Banniere_EuroDisney SCA

Le Prince et homme d’affaires saoudien Al-Walid ben Talal explique dans une interview accordée au Dailymail ses intentions de suivre la démarche entreprise par la Walt Disney Company. L’actionnaire détenant 10 % de la part du gâteau gardait le silence jusqu’à maintenant. Il rejoint finalement la cause de la maison-mère dans le sauvetage amorcé d’Euro Disney SCA, qui était endetté jusqu’au cou.

le Prince Al-Walid

« Nous allons nous pencher pleinement sur ce problème, car nous soutenons la France et nous encourageons Disney » a-t-il déclaré, ajoutant : « Ils ne prendront pas notre part. Nous allons maintenir nos 10 % d’actions ».

Le Prince a en effet passé une journée sur le Resort la semaine dernière puis a pris sa décision, qu’il a annoncé en personne à Bob Iger, PDG de TWDC qui a repris personnellement le dossier. Il injecte ainsi pas moins de 420 millions d’euros (330 millions de livres Sterling) dans la recapitalisation. « Sur le plan opérationnel, je ne vois aucun soucis. Je suis allé à l’hôtel. J’ai écorché le Parc, les hôtels et tout le reste. Elle [Disneyland Paris] demeure une destination de tout premier plan ». Disneyland Paris reste la destination majeure touristique européenne, inutile de le rappeler, faisant mieux à elle seule que la Tour Eiffel et le musée du Louvres combinés.

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Le Prince précise par ailleurs  « [qu’]il y a deux ans, nous avions 16 millions de visiteurs à Euro Disney, dont la moitié était française. Aujourd’hui, nous nous situons à 14 millions et une bonne part des pertes vient de la fréquentation française. Mais nous assistons à l’heure actuelle à une constante car les revenus ont augmenté ce trimestre. Les visiteurs britanniques ont joué un rôle essentiel au maintien de l’ouverture du Resort. Ce sont les deuxièmes visiteurs les plus fréquents après les français, ce qui représente 15 % en 2013. »

The Walt Disney Company

Rappelons que The Walt Disney Company détient 40 % des actions, contre 10 pour le Prince Al-Walid, 5 pour le gestionnaire de fonds Invesco et le reste côté à la Bourse de Paris appartient à de nombreux petits investisseurs particuliers et institutionnels. Tous les actionnaires sont les bienvenus dans cet achat de nouvelles actions. L’offre restante qui ne sera pas acquise sera rachetée par la maison de Mickey qui a transformé, lundi, 600 millions d’euros de dettes en actions et a reporté le délai de remboursement des crédits qu’elle a elle-même accordé à sa filiale touristique européenne  dans 10 ans.

Le Prince saoudien est, on le sait, un pur Disneyphile dans l’âme. Son désir de préserver son investissement dans Disneyland Paris marque aussi son attachement passionné au Parc. Il analyse la situation nouvelle : « Nous allons suivre le retour d’investissement [de ce sauvetage clinique] et son taux de rendement interne et si elle n’a pas de sens pour ma propre entreprise, nous laisserons tomber. Les sentiments n’ont pas d’impact là-dessus, seulement la logique. »

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