WandaVision, notre avis sur la première série Marvel de Disney +

Publié par Joshua Bobée le 30 août 2021 | Maj le 30 août 2021

Evénement incontournable de l’année, l’arrivée de la série WandaVision sur Disney + a inauguré la très attendue phase quatre du Marvel Cinematic Universe. Si les studios Marvel s’étaient déjà essayé au petit écran avec quelques programmes plus ou moins connexes, ils produisent pour la première fois avec WandaVision une série intégrée au Marvel Cinematic Universe. Le programme diffusé sur Disney + pousse même la promesse encore plus loin, car il est devenu essentiel à la compréhension de l’évolution des productions Marvel. Succès public et critique, la mini-série est un des programmes les plus nommés aux prochains Emmy Awards et la série la plus vue de la plateforme de la Walt Disney Company. Retour sur l’évènement WandaVision en deux parties : une critique sans spoilers complétée par une analyse complète de la série disponible sur Disney +.

Affiche de WandaVision, Marvel/Disney +

WandaVision, première série issue du Marvel Cinematic Universe de Disney +

  • Réalisateur : Matt Shakman
  • Créatrice : Jac Schaeffer
  • Casting : Elizabeth Olsen, Paul Bettany, Teyonah Parris, Kat Dennings, Randall Park et Kathryn Hahn
  • Musique : Christophe Beck, Kristen Anderson-Lopez et Robert Lopez
  • Production : Kevin Feige, Louis D’Esposito, Victoria Alonso, Matt Shakman et Jac Schaeffer
  • Société de production : Marvel Studios
  • Plateforme de diffusion : Disney +
  • Nombres d’épisodes : 9
  • Durée : 30 – 50 minutes
  • Diffusion originale : 15 janvier 2021 – 5 mars 2021

Bande annonce et résumé d’une histoire presque parfaite

« Wanda et Vision sont heureux dans une banlieue américaine typique des années 1950-1960. Mais alors qu’ils profitent d’une existence idéale loin des tourments des super-héros, ils commencent à se rendre compte que leur vraie vie n’est peut-être pas celle qu’il paraît. »

WandaVision : les piliers d’un succès

Pour cette première série intégrée au déroulé d’une phase du MCU, Marvel a enchainé les prises de risque : nouveaux codes visuels, intégration de nouveaux personnages et prémices du futur des productions Marvel. Non sans surprise, ce fragile équilibre donne naissance à une série extrêmement jouissive, unique et atypique tout en conservant l’esprit originel des productions Marvel. Ce plébiscite autour de la série repose sur quatre grands aspects : l’identité visuelle, l’histoire, le casting et les choix de diffusion.

Visuellement, la production diffusée sur Disney + ressemble à une suite de sitcoms à différentes époques truffées de références aux classiques de la télévision américaine. Cette lettre d’amour au petit écran bien que parfois déroutante n’est pas qu’un exercice de style pour le réalisateur Matt Shakman. Il s’impose même comme un outil narratif essentiel à la construction du programme. Il ne s’agit pas d’un long-métrage découpé en plusieurs épisodes comme les plateformes en produisent de plus en plus mais bien d’une série ; cette volonté des créateurs est indéniablement un des piliers du succès du show.

Créée par Jac Schaeffer, la série Disney + s’ancre après les évènements des dernières productions Marvel avec un petit sentiment de nostalgie après le traumatisme Endgame. Comme souvent, pour concevoir les productions du studio, Marvel s’inspire de nombreux comics afin d’aboutir à un scénario solide et cohérent, les aventures de Wanda et Vision ne dérogent pas à la règle. Effectivement, les deux personnages bénéficient d’un nouvel éclairage largement inspiré des nombreux développements des comics comme House of M mais avec une adaptation aux contraintes d’une série. Fondement de la phase quatre du MCU, WandaVision laisse également entrevoir de nombreuses possibilités et elles vont bien au-delà de celles des productions déjà annoncées.

L’excellent casting de WandaVision à la D23

Elizabeth Olsen, Paul Bettany et l’ensemble du casting sont une autre des forces de la série créée par Jac Schaeffer avec des interprétations largement au niveau des précédentes productions cinématographiques de Marvel. Le couple Wanda/Vision assez secondaire jusqu’ici au sein du MCU s’offre une place parmi les icônes Marvel avec ce show : émouvants, perturbants et plus humains que jamais, ils se dévoilent et brillent. Sans doute portés par une direction talentueuse, les autres acteurs font de même laissant au spectateur une seule et unique envie : en voir et en savoir plus de chacun d’entre eux.

Enfin, les équipes des studios Marvel ont poursuivi la méthode de diffusion des programmes phares de la plateforme Disney + avec un épisode hebdomadaire, exception faite des deux premiers épisodes. Loin d’être anecdotique, cette diffusion fractionnée participe indubitablement au succès populaire de la série grâce aux réflexions, commentaires et théories hebdomadaires des spectateurs. Les heures passées en quête de théories inspirées par les nombreuses fausses pistes dispersées par les scénaristes ou l’exploration des connexions avec les comics ont propulsé WandaVision au statut de rendez-vous immanquable.

Comme la perfection n’existe pas, WandaVision laisse un goût amer concernant le développement de certains personnages secondaires, des nouveaux venus portés au premier plan le temps d’un épisode puis délaissé. Teyonah Parris est la plus grande victime de ce traitement des personnages secondaires, toutefois, il est évident que ces introductions invitent à de nombreuses suites avec à terme une frustration plus limitée. Autre point de tension, l’enchainement des trois premiers épisodes déroutants pour plus d’un, aussi, nous vous invitons à vous accrocher jusqu’au quatrième épisode même si les trois premiers vous perturbent.

WandaVision de la première à la dernière minute

Si vous avez déjà vu la série des studios Marvel ou que vous souhaitez tout savoir avant de débuter votre visionnage, notre analyse complète et faite pour vous, toutefois, pour cette partie les spoilers sont garantis. Une analyse épisode par épisode pour mieux décrypter les nombreuses références autres petits détails dissimulés et tenter de comprendre ce qu’elles impliquent pour le futur du MCU.

Filmé devant Public, la vie parfaite ?

Wanda et Vision mènent une vie parfaite dans une banlieue américaine typique, l’une est investie dans son rôle de parfaite ménagère et l’autre est en quête d’appréciation de la part de son patron. Il faut reconnaitre que le premier épisode est déroutant en tout point, sans véritablement définir sa place après les évènements d’Avengers : Endgame, il s’ouvre sans prélude comme une sitcom des années cinquante. Empruntant les traits des classiques du genre à la manière de The Dick Van Dyke Show, de Ma Sorcière Bien-Aimée ou encore de I love Lucy (inspiration majeure pour l’interprétation de Wanda), il casse les codes visuels du MCU. Il faut d’ailleurs préciser que l’épisode a été tourné comme les sitcoms de l’époque : en public, cette volonté de la créatrice Jac Schaffer explique le ton très particulier de cet épisode en noir et blanc.

La vie parfaite de Wanda et Vision, Marvel/Disney +

Filmé devant Public laisse apparaitre un univers idyllique, en tout cas, jusqu’à l’étrange repas du couple avec le patron de Vision et les premiers signes d’une vie pas si parfaite. Cet épisode introduit également Agnès, interprétée par Kathryn Hahn, enjouée à l’excès, elle s’invite dès cette première apparition comme une voisine très envahissante. Pratique favorite des créateurs du show, la dissimulation de références et petits détails s’inscrit dès ce premier épisode comme une part de l’identité de WandaVision. Effectivement, si le début fait l’impasse à propos de la mort de Vision dans Avengers : Infinity War, Wanda fait une réflexion subtile sur l’incassable tête de son mari après lui avoir cassé involontairement une assiette sur le crâne. Un épisode déroutant jusqu’au bout car le générique de fin qui laisse entrevoir un logo marqué d’une épée, une vue qui pour les fans de comics évoque rapidement une organisation très connue des comics : le S.W.O.R.D.

Ne zappez pas

Pour ce second épisode, notre couple de super-héros poursuit sa vie idyllique, ils cherchent tant bien que mal à s’intégrer aux œuvres de charité et autres réunions de quartier. Malgré quelques changements de décors et un visuel très emprunté à Ma Sorcière Bien-Aimée, la série se poursuit sur la même ambiance rétro.  Côté références, après la pub du grille-pain Stark vue dans le premier épisode, une réclame d’une montre Strucker fait une brève apparition, référence à peine voilée à Baron Wolfgang Von Strucker. Ce personnage est intimement liée à l’histoire Wanda Maximoff car il a mené les expériences à l’origine de son pouvoir dans l’Ere d’Ultron.

Wanda et Géraldine dans WandaVision, Marvel/Disney +

Nouvelle arrivée de cette épisode : Géraldine, une voisine mystérieuse de plus portée par Teyonah Parris même si, les scénaristes préparent subtilement l’importance de Géraldine dans l’intrigue du show. L’incursion du S.W.O.R.D. devient elle plus marquée et s’impose à chaque fois dans une rupture de l’aspect sitcom, avec sur les dernières minutes la voix d’un agent connu du MCU : Jimmy Woo interprété par Jordan Park. Ces incursions de l’organisation imposent une nouvelle vision des évènements, effectivement, au terme du second épisode, il devient évident que Wanda contrôle les choses, mais dans quelle mesure et surtout pourquoi ? Pour appuyer le caractère nocif de Wanda, une scène de face à face entre Wanda, Vision et un homme en tenue d’apiculteur montre une autre visage de Maximoff, presque inquiétant.

WandaVision passe à la couleur

Saut dans le temps pour ce troisième épisode avec un passage en couleurs, côté décors l’influence de The Brady Bunch réinvente l’intérieur du couple. Autre nouveauté sur le plan visuel : un passage du format 4/3 au format plus habituel de 19/9, un retour vers un format classique en cohérence avec l’évolution des sitcoms et des époques. En plus du passage en couleurs, Wanda apparaît enceinte à la surprise générale, une grossesse express puisqu’elle donne naissance aux charmants Tommy et Billy avant la fin de l’épisode, une fois encore les créateurs s’amusent à bousculer les spectateurs.

Wanda découvre les joies de la parentalité dans WandaVision, Marvel/Disney +

Petite pépite cachée, alors que Wanda perd le contrôle de ses pouvoirs dans la cuisine, elle prend avec Vision une pose non sans rappeler la pause du couple sur la couverture du comic The Vision and Scarlet Witch de 1982, un plaisir pour les lecteurs de comics. Nouvel épisode, nouvelle publicité : une publicité pour un savon qui permet d’oublier, le Hydra Soak, ce savon permet aussi de retrouver la déesse qui sommeille en vous, tout un programme. Le S.W.O.R.D. confirme sa présence déjà bien appuyée avec la révélation de la filiation de Géraldine au S.W.O.R.D. à l’organisation, celle-ci semble toujours tenter de prendre contact avec Maximoff avec cette question éternelle : pourquoi ?

Interruption du programme, la fin des sitcoms

Avec ce quatrième épisode, nous retrouvons l’identité visuelle classique des productions Marvel, aussi, nous quittons le monde de sitcom pour revenir à la réalité du campement du S.W.O.R.D. L’histoire de Géraldine s’éclaire, une victime du snap de Thanos mieux connu sous le nom de Monica Rambeau, le fille de Maria Rambeau vue dans Captain Marvel. Premier lien avec le MCU, cet épisode aborde brièvement le chaos vécu après la victoire des Avengers dans Endgame : le blip ou le retour des disparus du snap de Thanos. Un bouleversement de la société dans son ensemble plus largement abordée dans l’intrigue d’une autre série Marvel : Falcon et le Soldat de l’Hiver.

Jimmy Woo et Darcy Lewis mènent l’enquête dans WandaVision, Marvel/Disney +

Cet épisode répond à de nombreuses questions concernant la présence du S.W.O.R.D. et à propos de l’identité des habitants de Westview. La deuxième partie évoque la mécanique d’une enquête à la Mulder et Scully dans X-Files, l’agent Jimmy Woo aider par Darcy  Lewis vue pour la dernière fois dans Thor 2. Les deux agents tentent de comprendre la situation de Maximoff évoquant les hexagones ou encore les Skrulls avec l’appui du directeur du S.W.O.R.D. Tyler Hayward joué par Josh Stamberg. Les dernières minutes de l’épisode effacent les moindres doutes sur la réalité de la situation avec l’image d’un Vision mort portée par le Voodoo Child de Jimi Hendrix en générique. Cette chanson évoque l’idée de créer sa propre île, voler le temps aux autres, voir des morts dans un autre monde : le mensonge de Maximoff devient clair.

Dans cet épisode très spécial …

Dans ce cinquième épisode, Wanda découvre les joies de la parentalité pendant que Vision s’interroge concernant Westview et ses habitants. Un épisode dans l’esprit de Sacrée Famille, Quoi de Neuf Docteur ? et bien sûr la cultissime série La Fête à la Maison, une série avec les sœurs d’Elizabeth Olsen, nostalgie immédiate. Cet épisode s’alterne entre scènes dans le Westview de Wanda et scènes extérieures avec plusieurs révélations à la clé comme le retour surprenant de son accent sokovien perdu depuis Avengers : Infinity War. Un autre personnage commence à s’éclairer, la babysitteur/voisine envahissante Agnès dont le comportement et les actes commencent à laisser entrevoir l’arrivée de la sorcière Agatha Arkness.

Evan Peters reprend le rôle de Pietro Maximoff dans WandaVision, Marvel/Disney +

Côté réclame : une publicité pour un essui tout Lagos laisse entrevoir le traumatisme des évènements de Captain America : Civil War pour Wanda Maximoff. Pour le spectateur comme pour Wanda, les choses s’embrouillent, est-elle manipulée ? si oui par qui ? Hors de Westview des pistes pour l’avenir du MCU se posent avec une gêne manifeste de Monica Rambeau à l’évocation de Carol Denvers. De même Rambeau évoque un contact qui pourrait l’aider à entrer dans Westview. Et que dire de ce final littéralement fou : le retour de Pietro Maximoff, le frère de Wanda, avec l’acteur Evan Peters, interprète de Quicksilver dans l’univers X-Men de la 20th Century Fox. Encore une fois, les scénaristes bousculent les spectateurs avec ce qui ressemble à l’esquisse d’une éventuelle fusion des univers Marvel de Disney et de celui de la Fox sous l’égide du fameux multivers.

Spécial Halloween

Dans  cet épisode spécial Halloween, WandaVision poursuit son avancée dans le temps avec un hommage assumé à un classique des séries familiales : Malcolm. Ce sixième épisode présente le couple dans leurs costumes iconiques des comics : tenue rouge pour Wanda et Vision dans son ensemble aux couleurs vives. Les enfants du couple sont aussi déguisés : Billy en sorcier et Tommy accordé à son oncle Pietro dans le costume de Quicksilver vu dans certains comics, une série de références de plus en plus appuyées.

Wanda et Vision dans leurs costumes classiques, Marvel/Disney +

L’épisode se déroule autour de plusieurs intrigues liées : Wanda et sa famille fêtant Halloween, Jimmy et Darcy menant l’enquête à l’extérieur du dôme et Vision explorant Westview pour tenter de comprendre ce qu’il se passe. Une exploration qui entraine le synthétique à la rencontre d’une Agnès semble-t-il manipulée. Occasion trop tentante pour Vision de sortir du Hex avec une des scènes les plus marquantes de cet épisode avec une tentative de sortie. Cette sortie met en évidence un autre élément : le S.W.O.R.D. et son directeur Tyler Hayward semblent plus intéressés par Vision et les technologies qu’il renferme que par Wanda et ses manipulations. Les scénaristes profitent d’une scène avec Pietro pour balayer la théorie de l’inclusion de X-Men, celui-ci affirmant : « j’ai les chromosomes XY ». En même temps, Pietro engage une nouvelle phase de sa relation avec sa sœur, conscient de ce qu’elle fait, il souhaite savoir comment jusqu’à laisser les masques tombés : il ne s’agit pas de son frère. L’épisode se termine avec une extension du Hex après que Wanda et Billy ressentent le danger autour de Vision.

Briser le quatrième mur

Déprimée et perdue, Wanda se réveille dans une parodie d’un mockumentary proche de Modern Family, The Office ou encore Parks and Recreation avec un générique façon Happy Endings avec la mention créée par Wanda Maximoff, désormais elle assume. Une nouvelle publicité s’invite dans cet épisode, Nexus un antidépresseur qui vous ancre dans la réalité, pas pour aider Maximoff plongée dans sa déprime. Une fois de plus, elle se retrouve aidée par Agnès, une voisine de plus en plus invasive.

Alors que Monica Rambeau découvre qu’elle n’est pas qu’un simple agent en entrant de le Hex, Darcy et Vision tentent désespérément de rejoindre Westview avec une reprise rapide des évènements depuis Infinity War. Enfin, l’identité d’Agnès se révèle dans une mise en scène musicale savoureuse : elle est bien Agatha Arkness et c’est elle qui manipule tout depuis le début. Ensuite, la visite de Wanda dans la tanière de la sorcière permet d’apercevoir le fameux Darkhold, un livre déjà apparu dans plusieurs séries du MCU et source de nombreux pouvoirs. Il faut ajouter que dans le pur esprit Marvel, cet épisode propose une scène post-générique avec Monica prise au piège par le faux Pietro.

Précédemment dans …

Après son introduction musicale, Agatha prend le contrôle de WandaVision dans un épisode retour en arrière pour mieux comprendre les sept premiers. On découvre donc la passion de Maximoff pour les sitcoms avec une malle remplie de classiques comme I Love Lucy, Ma Sorcière Bien-Aimée, Jeannie de Mes Rêves ou La Famille Addams. Chaque show semble être lié à un traumatisme de sa plus jeune enfance aux derniers mois partagés avec Vision et les scénaristes offrent grâce à un scénario parfaitement orchestré un impact émotionnel inattendu à l’ensemble des premiers épisodes.

Wanda et Agatha explorent le passé dans WandaVision, Marvel/Disney +

L’épisode permet aussi de mieux cerner Agatha Arkness, une sorcière aux pouvoirs impressionnants et prête à trahir ses sœurs sorcières pour devenir la plus puissante, une antagoniste de choix. Wanda comprend que ses pouvoirs ne sont que la conséquence d’un accident et qu’ils ne sont pas liés à la Pierre de l’Esprit ; elle est une légende : la Sorcière Rouge. Nous apprenons aussi que Wanda n’a jamais volé le corps de Vision, elle lui a donné vie grâce à l’énergie de la Pierre de l’Ame. Une pierre à l’origine de la création de Vision et à laquelle elle a également été exposée. Pareillement, on apprend qu’elle a choisi Westview car c’est ici que le couple souhaitait s’installer avant Infinity War. Enfin, Wanda comprend  que le S.W.O.R.D. a créé son propre synthézoïde à partir des restes de Vision, un White Vision dépourvu d’affects et de conscience.

Le Grand Final de WandaVision

Plusieurs grands affrontements pour ce final : Vision et White Vision, Wanda contre Agatha Arkness et bien sûr le retour de Taylor Hayward. Si Vision parvient à ouvrir White Vision vers une nouvelle conscience de ce qu’il est, Agatha se lance dans un combat acharné avec Wanda. En résulte ce que le monde entier attendait, Wanda Maximoff devient la Sorcière Rouge. Dotée de nouveaux pouvoirs, elle fait le choix d’épargner Agatha, lui laissant le plaisir d’être enfermé dans ce rôle de voisine envahissante qu’elle maitrise si bien. De même le directeur du S.W.O.R.D. perd son influence grâce aux accusations du trio de choix : Monica, Jimmy et Darcy. Quelques questions demeurent : où est passé White Vision ? pourquoi Darcy a-t-elle fuit si vite? Agatha reviendra-t-elle ?

Wanda Maximoff est La Sorcière Rouge dans WandaVision Marvel/Disney +

Les dernières scènes sont fortes en émotions, effectivement, Wanda accepte la déchirante réalité dans une destruction du Hex et de son monde fictif, à vos mouchoirs. Pour terminer comme il se doit WandaVision, les studios Marvel proposent deux scènes post-générique : la première avec Monica Rambeau et la seconde autour de Wanda. Dans la première scène post-crédit, Monica Rambeau se retrouve face à une Skrull infiltrée au sein du S.W.O.R.D., l’agent parle alors de Talos vu dans Captain Marvel, probablement les prémices de la suite de Captain Marvel et de Secret Invasion. Dans la seconde, nous retrouvons la Sorcière Rouge sur le perron d’une cabane pendant que son être astral explore le Darkhold avec en fond les voix de Bill et Tommy criant à l’aide, une courte scène source de nombreuses nouvelles interrogations.

Tommy et Billy de retour dans le MCU ? Marvel/Disney +

En plus de références au MCU, le show glisse de nombreuses références aux comics Marvel qui ont inspiré WandaVision comme House of M, car comme souvent les studios Marvel assemblent plusieurs comics pour construire ses productions. Après plusieurs visionnages, il faut reconnaitre le talent des scénaristes, la série n’est qu’une suite de pistes multiples qu’ils infirment ou pas au fur et mesure. Le spectateur se retrouve chaque vendredi nourri de ses recherches et des quelques réponses apportées par l’épisode avant de terminer l’épisode, noyé de nouvelles questions, cultivant un buzz permanent autour du show. Il semble difficile de voir cette première série Marvel comme autre chose qu’un immense succès très prometteur pour cette phase 4 du Marvel Cinematic Universe.

WandaVision est une série unique tant sur le plan visuel que scénaristique, un ovni qui trouve pourtant toute sa place dans la quatrième phase d’un Marvel Cinematic Universe aux énormes promesses. De plus, La Sorcière Rouge sera de retour dans le deuxième volet de Doctor Strange : Multiverss of Madness.

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