Cendrillon

Publié par Kevin Gauthier le 29 novembre 2017 | Maj le 10 mai 2018
  • Production : Walt Disney Pictures
  • Titre original :  Cinderella
  • Titre français : Cendrillon
  • Sortie française : 25 mars 2015
  • Sortie américaine : 13 mars 2015
  • Durée : –
  • Film live 2D
  • Réalisateur : Kenneth Branagh
  • Scénario : Aline Brosh McKenna et  Chris Weitz
  • Durée : 104 minutes

Equipe Cendrillon Tendo Nagenda

La critique du film Cendrillon

Le film Cendrillon s’attache de très près au film animation Disney dès année 50. C’est pour ceux qui aiment les contes de fées où les hommes sont des hommes (chevaux d’attelage, épées portant des épées) et où chaque femme est une princesse aspirante. Ce n’est pas progressif, mais en tant que conte traditionnel, il est bien raconté et magnifiquement présenté.

Disney a trouvé en Kenneth Branagh des mains fiables, et surtout un réalisateur qui sait garder une histoire en mouvement et tout le style. Il a aussi un sens aigu de l’humour. Quel que soit votre âge, vous avez vu une version de l’histoire dans laquelle chaque rêve d’une jeune fille douce et servante devient réalité. Que ce soit le film d’animation classique de Walt Disney de 1950 ou la version de Rodgers et Hammerstein.

Alors pourquoi ramener ce conte intemporelle en 2015?

Cendrillon est un film amusant pour les familles, mais n’offre aucune surprise dans son scénario. Tous vos personnages favoris sont ici. La marraine la Bonne fée (Helena Bonham Carter). La méchante belle-mère (Cate Blanchett) et ses filles odieuses. Souris, citrouilles et pantoufles?.  Le Prince Charmant (Richard Madden). L’une des premières choses que vous remarquerez, c’est à quel point Cate Blanchett est délicieusement méchante en tant que belle-mère dans le film. C’est un changement de rythme bienvenu pour elle après sa victoire aux Oscars l’an dernier pour Blue Jasmine. Néanmoins, ce film appartient à Cendrillon elle-même, Lily James. Elle capture l’essence véritable du personnage titré avec non seulement sa beauté et ses cheveux blonds, mais aussi son naturel à être adorable et gracieux. La capacité du film à vous emmener dans son univers fantasque vient de sa performance vraiment enchanteresse.

La qualité de l’interprétation des acteurs, la beauté du design de la production de Dante Ferretti, les superbes textures et les couleurs rehaussées des costumes de Sandy Powell donnent vie à l’ancien conte. Les enfants seront rattrapés par l’histoire. Comme le hameau de Branagh, le décor est vaguement du XIXe siècle, le pantalon serré des hommes et les bottes brillantes évoquant un vieux continent, une époque qui a précédé la révolution industrielle.

Tout cela fait que Cendrillon se démarque de la plupart des superproductions d’aujourd’hui, Disney ou autre, car à Cendrillon, le spectacle est le mise-en-scène extravagant, et non l’action violente et la destruction de masse. La caméra balayeuse et itinérante de Haris Zambarloukos montre des villes et des campagnes, des salles de bal et des jardins, des bottes et des robes. De cette façon, le film me rappelait The Great Gatsby de Baz Luhrmann, qui est une autre œuvre récente dans ce mode alternatif de spectacle hollywoodien à l’ancienne.

Le réalisateur Kenneth Branagh (Much Ado About Nothing, Thor) garde tout propre (ce que Disney exige, j’en suis sûr) en ne prenant absolument aucun risque sur le scénario et son histoire. Ne vous méprenez pas, cette version n’ a pas besoin d’être obscure ou tordue. Cette Cendrillon n’est pas censée être ça et ne devrait pas l’être. Malheureusement, mon rêve d’un film original tout en conservant les parties traditionnelles n’ a pas été réalisé.

Et pourtant, Branagh fait fleurir le film avec splendeur et couleur. Ses racines profondes avec Shakespeare s’imprègnent de chaque scène et fournissent sans aucun doute une romance dans la narration de l’histoire. Peu importe à quel point vous essayez, vous ne pouvez pas vous empêcher de vous sentir émergé dans la magie.

Cendrillon
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