Kenneth Branagh, le réalisateur d’Artemis Fowl, nous raconte tout !

Publié par Naomi HUART le 22 décembre 2018 | Maj le 22 décembre 2018

Kenneth Branagh, réalisateur du remake live-action de Cendrillon en 2015 et de Thor en 2011, acteur shakespearien de renom et interprète de Gilderoy Lockhart dans Harry Potter et la Chambre des Secrets (entre autres choses), signe sa troisième collaboration avec Disney avec l’adaptation live-action de la série de romans Artemis Fowl (de Eoin Colfer). En attendant 2019, que savons-nous de ce projet si différent de la filmographie Disney habituelle ?

Kenneth Branagh signe une adaptation libre de la saga littéraire Artemis Fowl

La saga littéraire Artemis Fowl

Tout d’abord, commençons avec le personnage principal. Artemis Fowl, qui est loin d’être très moral dans le livre, sera plus nuancé dans le film. Dès le début, Artemis sera au courant des secrets de son père, mais découvrira progressivement qu’il existe aussi tout un autre monde dont il ignorait l’existence. Il se posera alors des questions sur les actions de son géniteur et hésitera à prendre la relève.

« Il était important de mettre l’accent sur l’aspect créatif et imaginatif de la maison complètement dingue d’Artemis, et non sur l’acquisition des droits du territoire et ce genre de choses moins marrantes », insiste Branagh.

Artemis Fowl ne sera pas le seul à subir quelques changements. Holly Short sera beaucoup moins âgée que dans le livre, puisqu’elle aura le même âge qu’Artemis.

« Ainsi, Artemis a l’air moins isolé, il semble apte à s’amuser avec des enfants de son âge, » explique Branagh.

De même, Holly avait beau être la seule agente féminine de FARfadet dans le livre, elle sera maintenant accompagnée de la Commandante Root, personnage masculin dans l’œuvre de base. Néanmoins, Holly devra faire face aux problèmes inhérents à son statut.

« Elle aura beaucoup d’obstacles à surmonter… » indique Branagh.

Un casting effectué avec soin

Kenneth Branagh

Kenneth Branagh sur le tournage d’Artemis Fowl

Kenneth Branagh a toujours apporté un soin tout particulier quant au choix des acteurs de ses films. Pour Artemis Fowl, le réalisateur voulait que son casting soit le plus varié possible, quitte à apporter des modifications aux personnages. Avec Kenneth Branagh, le casting est 5 étoiles ou il n’est pas !

C’est pourquoi le rôle du chef de FARfadet, le Commandant Root, fut donné à Dame Judi Dench (qui avait déjà travaillé sous la direction de Kenneth Branagh sur Le Crime de l’Orient Express en 2017).

Le parfait Artemis a été difficile à trouver. Étant donné qu’Eoin Colfer et Kenneth Branagh sont tous deux originaires d’Irlande, il était important de conserver cette culture dans le film. L’interprète d’Artemis devait donc être à tout prix irlandais. L’équipe du film a organisé un casting géant dans toute l’Irlande et a fait auditionner plus de 1 200 enfants. Finalement, c’est Ferdia Shaw qui a décroché le rôle.

Une des raisons pour laquelle Branagh insiste autant sur le professionnalisme de ses acteurs, c’est son goût pour l’improvisation. Cette pratique est plutôt inhabituelle dans ce genre de films d’une envergure aussi grande, mais Branagh souhaitait laisser l’opportunité aux acteurs de se montrer créatifs avec leur rôle.

Si Josh Gad (voix originale d’Olaf dans La Reine des Neiges, et LeFou dans le remake de La Belle et la Bête) n’avait aucun mal à improviser, Judi Dench avait plus de difficultés dans cet exercice.

« Quand je finissais une scène avec Judi, je lui disais « C’est bien, j’ai ce qui est écrit dans le scénario. Mais est-ce que maintenant tu pourrais dire ça ? Ça ? Et ça ? Et si tu sens l’impulsion de faire autre chose, tu peux le faire ? » et elle répondait « Je ne suis pas Josh Gad ! » raconte Branagh en riant.

Josh Gad a donc dû donner quelques leçons d’improvisation à l’actrice…

Enfin, un caméo de Kenneth Branagh lui-même est à guetter : après qu’il ait trouvé une paire d’oreilles d’elfes laissées « par hasard » sur son bureau, il est fort possible de l’apercevoir entouré de fées et d’autres créatures fantastiques. Tant que ce ne sont pas des Lutins de Cornouailles, tout devrait bien se passer !

Et pour les impatients, le trailer français d’Artemis Fowl est d’ores et déjà disponible !

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *