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Véritable chef-d’œuvre des Walt Disney Studios, le film Mary Poppins aurait bien pu ne jamais voir le jour.

julie andrews est Mary Poppins

En effet, il aura fallu près de vingt ans à Walt Disney pour obtenir les droits d’adaptation du premier livre de Mary Poppins. Le film Dans l’Ombre de Mary (Saving Mr Banks), dont la sortie en France est prévue aujourd’hui, nous dévoile les secrets de production du long-métrage d’animation de 1964. Il revient ainsi sur la relation tumultueuse qu’entretenaient Walt Disney et Pamela Lyndon Travers – de son vrai nom Helen Lyndon Goff – auteure de Mary Poppins.

De nature secrète, P.L. Travers n’en était pas moins une femme de caractère. Attachée à son œuvre et à ses personnages, elle refusait catégoriquement l’adaptation cinématographique de son œuvre, craignant que les studios Hollywoodiens ne dénaturent l’histoire qu’elle avait imaginée. Mais quand les ventes du livre commencèrent à se faire plus rares et que l’argent vint à manquer, elle accepta finalement de se rendre à Los Angeles pour y rencontrer Walt Disney. Si ce dernier était bien déterminé à faire de Mary Poppins sa nouvelle héroïne, P.L. Travers était, elle, bien décidée à ne faire aucune concession…

Un projet qui tenait à coeur de Walt Disney

Il est d’ailleurs fort à parier que Walt Disney ne s’attendait pas à se voir opposer une telle résistance, lui qui avait jusqu’alors emprunté des contes et œuvres littéraires à des auteurs qui n’étaient déjà plus de ce monde. Mais les quatre longues années de négociations et de concessions sur le scénario du film, le choix des acteurs et les paroles des chansons ne viendront pas à bout de la motivation et de l’enthousiasme de Walt Disney. Comme il l’avait promis une vingtaine d’années plus tôt à sa fille aînée, Diane, Mary Poppins prit son envol sur les écrans de cinéma en 1964.

MaryPoppins

Suite à l’avant-première mondiale du film à laquelle elle n’était pas invitée mais a tout de même assisté, P.L. Travers ne manqua pas d’exprimer sa déception et sa tristesse quant au rendu cinématographique final de son œuvre. Bien qu’elle valida le choix de Julie Andrews pour incarner la « presque parfaite » Mary Poppins, elle s’opposa fortement au choix de l’américain Dick Van Dyke, souhaitant que les acteurs principaux du film soient de nationalité anglaise, tout comme ses personnages. Elle n’apprécia que très peu les chansons du film et détesta encore plus les séquences d’animation.

Dick Van Dyke et Julie Andrews

Si l’attitude de P.L. Travers a pu en agacer ou choquer certains, elle était toutefois parfaitement compréhensible et courageuse, à une époque où les femmes ne parlaient pas encore en leur nom. Après la mort de ses deux parents – son père était alcoolique et sa mère suicidaire -, la petite Pamela Lyndon fut élevée, avec ses sœurs, par sa grand-tante Helen Morehead, affectueusement surnommée Tante Ellie. Partisante de l’ordre et de la discipline, celle-ci se promenait souvent avec un parapluie perroquet.

Etrange, non ?

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Bien que, selon les déclarations de l’auteure, son enfance difficile n’eût que très peu d’influence sur son travail, l’histoire de Mary Poppins telle qu’elle est racontée dans le livre, présente des similitudes évidentes avec son passé et les membres de sa famille. Voilà sans doute pourquoi Pamela Lyndon Travers tenait tant à protéger son œuvre de toute dénaturation Hollywoodienne… et elle n’avait peut-être pas tort de se méfier autant.

Comme c’est le cas pour la plupart des adaptations cinématographiques, l’histoire originale a été retravaillée et scénarisée afin de correspondre davantage aux expectatives et spécificités de l’art audiovisuel. Ainsi, l’histoire racontée par le film des Walt Disney Studios est devenue plus lisse et plus heureuse que la version originale dont la part d’ombre a tout simplement été occultée… une crainte qu’avait exprimé Pamela Lyndon Travers à travers ses multiples refus.

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Quoiqu’il en soit, Mary Poppins a été, lors de sa sortie, chaleureusement accueillie par le public et par la presse internationale. Récompensé à maintes reprises, le film aux cinq Oscars fête aujourd’hui son 50ème anniversaire avec la sortie de Dans l’Ombre de Mary.

Mais Pamela Lyndon Travers aurait-elle apprécié ce film qui la met à l’honneur au côté de Walt Disney ? Bien que l’on imagine sa réponse, c’est une question qui restera à jamais en suspens…

Le merchandising anniversaire de Mary Poppins

Déjà disponible outre-Atlantique, l’édition Blu-Ray collector paraîtra en France le 5 mars alors même que le film Dans l’Ombre de Mary sortira dans les salles. Hasard du calendrier ou buzz marketing, cette sortie ne pouvait, dans tous les cas, pas mieux tomber !

En plus de la version remastérisée du film, le Blu-Ray contiendra un certain nombre de bonus et vidéos exclusives :

  • Une visite des lieux de tournage
  • Les secrets de production des scènes « Quelle jolie promenade avec Mary » et « Entrons dans la danse »
  • Les commentaires audio des acteurs et compositeurs des musiques du film
  • Le making-of de l’avant-première mondiale et de la soirée de gala de la première mondiale
  • La version Broadway de la chanson ‘Step in Time’
  • Les karaokés des huit chansons du film
  • Le documentaire « Dans la peau de Richard Sherman »
  • Le court-métrage ‘The Cat that Looked at a King’
  • Diverses bandes annonces récentes et d’époque

Malheureusement, le merchandising autour de Mary Poppins est très peu développé en France pour des raisons culturelles apparentes – les anglophones étant bien plus attachés au personnage que nous le sommes – et par conséquent, financières – le potentiel commercial de la nounou étant moindre comparé à celui d’autres personnages Disney. Il est donc peu probable qu’une collection anniversaire soit créée pour le resort parisien.

Mais peu importe finalement le nombre d’objets dérivés que compte le film Mary Poppins, puisque son potentiel commercial réside, à l’image d’autres classiques Disney, dans des spectacles vivants et comédies musicales. Ainsi, des milliers de spectateurs ont pu découvrir, à travers le monde, entre 2004 et 2012, le musical dédié à l’héroïne de Pamela Lyndon Travers… mais la France est, une nouvelle fois, restée à l’écart.

Vers une arrivée du musical Mary Poppins en France ?

MusicalMary Poppins Broawday

Lors d’une interview accordée à France Musique, Jean-Luc Choplin, directeur du Théâtre du Châtelet, a révélé être actuellement en pourparlers avec Disney et Cameron Mackintosh – producteur et metteur en scène de comédies musicales à succès dont Mary Poppins – pour faire venir le musical en France… projet que la société privée, Stage Entertainment, avait elle-même entrepris il y a quelques mois.

Souvenez-vous… A l’issue de trois mois de casting, Stage Entertainment décidait de lâcher l’affaire, évoquant ne pas avoir trouvé LA comédienne et chanteuse capable d’interpréter la « parfaite en tout point », Mary Poppins. La comédie musicale Sister Act avait, par conséquent, été prolongée de quelques mois puis remplacée par La Belle et la Bête.

Si les recherches de Stage Entertainment se sont avérées infructueuses, Jean-Luc Choplin semble, lui, plutôt optimiste. Sans pour autant dévoiler de noms, il a révélé avoir déjà pensé à deux ou trois comédiennes pour jouer le rôle de Mary Poppins. Interrogé sur le format de son éventuelle future production, Jean-Luc Choplin a confié ne pas vouloir adapter la comédie musicale en français bien que conscient des problèmes de compréhension que cela poserait à un public résolument familial.

Insolite : Mary Poppins version… death metal !

« Supercalifragilisticexpialidocious », voilà un mot aussi culte qu’imprononçable ! Mais Mary Poppins reste dans l’inconscient collectif l’un des Grands Classiques Disney les plus populaires. Ses chansons ont bercé notre enfance. Mais, à l’instar de tous les films Disney, le long-métrage de Robert Stevenson a droit lui aussi, du fait de sa notoriété, à ses parodies et autres détournements. Récemment, c’est l’actrice américaine Kristen Bell qui revisitait la nounou la plus célèbre dans un style fauché et exaspéré. Aujourd’hui, découvrez une version très étonnante du succès de 1964 : un réadaptation à la sauce Death Metal. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que ça décoiffe !

Insolite : exaspérée et fauchée, Mary Poppins démissionne !

Kristen Bell as Mary PoppinsMary Poppins est, à peu de choses près, parfaite en tout point… à peu de choses près car la nounou peine à boucler ses fins de mois.

Dans une nouvelle vidéo parodique du site Funny or Die, l’actrice américaine Kristen Bell incarne une Mary Poppins fauchée et exaspérée. Son maigre salaire ne lui assurant pas des conditions de vie décentes, la nounou annonce son départ définitif du foyer devant une Jane et un Michael éberlués. Même son parapluie magique n’aura pas résisté au passage de la crise économique !

Sur l’air de la chanson ‘A Spoonful of Sugar’, Kristen Bell revendique ainsi, sous les traits d’une Mary Poppins drôle et engagée, une augmentation du salaire minimum américain et s’indigne des comportements affichés par les dirigeants d’entreprise du pays. L’actrice qui avait récemment prêté sa voix à la princesse Anna dans le Disney de Noël, La Reine des Neiges, démontre une fois encore ses talents de chanteuse.

Espérons que les revendications de Mary Poppins auront été entendues par la famille Banks car, soyons francs, notre nounou préférée mérite bien cette augmentation de 3 dollars de l’heure !