Casse-Noisette et les Quatre royaumes : un ballet de costumes

Publié par Joshua Bobée le 13 octobre 2018 | Maj le 13 octobre 2018

Quelques semaines avant que Casse-Noisette et les Quatre Royaumes ne fasse ses premiers pas dans les salles obscures, le Los Angeles Times propose une immersion inédite dans l’univers créatif du long-métrage. Une série d’illustrations autour des costumes avec, en prime, les étapes de la création, revues et commentées par la costumière Jenny Beavan. Des vêtements par centaines, des broderies, des froufrous, des motifs, des fleurs, des bonbons et du sucre glace, avec en toile de fond l’Angleterre Victorienne, nous vous proposons un retour sur une expérience aussi enrichissante qu’éreintante pour l’équipe, offrant l’occasion parfaite d’en apprendre plus sur l’adaptation de Casse-Noisettes et le Roi Souris, le classique d’Hoffmann. Cette réinterprétation, portée par les Studios Walt Disney Pictures, est attendue le 28 novembre dans les salles françaises.

Casse-Noisette : un esprit créatif pour d’incroyables mondes

Jenny Beavan, costumière de Casse-Noisette et les Quatre Royaumes

Jenny Beavan, costumière à l’œuvre pour l’adaptation du conte version Walt Disney, définit l’inspiration des costumes comme un équilibre fragile entre l’époque originelle du conte, 1875, et l’explosion fantastique offerte par l’imaginatif des Quatre Royaumes. Un drôle de mélange qui semble correspondre parfaitement à l’artiste. En effet, récompensée par un Oscar avec Mad Max Fury Road et Chambre avec vue, elle est reconnue pour son talent notamment sur les films d’époque. Son talent est largement exprimé avec l’adaptation en images de prises de vues réelles de l’univers de Winnie L’ourson, Jean-Christophe dans les salles de cinéma dès le 24 octobre.

Le conte féerique prévu le 28 novembre en France, sera porté par la jeune Mackenzie Foy sous les traits de Clara et dans un univers inspiré de l’Angleterre Victorienne. Cette inspiration est transcrite au travers des choix de costumes, de tissus, de l’architecture et même des variétés de confiserie. Une recherche d’authenticité qui ne bride pas l’audace visuelle, bien au contraire. Costumes fleuris, robes en pétales glacées de sucre, perruques en forme de roses, mousses et autres lichens dans les barbes, la créativité du film est dotée de peu de limites. Ces tenues trouvent logiquement inspiration dans la classique Angleterre du 19ème siècle, comme certains décors du long-métrage. Petite anecdote sur les recherches pour les tenues, certains personnages des Royaumes sont librement inspirés des céramiques du Staffordshire, couvertes soit de bonbons, de neige, de sucre ou encore de paillettes et parfois même les quatre à la fois.

Une entreprise titanesque

La création des costumes a nécessité douze semaines de préparation et plus de cent couturiers s’acharnant à la tâche. Cette immense équipe n’a pas vraiment eu le temps de compter les minutes. En effet, plus de cent cinquante costumes ont été loués pour les scènes principales, acteurs plus cascadeurs, une autre centaine de vêtements pour les autres scènes et plus de sept cents tenues pour la scène du bal, vertigineux. C’est un travail massif selon Jenny Beavan, qui évoque tout de même le plaisir apporté par la grande diversité des réalisations faites pour Casse-Noisette et les Quatre Royaumes.

Eugenio Derbez, Roi du Royaume des fleurs est tout en motifs. Notons également le travail de haute couture réalisé avec le costume du parrain de Clara, interprété par Morgan Freeman. Parmi les tenues préférées de l’artiste, on trouve la robe Organza mauve que Mackenzie Foy arbore longuement dans le long-métrage, fragile et délicate comme son personnage. Le personnage est décidément source d’inspiration pour la créatrice qui éprouve une affection toute particulière pour le costume de soldat porté par la jeune Clara, inspiré par les femmes anglaises parties à la guerre au 19ème siècle.

Casse-Noisette et les Quatre Royaumes, Mackenzie Foy est Clara

Mackenzie Foy est Clara dans Casse-Noisette et les Quatre Royaumes.

Autre grand moment pour la couturière en chef, la danse de Misty Copeland, ballerine de l’American Ballet Theater et La Ballerine du Casse-Noisette des studios Walt Disney. Ce fut un moment de grâce et de beauté avec une danseuse vêtue en toute modestie, tranchant ainsi avec les nombreux costumes du long métrage riches en détails, un moment de douceur et de simplicité qui résonne comme une petite pause dans ce tournage ahurissant pour Jenny Beavan et son équipe.

Cette immersion dans les coulisses de Casse-Noisette et les Quatre Royaumes augmente encore l’attente autour de ce projet qui s’annonce comme un sublime conte de Noël.

Casse-Noisette et les Quatre royaumes : un ballet de costumes
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