Raya et Le Dernier Dragon : secrets de fabrication du film Disney

Publié par Joshua Bobée le 17 mars 2021 | Maj le 17 mars 2021

La dernière création de studios d’animation Disney raconte l’histoire de Raya : une guerrière solitaire embarquée dans une quête pour sauver le royaume de Kumandra des sinistres Druuns. Cette aventure aux images époustouflantes repose sur un message fort : un héros quel que qu’il soit ne peut à lui seul sauver le monde sans une équipe, sans confiance. Cette notion de confiance en un groupe est ironiquement devenue essentielle à la production du long-métrage élaboré dans un contexte de pandémie mondiale. Retour sur une production faite avec la dynamique très particulière du travail à domicile, avec en ligne de fond l’union de 450 artistes distants autour d’un projet commun. Disponible en accès premium payant pour de nombreux abonnés Disney + autour du monde, Raya et le Dernier Dragon devrait s’offrir un passage par le grand écran en France avec une arrivée en salles obscures dès le 14 avril 2021.

Imaginer une autre manière de créer

En mars 2020 et alors que Raya et le Dernier Dragon entame la dernière ligne droite de sa production, le monde bascule dans un confinement généralisé de plusieurs mois. Cette réalité impose brutalement aux équipes d’imaginer l’univers de Raya depuis leurs domiciles, une collaboration inédite construite autour de quelques 450 foyers. Cette démarche est devenue possible grâce à l’extrême réactivité de l’équipe technologique du studio de Mickey qui a offert le possibilité de poursuivre la production du long-métrage en moins de deux semaines comme l’explique le scénariste Qui Nguyen. Ironie macabre, l’ambiance oppressive de la production avec les menaçants Druuns est devenue quotidienne pour une grande partie du monde confie Don Hall. Un miroir avec une époque remplie d’inquiétudes aux origines de la force du message du long-métrage des Walt Disney Animation Studios.

Raya et Sisu dans Raya et le Dernier Dragon, Disney

L’enregistrement des voix des personnages est rapidement devenue une autre source de difficultés pour l’équipe, effectivement, les acteurs étaient soit confinés soit bloqués à l’autre bout du monde. L’équipe a donc fait le choix de réaliser les enregistrements au domicile des acteurs avec toutes les difficultés liées aux connexions défaillantes et aux interventions des animaux de compagnies lors des réunions. Don Hall, le réalisateur, révèle un lieu de choix surprenant pour enregistrer les voix : les placards, meilleur site acoustique d’une maison. Il partage aussi le périple de l’actrice Awkwafina, voix de Sisu en version originale, en plein tournage en Australie, un véritable calvaire pour obtenir une connexion tolérable.

Les équipes de Raya et Le Dernier Dragon abonnés aux écrans depuis le début de la production, The Geek Over

Paul Briggs, coréalisateur du film, estime que ce contexte a rapproché l’équipe d’une manière unique : découvrir au quotidien les proches, l’environnement et la vie de chacun a rendu la production plus intime, plus forte. Cette expérience s’est imposée comme un miroir de l’histoire de Raya, comme la jeune fille, les artistes ont travaillé ensemble dans un climat de confiance pour atteindre un objectif commun : la réussite. L’ensemble de l’équipe était impressionné par le sens que prenait l’aventure de Raya dans un quotidien plus que réel : l’histoire d’un groupe de personnes réunies pour aller dans le même sens. Les producteurs précisent que rarement les artistes de Disney avaient autant porté un projet, comme si l’autonomie forcée avait permis à chacun de se créer une connexion propre à l’univers de Kumandra.

Voyage sur les terres de Raya et le Dernier Dragon

Bien que fictif, Kumandra s’inspire des cultures de l‘Asie du sud-est, une empreinte culturelle appuyée par plusieurs voyages des équipes du long-métrage d’animation. Pour la production, le studio s’est offert les conseils d’un groupe d’experts de ces différentes cultures, le Southeast Asian Story Trust. Cette quête d’identité et d’authenticité est caractéristique de Raya et le Dernier Dragon dont les paysages, les danses, les tenues, les plats et les coutumes évoquent l’Indonésie, la Thaïlande, le Vietnam ou encore le Cambodge pour ne citer qu’eux. Le choix du nom de l’héroïne s’inscrit dans cette démarche de célébration des cultures de l’Asie du sud-est, en effet, en Thaï, Raya signifie « celui qui dirige » alors qu’en Malais il signifie « fête », un double sens identitaire du personnage de Raya. Doublée par Kelly Marie Tran, Raya devient la première princesse d’Asie du Sud-Est des studios Disney écrite par Qui Nguyen, un américain d’origine vietnamienne, Adele Lim aux origines malaisiennes et Fawn Veerasunthorn, une américaine aux racines thaïlandaises. Une célébration authentique et créative autour d’un projet fédérateur pour les artistes de Disney.

Les artistes des studios d'animation Disney rendent un hommage époustouflant aux cultures de l'Asie du Sud-Est dans Raya et le Dernier Dragon

Les artistes des studios d’animation Disney rendent un hommage époustouflant aux cultures de l’Asie du sud-est dans Raya et le Dernier Dragon

Raya et le Dernier Dragon, une production unique au message fort actuellement programmée pour le 14 avril dans les salles françaises.

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