Marraine ou presque : notre avis sur le film Disney + !

Publié par Fiona Rodrigues le 24 mars 2021 | Maj le 24 mars 2021

Sorti pendant la période des fêtes de fin d’année, Marraine ou presque se fraye une place dans la liste des films à voir pendant les vacances de Noël. Plein de magie et de légèreté, son ambiance et ses personnages attachants nous apportent beaucoup de fraîcheur. Découvrez dès à présent notre analyse de cette exclusivité Disney+ !

Fiche technique de Marraine ou presque

  • Titre original : Godmothered
  • Réalisatrice : Sharon Maguire
  • Casting: Jillian Bell, Isla Fisher, Jillian Spaeder, Willa Skye, Mary Elizabeth Ellis, Santiago Cabrera
  • Scénario : Kari Granlund, Melissa Stack
  • Musique : Rachel Portman
  • Sociétés de production : Walt Disney Compagny, The Montecito Picture Compagny
  • Plateforme de diffusion & société de distribution : Disney +
  • Durée : 1 h 54 minutes
  • Date de sortie : le 4 décembre 2020 sur Disney +

Synopsis :

Eleanor est une apprentie bonne fée en proie au doute. Constatant que son métier n’a plus trop d’avenir, elle cherche coûte que coûte le moyen de prouver au monde qu’il a toujours besoin de magie. En découvrant la lettre égarée de Mackenzie – une préado angoissée – l’espoir renaît. Partant à sa recherche, Eleanor découvre que celle-ci a bien grandi et qu’elle est désormais une mère célibataire de 40 ans, journaliste au sein d’une chaîne d’information de Boston. Veuve depuis plusieurs années, Mackenzie a abandonné ses illusions et tout espoir de connaître une vie aussi heureuse que celle décrite dans les contes. Bien décidée à transformer l’existence de sa protégée, Eleanor va tout mettre en œuvre pour lui prouver le contraire… Quitte à provoquer les pires catastrophes ou quiproquos !

De l’espoir à tous les plans

On remarque aisément qu’Eleanor la fée n’est pas seulement là pour aider une petite fille en détresse. Cette fée, encore en apprentissage, est pleine de maladresse, mais cela ne nuit en rien à sa bonne volonté et son envie de réussite. On comprend très rapidement qu’elle sera prête à tout pour rendre heureuse cette petite famille, et surtout la mère de cette famille monoparentale : Mackenzie. Il est facilement imaginable que n’importe qui aurait écarté de manière définitive cette personne envahissante de sa vie, cependant cette mère de famille bienveillante lui laisse de nombreuses occasions de se rattraper et a donc de l’espoir en la réussite d’Eleanor.

Le film prend donc une forme de thérapie de groupe, ou la marraine la bonne fée se fait à son tour aider par Mackenzie, qui elle même ne croit plus aux contes de fées, au vu de son âge et de sa vie actuelle. Mais cette dernière n’est pas prête d’abandonner et le fait très bien ressentir. De plus, Eleanor a également toute sa profession à sauver, ce qui n’est pas rien. Le bonheur des deux femmes est donc intimement lié, et va de paire, puisque Mackenzie a besoin d’Eleanor pour trouver sa voie vers une vie de femme épanouie et qu’Eleanor a besoin de réussir à rendre heureuse Mackenzie pour garder son emploi.

C’est aussi de manière indirecte que Disney montre ici sur nos écrans une vision du quotidien de nombreuses femmes dans le monde : le fait d’être mère célibataire et les diverses raisons qui mènent à cette monoparentalité. On peut également voir la situation d’Eleanor comme une scène de tous les jours, puisque son but premier est surtout de sauver sa profession, on est alors loin du conte de fée avec la vie en rose. Ce n’est, pour le coup, pas le scénario classique du conte fantastique, puisque la demoiselle en détresse a précédemment connu une vie heureuse et épanouie qui s’est malencontreusement vu écourtée.

Marraine ou presque : un rappel aux contes de fée classiques

Comme tout bon film de Noël qui se doit, Marraine ou presque n’hésite pas à montrer fièrement ses inspirations et références aux contes de la littérature classique bien connus de tout un chacun. Parmi les références les plus flagrantes de ce long métrage, on retrouve bien sûr l’histoire de Cendrillon par l’apparition d’une marraine la bonne fée qui ne voit pas tout de suite la réalité de la situation et la présence d’animaux prêts à aider.

Ce n’est pas la seule notion flagrante, car dès la sortie de l’affiche principale, on peut remarquer la couleur de la robe d’Eleanor, qui nous fait clairement penser à la robe d’Aurore, donc à la Belle au Bois dormant. On peut alors établir le lien puisque sa filleule est devenue une adulte, avec une vie de femme qui semble être mise de côté, comme si cette dernière avait plongé dans un long sommeil.

La présence d’animaux aux comportements humanisés est aussi visible dans le dessin animé Cendrillon, ou l’on peut comparer les souris comme Jack et Gus au raton laveur, qui ici fait le ménage. Ce n’est d’ailleurs pas un animal inconnu chez Disney… Si l’on regarde attentivement, le raton laveur est un animal présent depuis très longtemps, notamment avec Blanche Neige, mais aussi  récemment dans les Gardiens de la Galaxie !

marraine ou presque

Un film familial pour Disney +

Frais et décalé, ce film n’est cependant pas là pour bouleverser le spectateur. Ce n’est d’ailleurs pas son but. Le tout étant de passer un bon moment tout en revisitant la vision classique des histoires de fées de manière plus légère et moderne. On prend donc un certain plaisir à voir Eleanor dans des situations plus que rocambolesques ou penser que toutes les petites rêves d’une robe de princesse aux couleurs d’une guimauve et que tout ira mieux une fois cette robe possédée, alors que la réalité en est toute autre.

Ce long métrage vient donc grossir les rangs des réalisations originales de Disney+ à destination des familles de manière générale. Sa place est par ailleurs déjà toute trouvée, c’est un film de Noël, que l’on regarde sous un plaid pour se détendre. Cela n’en fait pas pour autant une mauvaise œuvre et fait également penser à un autre film Disney (Il était une fois) dans la façon d’être présenté entre des dessins animés et des vraies scènes jouées.

Globalement, le film reste très plaisant à regarder, seul(e) ou à plusieurs. Même si l’on connait rapidement le dénouement de l’histoire, ce n’est pas pour autant déplaisant puisque cela nous permet de mieux rire aux situations plus qu’absurdes que provoque cette fée étourdie ! On se demande rapidement quelle sera la prochaine mésaventure, et surtout à quel point celle-ci sera ridiculement embarrassante. A cette occasion on peut noter de nombreuses ressemblances avec Une Fée bien allumée, un téléfilm que la réalisatrice Sharon Maguire ne se cache pas d’avoir utilisé comme modèle.

Et vous, qu’avez-vous pensé de Marraine ou presque ?

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