Robin Williams ou le génie dramatique libre…

Publié par Florian Mihu le 12 août 2014 | Maj le 19 mai 2017

1951-2014… L’acteur américain Robin Williams nous quitte, ce lundi 11 août 2014, à l’âge de 63 ans. Triste nouvelle. Après les médias américains, l’ensemble de la presse internationale a relayé l’information ô combien insupportable mais bel et bien réelle.

Le Monde nous a rapporté, via un communiqué de la police de Marin County, en Californie (sud-est des Etats-Unis), que « Robin McLaurin Williams » a été retrouvé mort à 12h02, ce lundi, à son domicile californien de Tiburon. La cause suspectée serait « un suicide par asphyxie « .

Robin Williams

Carrière simplement monstrueuse d’une figure hollywoodienne si ce n’est emblématique dans l’histoire du cinéma, incontournable, et qui aura marqué à tout jamais cette époque artistique et nos histoires personnelles. Car s’il est inutile de rappeler que le Fan Disney est atteint au plus profond de son être, c’est tout un pan du public qui exprime sa peine. Robin Williams a brillé sur plusieurs décennies dans de nombreux chefs d’œuvre. Considéré par de nombreux américains comme l’homme le plus comique qui soit, il reste aussi l’un des acteurs les plus saisissants dramatiquement du septième art.

Né le 21 juillet 1951 à Chicago, fruit de l’immigration anglo-saxonne outre-Atlantique, Robin McLaurim Williams commence à s’intéresser au théâtre durant ses études secondaires au Marin County, alors qu’il se destinait à des hautes études en science politique. Il commence comme comédien de rue, tout en étudiant à l’école Juillard à New York, ayant décroché une bourse. Il y fait ses classes à partir de 1976 aux côtés d’un certain Christopher Reeves et compte parmi ses tuteurs en art dramatique du moment, John Houseman. Robin exerce d’abord ses talents dans des cabarets de San Francisco comme le Holy City Zoo et le Boardinghouse. Il y apprend à maîtriser les planches dans une posture stand-up qui lui collera à la peau. La même année, il remporte ses tous premiers succès au Comedy Store et à l’Improvisation à Los Angeles.

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Son premier grand personnage sera sans nul doute celui de l’extra-terrestre s’exprimant par borborygmes, Mork, guest-star à part entière du feuilleton Les Jours Heureux. Son côté expansif et volubile dans son jeu se remarque dès lors. Son talent comique inné d’improvisateur se ressent dans les castings où, quand Gary Marshall lui demandait de s’asseoir, il ne trouve rien de mieux (ou de meilleur) que de poser sa tête sur la chaise. Son personnage de Mork est immédiatement adopté par la jeunesse et devient, en 1978, le héros du sitcom loufoque Mork and Mindy, qui fera chaque semaine la joie de millions de foyers.

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Une fois sorti du carcan de la télévision américaine, il entame enfin sa carrière au cinéma, d’abord dans le film à sketches graveleux (Can I Do It ‘Till I Need Glasses ?) en 1977. En 1979, dans Mork and Mindy, il obtient le Golden Globes du meilleur acteur de série comique et la même année, il sort son premier album Reality…What a concept sous le label Rabbit Ears. C’est sous ce même label qu’il entreprend de sortir deux contes musicaux en 1988 et 1994 : Pecos Bill et The Fool and the Flying Ship, sur des musiques de Ry Cooder et de The Klezmer Conservatory Band. Il entame véritablement sa longue filmographie dans le film live Popeye chez Disney,dirigé de main de maître par M. Robert Altman en 1980. Suivront des films tout aussi matures pour ce début de carrière : l’adaptation du roman de John Irving, Le Monde selon Garp de George Roy Hill en 1982 ou Moscou à New York de Paul Mazursky en 1984.

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Les années passées, la consécration ne tarde pas. Il est nominé et honoré pour la première fois dans la catégorie du Meilleur acteur dans un film musical ou une comédie aux Golden Globes pour son rôle du DJ Adrian Cronauer, à la fois déchaîné et contrôlé dans son jeu, dans le Good Morning, Vietnam de Barry Levinson en 1988, film du catalogue Touchstone Pictures. C’est pour ce même film qu’il obtient sa première nomination aux Oscars dans la catégorie Meilleur acteur en 1988. Il excelle la même année sur les planches de Broadway aux côtés de son compère Steve Martin, qui nous livrent une adaptation d’En Attendant Godot éblouissante. Des incontournables du cinéma, c’est véritablement la marque de fabrique dans la filmographie du comédien.

La fin des années 1980 et le début de la décennie suivante sont pour la vedette montante une ère de collaborations prestigieuses avec de grandes figures comme Terry Gillian, qui l’a dirigé dans (Les) Aventures du Baron de Münchhausen en 1988, dans (Le) Roi Pêcheur en 1991 ou Dead Again de Kenneth Branagh en 1991. Mais c’est pour le rôle d’un professeur de lettres, qu’il sublime dans Le Cercle des Poètes Disparus, qu’il va ouvrir l’esprit de ses étudiants (et de plusieurs générations fans du film) en leur enseignant que « les mots et les idées peuvent changer le monde. » Sous la direction de Peter Weir, sans omettre l’excellente distribution des élèves, ce film du studio Touchstone Pictures devient, dès 1989, une oeuvre d’art magistrale au panthéon cinématographique.

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Par la suite, il remplace haut la main Kevin Kline dans le rôle de Peter Banning au sein du remake Hook – La Revanche du Capitaine Crochet, de Steven Spielberg, qui, après une production houleuse, connait un succès commercial et critique excellent. Il est une nouvelle fois dirigé par Barry Levinson dans Toys.

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Il est évident qu’à cette époque, un cap artistique est passé dans la filmographie de Robin. Vrai touche à tout, il peut, semble-t-il, tout incarner sans difficulté. Ses capacités à enfiler le costume de personnages tous plus différents les uns que les autres impressionnent. Et ce n’est pas sans compter toute l’émotion qu’il engage dans chacune de ses interprétations.

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C’est tout naturellement qu’il rejoint l’histoire avec un grand « H » des studios d’animation Disney en y laissant une trace mémorable. Son génie d’improvisateur se met alors au service d’un des personnages les plus puissants de la mythologie Disney qui soit, le Génie de la Lampe. Fort d’un attrait conséquent pour Disney (succès de Good Morning, Vietnam oblige), les Walt Disney Animation Studios l’engagent donc dans l’aventure alors que ces derniers renaissent dans un nouvel âge d’or. Rien de mieux que se payer le luxe d’une célébrité du septième art au sommet, qui plus est éminemment fiable pour ce rôle époustouflant. Digne des doublages dans le haut du panier de l’histoire de l’animation, il élèvera son personnage au rang des créations animées les plus échevelées du genre. Le long-métrage d’animation Aladdin se dévoile au grand public en 1992, démontrant qu’il est possible d’insuffler une fraîcheur exceptionnelle à un personnage d’animation.

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Aussi étonnant que cela puisse paraître, le Génie polymorphe ne sera pas doublé par la suite par son interprète original mais par Dan Castellaneta. En effet, dans les clauses contractuelles liant Robin Williams à Disney, l’acteur aurait accepté de participer au projet au salaire syndical de 75 000 dollars, les conditions sinéquanone étant que sa voix reste une exclusivité à part entière du film. Allez comprendre que Robin Williams se serait accordé pour que sa voix et son image ne soient utilisées à outrance dans la production marketing associée au film. En outre, les deux partis s’étaient entendus pour que le personnage ne soit exploité au maximum que sur 25 % de l’espace dans la promotion faite. Williams pensait à tort ou à raison que la voix de son personnage lui appartenait et n’était pas l’apanage des studios de Mickey. Il ne souhaitait également pas se voir imité par la suite.

Revirement de situation. Non seulement, la direction des studios n’aurait pas respecté cet entendement mais elle fait fi du contrat officieux de discrétion la liant à l’acteur, en utilisant son nom et son image pour promouvoir le personnage, bien plus mis en avant (au delà de 25 %) que d’autres personnages centraux du film. Il est évident, avec le recul, que le personnage phare du film est, qu’on le veuille ou non, bel et bien le Génie. Par ailleurs, le fameux colporteur, personnage introduisant la création Disney de 1992, a été également doublé par l’acteur. Même contrat établi, même résultat. Disney utilise le nom de l’acteur pour ce personnage, à moindre mesure certes, le Génie restant la préoccupation principale qui alimenta les querelles. La suite, on la connait, l’art-book Aladdin: The Making Of An Animated Film en veut pour preuves, l’acteur rompt toute relation avec Disney. Ceci s’exprimera par une promotion internationale du film sans sa vedette et son nom n’apparaîtra dans aucun beau-livre dédié au film. C’est donc Dan Castellaneta qui est dépêché par Disney pour reprendre la lourde tâche d’animer vocalement le Génie dans Le Retour de Jafar en 1994 pour les Disneytoon Studios et la série d’animation Aladdin (3 saisons) de 1995 à 1996. Robin Williams reprendra les commandes dans le très sympathique Aladdin et le Roi des Voleurs en 1996. L’anecdote vaut le détour. Lorsque Jeffrey Katzenberg, dirigeant des Walt Disney Studios, dont il est l’un des instigateurs principaux dans leur renaissance, quitte son poste en 1994, Joe Roth, qui reprend le flambeau, fraîchement débarqué de la direction de la société de production Twentieth Century Fox (dont le dernier acte a été le feu vert pour la production de Madame Doubtfire), aura à cœur de regagner la confiance de Robin Williams et fait à la star des excuses publiques au nom de Disney. Voilà pourquoi le couple Mickey-Williams repart sur de nouvelles bases plus saines pour entamer le doublage du Génie, en 1996, dans Aladdin et le Roi des Voleurs.

Toujours chez Disney, toujours en 1992, mais au sein de la division Parks & Resorts, Robin Williams est engagé pour doubler le célèbre robot inventeur Timekeeper dans l’attraction du Visionarium créée en premier lieu pour le tout nouveau land futuriste d’Euro Disney Resort. Dénommée The TimeKeeper à Walt Disney World Resort et Tokyo Disney Resort, l’attraction, à la pointe de la technologie et au scénario épatant, proposait un film en vision 360 degrés aux visiteurs, Un Voyage dans le Temps, supervisé par Timekeeper. C’est le comédien Michel Leeb, très Fan de Robin, qui en assurera la version française. Il achètera même les droits d’adaptation au théâtre du film Madame Doubtfire plusieurs années après.

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Il y a eu une autre participation à une attraction Disney, The Magic of Disney Animation, présente dès l’ouverture du Parc Disney-MGM Studios à Walt Disney World Resort. C’est dans le court Back to Neverland que Robin Williams s’illustre avec Walter Cronkite, décrivant quelques principes de l’animation. Il prête, dans cette même attraction, sa voix au petit personnage, sorte de « mini » enfant perdu de Peter Pan, qui fait la malheureuse rencontre du Capitaine Crochet et l’heureuse rencontre de la Fée Clochette. Robin Williams revient à la toute fin du cartoon en chair et en os.

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Son éternelle et populaire Madame Doubtfire de Chris Colombus va participer à ériger la notoriété ultime que l’acteur mérite, par delà les frontières critiques, dès 1994. L’acteur est un as du métier, reconnu par ses pairs, connu de toute la planète, pouvant à sa guise enchaîner les rôles les plus comiques aux plus tragiques. Il reçoit pour ce rôle mythique le Golden Globe du Meilleur acteur dans un film musical ou une comédie, un American Comedy Award et un MTV Movie Award. Aujourd’hui, ce joyau de nos années 1990 n’a pas pris une ride tant la performance qui est donnée est juste en tous points.

Jumanji, épique et fantastique, passe par là et conforte le statut « bankable » de l’étoile. Robin Williams vit les années les plus prolifiques de sa carrière assurément. Il enchaîne les triomphes sur grand écran avec une polyvalence artistique qui crée l’admiration : Neuf Mois Aussi, de Chris Colombus (1995), Jack pour Hollywood Pictures, filiale des studios Disney, mis en scène par Francis Ford Coppola en 1996, Hamlet avec à nouveau l’un de ses plus proches cinéastes, Kenneth Branagh, en 1996. D’autres grands noms confortent la prestigieuse avancée de l’acteur au cinéma : Woody Allen le fait tourner dans Harry dans tous ses Etats en 1997, Gus van Sant lui offre une large partie de l’affiche de son film Will Hunting, où Williams s’en donne à cœur joie en improvisation, lui permettant de décrocher l’Oscar du Meilleur second rôle masculin.

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L’année 1998 est une occasion supplémentaire d’intensifier les liens avec la maison de Walt Disney. Flubber, remake d’un autre DisneyMonte la d’ssus, offre un rôle en or à l’acteur et devient très rapidement un incontournable Disney qui aura marqué les années 1990.

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Le film L’Homme Bicentenaire, adapté de l’oeuvre d’Isaac Asimov, possède le double avantage de proposer un nouveau long-métrage Disney à la carrière de l’acteur, pour le bonheur de tous les Fans, et de proposer une nouvelle collaboration de Chris Colombus, qui se voit confier les rennes du projet. Détenu par Touchstone Pictures, le film ambitieux est un « must » à découvrir sans plus attendre. Robin Williams incarne à la perfection, une évidence même, un robot domestique fascinant. Le film reste néanmoins un échec cuisant pour la firme…

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La robotique et le science-fiction plaisent à l’acteur, qui est engagé par Steven Spielberg en 2001, pour la deuxième fois, dans A. I. Intelligence Artificielle où il prête sa voix au Dr Sais-Tout. En 2002, un film méconnu et pourtant soigné offre un vrai rôle de méchant à Robin dans le thriller psychologique Photo Obsession, réalisé par Mark Romanek.

Un autre casting impeccable où Robin Williams fait le poids avec aisance : Insomnia, par Christopher Nolan, qui prouve une fois encore tout le spectre de talents de l’acteur, décidé à prouver au monde qu’il n’est pas un simple « showman ».

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D’autres passages à Hollywood ne font que renforcer la volubilité extrême du talent de Robin Williams. Il prête sa voix dès 2006 au personnage de Ramon/Lovelace dans la franchise animée Happy Feet, joue les guest-stars irrésistibles dans La Nuit au Musée (1, 2 et bientôt 3) aux côtés de Ben Stiller. L’une des dernières pépites de la filmographie de Robin Williams est sans nul doute  World’s Greatest Dad (inédit en France), où il touche une fois encore la perfection dramatique. Quand à sa dernière participation à un film Disney, elle remonte à 2009 dans le live-action Les deux font la « père » de Walt BeckerRobin Williams brillera à jamais parmi les stars d’Hollywood, tant la carrière et le talent gigantesques le placeront dans le panthéon très fermé du tout Hollywood voire de la stratosphère cinématographique. La série CBS The Crazy Ones aura été l’une des dernières apparitions de l’acteur sur grand ou petit écran. On peut encore confirmer ce propos pour son incroyable rôle d’Eisenhower dans Le Majordome en 2013. Il est vrai, les rôles sont de plus en plus rares et Robin cherche désespérément à reconquérir le public, qui ne l’a pourtant jamais boudé. Les sociétés de production ne lui font visiblement plus vraiment confiance et les dernières années de sa carrière sont mitigées sur tous les plans, lui qui espérait décrocher à nouveau de grands rôles comme le Joker dans la saga de Christopher Nolan. Mais malgré tout, qui peut se réclamer d’une telle vie devant la caméra ?

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Mais outre sa vie d’acteur exceptionnelle, Robin Williams était un homme profondément engagé. Il présentait l’émission Comic Relief, dont les recettes étaient versées à des associations aidant les sans-abris. Il est aussi membre de l’Eglise Episcopale des Etats-Unis et a aidé dans de nombreuses associations caritatives contre l’exclusion et l’homophobie. Il a aussi soutenu les Marin’s sur le front Afghan et Irakien. Malheureusement victime de bipolarité, Robin Williams a dû faire face à de nombreux déboires. Cet homme battant laisse derrière lui 3 enfants : Zachary, Zelda (référence au jeu vidéo Nintendo) et Cody.

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La sentence si célèbre des Fans Disney « Génie, tu es libre » résonne aujourd’hui comme une douleur innommable tant la perte est immense. Il est vrai, le grand clown à l’improvisation innée nous a enchanté pendant tant d’années mais a su souvent gardé au fond de lui les revers de sa vie. L’alcool, dès les années 1990, a ravagé une partie de l’artiste et le phénomène n’aura fait qu’empirer sur ses derniers jours. La dépression ajoutée, notre Robin nous laisse très amèrement dans le désarroi le plus total le jour de sa disparition, semble-t-il, de sa propre volonté. Quoi, les clowns n’ont pas le droit d’être tristes ? C’est pourtant ce qu’ils cachent de plus mystérieux en eux, la mélancolie ultime, qui peut parfois provoquer l’irréparable. La légende disparaît aujourd’hui et soulève un point existentiel de la condition du Fan, son attachement inéluctable pour les dieux du grand écran. Ton génie, qu’il soit comique, mélo-dramatique ou tragique n’aura plus à prouver quoique ce soit.

ROBERT IGER (PRESIDENT AND CEO, WALT DISNEY COMPANY), ROBIN WILLIAMS, MICKEY MOUSE

Nota : il obtient en 2009 une Disney Legend, le consacrant à tout jamais dans l’histoire de The Walt Disney Company.


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Réactions de personnalités :

Les réactions à l’annonce de sa disparition sont nombreuses. Barack Obama, notamment, lui a rendu hommage dans un communiqué : « Robin Williams était un animateur radio, un docteur, un génie, une nounou, un président, un professeur, un Peter Pan. (…) Il est arrivé dans nos vies comme un étranger, mais il a ensuite fini par toucher en nous tout ce qui constitue notre humanité. Il nous a fait rire. Il nous a fait pleurer. Il a donné tout son talent librement et généreusement à ceux qui en avaient le plus besoin – de nos troupes de soldats à l’étranger, jusqu’aux plus marginaux qui vivent dans nos rues ».

Sur Twitter, nombre d’artistes ont publié leurs hommages, parmi lesquels des grands noms d’Hollywood et de Broadway. Le réalisateur Steven Spielberg, pour qui Robin Williams s’était transformé en Peter Pan, dit de l’acteur : « Robin était un éclair de génie comique et notre rire était le coup de tonnerre qui le faisait avancer. Il était un ami et je n’arrive pas à croire qu’il ne soit plus là ».

Steve Martin, acteur et génie comique lui-même, qui a joué avec Robin Williams dans En Attendant Godot de Beckett, sur Broadway, en 1988, confie : « Je suis totalement sidéré par la perte de Robin Williams, un grand homme, un superbe talent, un partenaire à l’écran, une âme authentique ».

Kevin Spacey, acteur et producteur, qui a tourné avec Robin Williams dans Les Psys d’Hollywood, en 2009, a perdu un ami : « Robin Williams a fait rire le monde et l’a fait réfléchir. Je veux m’en souvenir et honorer cela. Un grand homme, artiste et ami. Il me manquera au-delà de toute mesure ».

Quant à Ben Stiller, l’un des grands comiques de la génération qui a suivi Williams, il écrit, lucide : « Un tweet ne peut pas toucher au début du commencement de la taille du coeur et de l’âme de Robin Williams. C’est si triste ».

« On a toujours du mal à se dire que les artistes que nous aimons sont tout autant mortels que nous et on se rend compte de leur grandeur de façon presque divine que le jour où ils nous quittent. Robin Williams laisse derrière lui un coffre au trésor fabuleux et aussi étincelant que son sourire bienveillant. C’est une partie de mon enfance qui s’efface. Nous lui souhaitons chaleureusement de reposer en paix.  » Nausicaa Ravenswood

Robin Williams ou le génie dramatique libre…
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