Analyse du film Pixar : Là-haut

Publié par Colombe le 22 juin 2018 | Maj le 22 juin 2018

Et c’est parti pour la critique!

 

La vie est courte et il faut profiter de chaque seconde qu’elle nous offre ! C’est un peu dans cet état d’esprit que l’on découvre la vie de Carl Fredricksen. Retraité, la sciatique envahissante et le sonotone défaillant, Carl s’envole littéralement là où il aurait voulu finir ses vieux jours avec Ellie. Les Chutes du Paradis seront probablement son dernier voyage dans ce monde, mais il le fera avec panache. C’est ainsi qu’en vingt minutes, Pixar nous introduit la vie la plus émouvante et complète qu’aucun personnage Pixar ait pu nous raconter. Force d’expérience mais aussi de dérision, Carl est le premier personnage âgé en rôle principal. Attachant tant dans son aspect bougon que son comportement, il est le témoin de quelques morales qui nous feront réfléchir sur le sens de la vie et la manière dont on poursuit ses rêves. Pourtant, l’un des chefs d’œuvre de l’animation Pixar n’a pas fait l’unanimité. Malgré ses très nombreuses récompenses, beaucoup estiment ce film comme une caricature mal faite ou trop comique. Faisons donc un retour sur ce film émouvant qui a su prouver que : « l’aventure, c’est extra ! »

Là-haut : où les nuages ont la forme de rêves parfois ambitieux.

  • Production : Pixar
  • Titre original : Up
  • Titre français : Là-haut
  • Diffusion française : 13 mai 2009
  • Diffusion américaine : 16 mai 2009
  • Réalisateur : Bob Peterson, Pete Docter
  • Scénario : Bob Peterson
  • Musique : Michael Giacchino

Synopsis de Là-haut

Tout au long de sa vie, Carl Fredricksen a été heureux et bien occupé auprès de sa femme Ellie. Mais seul désormais, une pensée l’assaille. Une promesse qu’il avait faite à cette dernière de nombreuses années auparavant : l’emmener aux Chutes du Paradis ! Décidé de réaliser enfin le rêve de sa vie, il part en quête de l’Amérique du Sud. Et pas le temps de prendre l’avion : la maison et des milliers de ballons feront très bien l’affaire ! Mais c’était sans compter un petit scout nommé Russel, qui frappe à sa porte alors que la maison est en plein ciel …

Difficile de tout planifier …

De l’esquisse à l’idée pour Pixar

« Là-haut » aura révélé un travail de patience. Cinq ans auront été nécessaires pour le réaliser, dont trois ans et demi pour l’élaboration de l’intrigue. Retournons en 2004 : alors en pleine réflexion sur un nouveau concept de film d’animation Disney, une image symbolique s’impose à l’esprit de Pete Docter et Bob Peterson : celle d’une maison volant grâce à des milliers de ballons. Même si ce n’était qu’un élément de l’intrigue, elle constituait un excellent point de départ pour la suite.

L’image alors d’un vieil homme bougon apparaît pendant les premières écritures de scénarios

Réaliser le voyage d’un personnage aussi âgé donne moult possibilités scénaristiques : son expérience et sa vision du monde allaient permettre de faire progresser l’histoire en ralliant émotions et touche d’humour. Il ne manquait plus que de s’inspirer de trois acteurs américains comme Spencer Tracy, Walter Matthau et James Whitmore pour créer notre cher grognon nommé Carl Fredricksen ! De fait, il ne restait plus qu’à trouver le socle émotionnel qui expliquerait son départ inopiné dans les airs : sa femme. Sous les conseils avisés de Joe Grant (créateur de Blanche-neige en 1938), Pete Docter s’est alors inspiré de la femme de Joe pour créer la belle Ellie, pêchue, douce et volontaire, qui a toujours rêvé de partir aux Chutes du Paradis. D’ailleurs ! Ces dernières sont inspirées des Angels Falls hautes de 978 mètres et du plateau d’altitude de Tepuis situé au Vénezuela ! Un travail de longue haleine pour l’équipe des réalisateurs qui ont dû voyager près de trois jours pour atteindre ses paysages idylliques et croquer le paysage !

L’objectif visuel et auditif du film devait donc dégager une émotion particulière et en phase avec l’histoire imaginée

Le producteur Jonas Rivera avait donc une idée commune avec les réalisateurs. Selon lui :

« Nous voulions retrouver le charme des films comme Dumbo, que ce soit en termes de design, de niveau de langue, de structure d’image. Ces films se définissent par une certaine pureté, une simplicité qui rend le propos limpide et lumineux. Nous avons tous travaillé sur Là-haut avec le mot « Simplexité » à l’esprit. »

(source citation : http://artofdisney.canalblog.com/archives/2009/07/29/14502300.html )

Dans cet état d’esprit, rien de mieux pour la bande son du film que de choisir Michael Giacchino . Nul doute qu’il a su donner la finesse et sensibilité recherché dont il a fait preuve pour la bande-son des Indestructibles et de Ratatouille !

 

La Simplexité …

Qui dit effort, dit réconfort

« Là-haut » aura été un triomphe : le film reçoit le Golden Globe du meilleur film d’animation et de la meilleure musique de film, ainsi que l’Oscar du meilleur film d’animation et de la meilleure musique de film en 2010. Mais ce n’est pas tout ! Fort de sa réussite, il sera notamment projeté le 13 mai 2009 en avant-première lors du festival de Cannes ; la première fois qu’un film d’animation connaît cet honneur !

D’ailleurs, en parlant d’honneur, connaissez-vous les voix qui ont doublé les personnages principaux ?

  • Carl Fredricksen : Charles Aznavour
  • Russel : Tom Trouffier
  • Doug : Guillaume Lebon (qui donne sa voix à Rémy dans Ratatouille)
  • Charles F. Muntz : Richard Leblond (qui donne sa voix à Prof dans le redoublage de Blanche-Neige en 2001 et la voix de Jerry dans Totally Spies…)

Critique du film d’animation Disney

Parce que tout chef d’œuvre n’est pas parfait, le succès de Là-haut n’échappe pas à la critique. Difficile néanmoins de critiquer l’aspect minutieuse des graphismes et de la musique. Mais il est toujours possible de rester pointilleux sur les choix scénaristiques du film !

Tout d’abord, parlons musique

Imaginez une petite balade au piano, légère et joyeuse à la manière d’une promenade pour Carl enfant. Entendez dès lors les trompettes s’amplifier tout doucement sous un air de jazz, pour introduire Ellie et ses rêves de voyage. Partez ensuite dans une valse qui exprime toute la joie d’un mariage et l’ambition de fonder une maison colorée et parfaite … pour des enfants ? Quelques notes carillonnent alors, annonciatrices d’une merveilleuse nouvelle ! … Puis le piano revient tout doucement, sans instruments pour l’accompagner. Il est à l’image des secondes qui s’écoulent et perdurent malgré les obstacles. Alors pourquoi ne pas imaginer d’autres rêves ? Un travail, une routine et la trompette revient pour accompagner le trin-trin quotidien. La clarinette arrive peu à peu, telles les années qui passent et amène la décision de Carl d’emmener Ellie en voyage. Mais les carillons reviennent, annonciateurs de changements … jusqu’à l’intervention triste des violons puis d’un seul piano, martelant les secondes. Au même moment, Carl revient au porche de sa maison, sans Ellie. Il n’y aura plus d’autres folies dans sa jolie maison. Jusqu’aux flûtes légères annonçant la lancée de milliers de ballons au-dessus de la cheminée !

Chaque moment possède son instrument

Tout est mesuré avec finesse et émotion, ce qui emporte le spectateur dans un voyage auditif rythmé et émouvant à la fois. Telle est la maîtrise de Michael Giacchino qui n’a pas besoin d’introduire du chant pour faire parler la musique. Il arrive à montrer l’évolution du temps rien qu’en changeant le genre même de sa musique dans le film : il démarre d’abord dans un rythme de jazz/swing des années trente, passant ensuite à un rythme de film d’action, puis des airs dissonants typiques de la musique contemporaine pour finir enfin sur une note rafraîchissante et moderne très actuelle. C’est ce qui fait le principal charme de Là-haut et donne l’attachement à des personnages comme Carl : l’évolution de la musique à la manière de l’évolution de sa vie.

La musique plus fort que les mots !

Le choix visuel du film La Haut

Les couleurs sont de mise dans Là-haut, dont la nuance de lumière varie en fonction des différentes actions du film. Imaginez alors un soir crépusculaire pour les funérailles d’Ellie et annonçant la longue solitude de Carl dans une nuance de couleur ternie. Ses propres couleurs sont invariables jusqu’à ce qu’il rencontre Russel, Doug et Kevin qui lui font prendre conscience de l’importance de son voyage. A l’aube où il pose enfin sa tendre maison aux Chutes du Paradis, les éclats de soleil annoncent ses nouveaux rêves et sa décision de partir de sa maison ; il abandonne alors sa veste terne pour plonger dans les couleurs du ciel.

La nuance est présente et permet d’appuyer chaque moment du film, qu’ils soient tristes ou joyeux . Ce sont ces variances de couleur qui donnent la profondeur du film à la manière d’une métaphore imagée.

Une chute vertigineuse !

Le choix scénaristique du Disney Pixar

Outre l’image et le son, passons maintenant aux scénarios qui auront été sujets à de nombreux mitiges. Pour faire bref, Là-haut est un film à tiroirs. Autrement dit, l’histoire principale est reliée au travers de plusieurs trames scénaristiques par la présence de Charles Muntz, Russel, Kevin et Doug. Même si Carl est l’acteur principal de l’histoire, sa route dépend de tous ses autres personnages qui ont chacun une histoire à raconter et une morale à prouver. Si certains aiment ce genre de mise en abîme, d’autres se perdent rapidement dans le récit qu’il voit alors comme trop loufoque, ou trop classique. Dans ces conditions, la morale n’atteint plus l’effet escompté et peut faire passer ce film d’animation comme mièvre ou ennuyeux. Et donc, deux aspects du scénario sont dès lors critiquables :

Du drame à l’absurde

Au moins, Là-haut fait l’unanimité pour un unique détail : la présentation de la vie d’Ellie et de Carl dans les vingt premières minutes du film. La sensibilité est comprise, ressentie et on ne peut éprouver qu’un attachement pour ce vieil homme qui essaye de donner un sens à sa vie, suite au départ de sa femme. Là-haut se montre alors comme un film dramatique avec une problématique simple : un voyage initiatique pour amener Carl à une fin heureuse et supporter le deuil de sa femme. Mais qui aurait pensé que la meilleure solution pour lui était … de faire voler une maison ?

C’est à partir de là que les avis se mitigent. Les personnages agissent par la suite de manière caricaturale, qui est notamment appuyée par leur trait de visage : la mâchoire carrée de Carl pour son intransigeance, les rondeurs de Russel pour montrer son côté joyeux et en pleine évolution, et le charisme menaçant de Charles Muntz malgré son grand âge. Pour certain, cette caricature tourne l’histoire en dérision et perd alors de sa valeur morale et dramatique ; elle donne alors l’impression de suivre un récit en accéléré, sans la moindre profondeur avec son surplus de gags. Il est alors difficile de se laisser convaincre que c’est justement ces mélanges de drame et d’absurde qui donnent toute la force du message de Là-haut.

L’incohérence des faits dans le film

Pixar a prouvé qu’il était capable d’insérer des faits insolites dans une histoire classique. Néanmoins, beaucoup auraient préféré davantage de réalisme. Le premier blocage a été par rapport à l’âge de Charles Muntz qui remet en question la cohérence de sa longévité : n’était-il pas déjà vieux quand Carl était petit ? D’ailleurs, n’est-ce pas étrange que malgré la sciatique de Carl, ce dernier puisse soulever à bras le corps une corde suspendant un enfant, un chien et un drôle d’oiseau ? Hmmm … Mystère ! Le second point a été le nombre de ballons supportant la maison : seulement 20 000 ballons ont été dessinés alors qu’il aurait fallu en dessiner 26,5 millions pour faire envoler la maison ! Et puis enfin, l’usage de la technologie pour faire parler tous les chiens de Charles et amener une succession de gags qui peut être plus amusante pour les enfants que pour les adultes.

Et malgré tout, Là-haut reste tel qu’il est, une réussite

Beaucoup seront pointilleux sur les faits, mais le mélange d’humour et de sérieux permet de mieux réagir face au conflit interne de Carl. Là-haut n’est pas un voyage initiatique, mais plutôt la fin de voyage d’un vieil homme, avec ses souvenirs qui reviennent à la surface et ses conflits entre regrets et remords. Les personnes qu’ils rencontrent ne sont justement pas là pour le perdre mais pour l’amener à prendre les décisions qui contribueront réellement à son bonheur. Il ne faut donc pas le voir comme un film manquant de réalisme, de cohérence ou de simplicité. Mais comme celle d’un homme qui veut accomplir un dernier rêve. Là-haut est d’ailleurs à l’image d’un nuage dans le ciel : plus on le regarde, mieux on distingue une forme qui devient alors compréhensible pour les yeux.

Alors si on ouvrait les nôtres pour mieux apercevoir les morales cachées ?

En route pour l’analyse !

Analyse du film d’animation Disney Là-haut

Là-haut parle beaucoup : au travers de sa musique, de son scénario et de son visuel. Mais de quoi parle-t-il exactement ? De voyage, de rencontre, ou de fin ? Un peu de tout cela à la fois mais surtout de la solitude. Sans famille, ou bien sans rêve, il est difficile parfois d’évoluer ou de trouver simplement une raison de vivre. C’est ainsi que le film pose deux questions fondamentales, et qu’intervient Russel.

Vivre après l’absence

Tout oppose Carl et Russel : l’un est vieux l’autre est jeune ; l’un veut vivre reclus et seul, comme le montre ses nombreuses serrures à sa porte, et l’autre veut voyager, comme le prouve son GPS. L’un veut réaliser un dernier rêve, et l’autre veut accomplir son premier rêve. Que peut donc rapprocher deux personnes qui n’ont rien en commun ? Réponse : l’absence d’un être cher.

Pour Carl, les choses sont simples

« Carl : Dites à votre patron qu’il l’aura notre maison !

Tom : C’est vrai ?

Carl : Quand je serai mort !

Tom : … ça doit vouloir dire peut-être ! »

Ellie était la moitié de sa vie, la couleur de ses journées. Ils ont vécu entre les rires et les larmes, entre la vie quotidienne et les rêves de voyage. Et combien de choses ont-ils traversé ensemble ! Leur vie en elle-même a été une aventure prospère et florissante qui les a rendu heureux. Mais quand Ellie est partie, la vie de Carl s’est aussi arrêtée. Peu à peu, il vagabonde seul dans sa maison qui devient son fardeau, le seul souvenir présent de sa femme.

Mais si le temps s’est arrêté pour lui, il ne s’est pas arrêté pour les autres. Acculé par le présent, Carl doit rapidement choisir entre partir de la maison ou y rester. Mais comment ? C’est alors qu’il se souvient de la promesse faite à sa femme il y a tant d’années. S’il ne peut plus physiquement l’emmener, il peut au moins emmener son souvenir : sa maison ! C’est ainsi qu’il part avec pour réaliser ce vœu un peu fou, même si la fin du voyage sera sa fin à lui.

Pour Russel, c’est dur de rendre service

« Russell : Bonjour madame, monsieur, je m’appelle Russell et je suis un explorateur de la tribu des Wapitis section 54 douzième campement … Avez-vous besoin que je vous rende un service aujourd’hui monsieur ?

Carl : Non. »

Jeune scout plein d’énergie, Russel n’a qu’une seule chose en tête : grimper les échelons pour recevoir l’honneur qu’il espère ! Non pas une simple médaille, mais la fierté de son père. Mais qui est son père ? C’est bien la seule chose qu’on souligne dans le film. Comme le dit Russel, son père devait être quelqu’un de bien, qui pouvait lui apprendre beaucoup de choses. Mais le travail était plus important : il s’éloigne rapidement pour se consacrer à son travail, et laisse Russel sous la protection d’une femme nommée Phyllis qui ne semble pas être sa mère. La solitude est grande pour ce petit qui demande juste de l’attention et de l’amour. Et plus le temps passe, plus il a besoin d’agir ! Et c’est dans la tribu des Wapitis qu’il trouve sa chance de bonheur : il peut enfin se rendre utile et aider le maximum de gens et rendre son père fier de lui.

Puis Carl et Russel se sont rencontrés

Bien que le démarrage fut un peu tendu, leur rencontre fortuite ne fera que renforcer leur amitié. Au contact du jeune garçon, Carl prend conscience que malgré leurs différences, ils souffrent du même mal : l’absence d’un être cher et l’envie d’apaiser leur peine. Le lien entre Carl et Russel se resserre alors pour former une affection grand-père/petit-fils qui leur manquait cruellement : l’un pour n’avoir jamais pu réaliser ce rêve avec Ellie, l’autre pour n’avoir jamais réellement vécu heureux avec son père.

Et ce nouveau lien remet en cause les choix de Carl. Doit-il réellement amener sa maison jusqu’au bord des Chutes du Paradis, tout en sachant que ce petit bonhomme aurait encore besoin de lui ? On ne peut abandonner quelqu’un qu’on aime et surtout qui vit encore. Décidé, Carl reprend goût à la vie : il a encore tant de choses à faire, tant de rêves à réaliser en présence de cette nouvelle famille qu’il se construit. Il en est même prêt à lâcher son plus beau souvenir dans les airs, sa maison tant chérie. C’est ainsi que Carl accepte son deuil et tourne la page de son ancienne vie pour s’en consacrer à une autre ; Une nouvelle aventure avec le petit Russel.

« Russell, pour avoir aidé une personne âgée et pour avoir accompli bien plus que ton devoir, je te félicite et j’aimerais te remettre la plus haute distinction qui existe à mes yeux. Le badge de Ellie. »

La meilleure des récompenses

Vivre entre le rêve et l’ambition

Qu’est-ce que le rêve, qu’est-ce que l’ambition ? Définissez bien ces deux termes et vous verrez le contraste qu’ils peuvent amener. On peut avoir mille et un rêves à réaliser ; mais souvent, un seul rêve peut devenir une ambition profonde qui pousse parfois à la folie de sa réalisation. C’est un peu ce qui s’est passé pour Charles et Carl. Les deux avaient un rêve distinct à réaliser, au péril de leur vie.

Les Chutes du Paradis, le rêve de Carl

« Carl : Maintenant que tu le veuilles ou pas, j’irai aux Chutes du Paradis, même si je dois y laisser ma vie ! »

Il fallait quand même le faire : transporter sa maison avec des milliers de ballons gonflés à l’hélium ! Le rêve de toute sa vie qu’il pouvait enfin réaliser, … jusqu’à ce qu’il rencontre Russel, Doug et Kevin. Tout de suite, le rêve semblait moins atteignable. Difficile de voyager tranquille quand Russel demande d’adopter le premier animal qui croise sa route ! Et puis n’oublions pas Kevin, cet oiseau étrange aux longues pattes qui se sert tranquillement dans ses vivres pour nourrir ses oisillons au loin. Quelle pagaille ! Pourtant, Carl reste décidé à en finir, même s’il doit sacrifier tout cela ! Mais est-ce que cela en vaut la peine ?

La Quête de l’oiseau, le rêve de Charles

« L’aventure c’est Extra ! »

Il était un explorateur reconnu pour ses grandes découvertes. Un aventurier respecté par ses imminents pairs. Tout lui réussissait ! … Sauf cet étrange squelette d’oiseau qu’il avait ramené d’Amérique du Sud. N’ayant pas assez de preuves pour confirmer la vie de cette nouvelle espèce, Charles Muntz devient impopulaire et décrédibilisé dans son domaine. Que lui reste-t-il alors ? L’ambition de ramener un oiseau pour prouver ses dires. C’est ainsi que l’aventurier repart à l’aventure. Mais plus le temps passe, plus il s’oublie dans cette recherche, au point d’être obsédé par sa quête ! Mais après, que fera-t-il ?

Puis le rêve devient ambition

Charles et Carl ont suffisamment vécu pour que l’on puisse comprendre leur état d’esprit : tous deux n‘ont plus rien à perdre pour le dernier rêve d’une vie. Mais pourtant, tous les oppose. Avec le temps, Charles est devenu amoral : qu’importe si ses chiens se blessent dans la traque ou qu’importe s’il doit sacrifier un vieillard et un enfant pour cela. Son rêve est devenu une ambition névrosée qui l’empêche d’évoluer réellement.

Quant à Carl, son voyage lui permet de voir la vie autrement. Au pied des Chutes, la question se pose : pourquoi avoir réalisé ce rêve ? Après tout, si Ellie et lui n’ont pas envisagé ce voyage avant, c’est peut-être parce qu’ils ont réalisé leur plus belle aventure en étant ensemble. Il a rendu Ellie heureuse, et elle lui a prouvé cela au travers d’une note écrite sur le coin de leur livre. Mais il fallait bien aller au bout de ce rêve pour tourner la page, non ?

« Merci pour cette belle aventure. Il est temps pour toi d’en vivre une nouvelle ! je t’aime. Ellie. »

« oh tu sais, ce n’est qu’une maison »

Conclusion : Les maisons se reconstruisent !

Si vous le pouvez, jetez un œil derrière vous ! Il se pourrait que vous portiez à l’image de Russel, Carl et Charles respectivement un sac à dos, une maison, ou un dirigeable. Ce que vous portez est votre bagage de vie, avec tout ce que vous avez vécu ou aimeriez vivre. A l’instar de Carl, vous pouvez tourner les pages des moments les plus importants de votre vie pour mieux avancer, ou bien porter le poids de vos souvenirs comme le fait Charles. Mais dans tous les cas, rien ne peut vous empêcher de réaliser vos rêves s’ils peuvent vous rendre heureux ! Mieux vaut vivre avec des remords … qu’avec des regrets ?

« Une bleue! » « Une rouge »

Analyse du film Pixar : Là-haut
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