre la renaissance de notre souris préférée en animation et en vedette, d’autres personnages l’accompagneront dans ce cartoon dans une formidable balade en calèche, le tout en musique : la souris Minnie, le cheval Horace Horsecollar, la vache Clarabelle, et le vilain Pat Hibulaire. Découvrez sans plus attendre la première affiche officielle de ce dessin animé dévoilée aujourd’hui suivie du premier visuel dévoilé il y a quelques semaines :

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