Disneyland Paris : à la découverte des secrets de Main Street U.S.A.

Publié par Mégane Loisel le 17 octobre 2020 | Maj le 24 octobre 2020

Disneyland Paris est un parc à l’histoire riche et aux détails soignés. A tel point qu’il faut parfois prendre le temps de regarder et de chercher pour saisir certaines références cachées. Certaines sont même poussées et nous demandent de mener quelques recherches ! Mais cela constitue et enrichit considérablement le premier land de Disneyland Paris, bien que certains aient du mal à croire qu’il en soit un. Et pour autant il s’agit bien du land le plus mystérieux. Découvrons ensemble les secrets de Main Street U.S.A !

Les secrets de Main Street U.S.A, une ville à part entière

Main Street U.S.A, qui signifie « rue principale » est très largement inspiré de la ville de Marceline, située dans le Missouri. Walt Disney nous emmène faire un tour dans son enfance, puisqu’il s’agit d’une inspiration nostalgique de la ville dans laquelle le père de Mickey a grandi ! Certaines libertés ont été prises par les Imagineers, notamment sur les créations architecturales. Il faut s’imaginer qu’au début du XXème siècle, Marceline était une ville de campagne et ne possédait pas de façades aussi travaillées. C’est pourquoi Main Street U.S.A s’inspire de Marceline et n’est pas une reconstitution fidèle aux souvenirs de Walt. Une première référence cachée est située au niveau du tableau des temps d’attente sur Central Plaza et une seconde dans City Hall, représentant la mairie de la ville. Petite anecdote supplémentaire : Marceline possède, depuis 2001, un musée exposant des objets ayant appartenu à la famille Disney.

L’inspiration cinématographique

La construction de Main Street est directement tirée des connaissances cinématographiques de Walt Disney. Dès notre entrée dans le Disneyland Park, nous sommes accueillis par les Cast Members habillés dans le thème. Leurs guichets évoquent d’ailleurs les anciens points de vente de tickets, souvent situés en extérieur sur le pas de rue. De plus, Walt Disney a utilisé une manière très connue des plateaux de tournage : la perspective forcée. Vous êtes vous déjà senti tout petit en passant sous Main Street Rail Road Station ? Ils viennent volontairement vous écraser pour que la sortie n’en soit que plus impressionnante : le parc paraît immense ! Ce sont de petites techniques qui vont venir jouer sur les différentes parties de votre cerveau pour vous permettre de vivre encore plus intensément l’expérience.

les secrets de main street usa commencent dès l'arrivée sous la gare

Tout est une question de perspective

Les bâtiments longeant Main Street U.S.A sont construits en 3D au premier plan uniquement, le reste des étages étant « plat » (en trompe-l’œil), les lignes de fuites sont volontairement exagérées afin de créer une illusion de hauteur. Les bâtiments paraissent alors bien plus grands qu’ils ne le sont réellement ! Si on prend, par exemple, Emporium, au rez-de-chaussée, le bâtiment est rouge et plein de reliefs. Les fenêtres sont cependant assez basses. Au premier étage, les fenêtres sont légèrement plus petites et le sont encore plus au second étage. Si nous reprenons l’effet provoqué sur votre cerveau : ce dernier va l’interpréter comme de l’éloignement. Et afin que cet effet soit parfait, le jeu des couleurs n’est pas en reste : des couleurs plus claires sont utilisées afin d’accentuer cette distance. A plus grande échelle (et pour complexifier encore plus le travail des Imagineers) ces lignes de fuites sont également utilisées pour donner l’impression que le château est éloigné, Main Street paraît interminable. Mais l’inverse n’est pas valable : dos au château, la sortie nous paraît toute proche.

Les secrets de Main Street U.S.A vont vous faire voir des chiffres partout

On le sait, mais on n’imagine pas à quel point, chaque détail est soigné. Et c’est pour cela que Main Street U.S.A regorge de secrets. On passe devant, sans même s’en rendre compte, mais la plupart des noms ou des chiffres ont, en réalité, une signification  !

Des références familiales cachées sur Main Street U.S.A.

Vous retrouverez la première référence à la famille Disney devant The Storybook Store, où est inscrit « 1891 », année de décès de Kepple Disney, le grand-père paternel de Walt Disney. Mais il s’agit également de l’année de naissance de Carl Stalling un compositeur, producteur et acteur américain. Carl et Walt Disney se sont rencontrés à Kansas City dans les années 20, alors que Walt était au bord de la banqueroute et diffusait son premier court-métrage : Steamboat Willie. Carl accompagnait, dans un premier temps, le déroulement du court métrage, au piano, dans les salles de projection. Cette première collaboration conduira à la création des Silly Symphonies quelques années plus tard.

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Plus proche de Walt, Roy Oliver Disney, son troisième frère, voit sa date d’anniversaire, le 24 juin 1893, mentionnée avec ses initiales sur le haut du bâtiment abritant Disney & Co : « R.O.D BLDG, June 24 1893 ». Dernière date enfin, l’année de mariage des parents de Walt, mais également l’année de naissance de son premier frère en 1888. Cette date est visible sur le bâtiment du « fire department ».

Roy O. Disney, frère aîné de Walt, a toujours été d’un soutien sans faille envers son cadet. Et au-delà de la mention de son anniversaire, un nouvel hommage témoignant de l’amour entre les deux frères est visible au dessus de Boardwalk Candy Palace, avec la célèbre citation « If we can dream it we can do it ! » traduit par « si nous pouvons le rêver, nous pouvons le faire ! ». La mention « rêveurs et partenaires » traduit la collaboration entre les deux frères, Roy Oliver ayant toujours soutenu son frère dans ses projets et ayant été trésorier pour celui-ci, s’assurant des liquidités nécessaires afin de réaliser les projets de Walt.

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Dernier hommage familial et non des moindres, sur la façade de la boutique Emporium, nous pouvons y voir inscrit, tout en haut, la date « 1896 », et cette date contrairement à d’autres, ne déjoue pas le temps en lui enlevant 100 ans. En 1896 est décédée Maria Swan, l’arrière grand-mère de Walt Disney, du côté paternel. Maria Swan a en effet épousé Arundel Disney, descendant de la famille D’Isigny.

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L’année d’ouverture de Disneyland Paris célébrée

Parmi les nombreuses dates très importantes et que l’on célèbre chaque année, il y en a bien une plus particulière que les autres  : c’est évidemment celle de l’inauguration, l’ouverture de notre resort français en date du 12 avril 1992 (ça ne nous rajeunit pas !). Et par attention portée au détail, et notamment, à l’époque dans laquelle nous transporte Main Street U.S.A, l’année a été reculée d’un siècle sur la devanture de la boutique Emporium, sur laquelle figure « 1892 ». Nous retrouvons ce détail de l’autre coté de cette rue centrale, cette date symbolique est de nouveau mentionnée en haut du bâtiment abritant la boutique Harrington’s.

Si nous extrapolons cette date d’ouverture, Boardwalk Candy Palace est associé à 1888, année de début de construction de Disneyland Paris mais toujours avec un siècle de décalage. Mais ce n’est pas tout car le nom « Tilyou Building » est inscrit. De son nom complet, George Tilyou construisit, dans les années 80, Coney Island (Brooklyn, New York) reconnu comme le tout premier parc d’attractions américain. Nous reviendrons sur ce secret un peu plus loin dans l’article !

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Pour terminer, des mentions « 92 » sont disséminées ça et là, à tel point qu’il est difficile de toutes les relever. Par exemple, sur cette porte de casting, un « Since 92 » fait une nouvelle fois référence à l’ouverture de Disneyland Paris, mais nous reviendrons un peu plus longuement sur cette affiche plus loin dans l’article.

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Une date d’anniversaire pas si cachée

Il n’y aurait pu avoir de Disneyland Park sans Walt Disney, cela est évident. Mais au-delà de tout ce qu’il a pu apporter dans nos vies, il est important de célébrer l’homme qu’il a été. Et c’est pour cela que sa date d’anniversaire fait partie des secrets de Main Street U.S.A. Tout d’abord, sur la vitrine à gauche de l’entrée, dans la boutique, la mention « Depuis 1901 » puis au dessus du porche de Lilly’s Boutique, cette fois en anglais « Since 1901 » sont des références directes à l’année de naissance de Walt Disney. Enfin, si vous faites attention aux endroits où vous posez les pieds (ce qui n’est pas évident quand on lève déjà la tête pour chercher les secrets), vous pourrez remarquer des plaques avec l’inscription « Elias Disney, Contractor, 1901 ». Elias étant le second prénom de Walt, héritage du prénom de son père, avec cette année symbolique. Dernière mention, sur l’iconique restaurant Walt’s – An American Restaurant qui porte la mention « 1901 ». Le jour et le mois, 5 décembre, seront à retrouver dans un prochain article détaillant les secrets des Walt Disney Studios !

secret de main street U.S.A : l'année de naissance Walt disney sur Lilly's boutique

L’adresse des Imagineers parmi les secrets de Main Street U.S.A

Créée en 1952 sous le nom « WED Entreprises » afin de donner vie au projet Disneyland à Anaheim, la Walt Disney Imagineering (renommée ainsi en 1986), déménage, en 1961, à Glendale en Californie afin d’accueillir un nombre florissant de salariés. C’est depuis cette adresse que sont imaginés et conçus les Disney Parks que nous visitons aujourd’hui ! Située au 1401 Flower Street, le Walt’s an American Restaurant y fait directement référence. Une nouvelle indication est donnée, sur ce lampadaire, nous indiquant également de manière très précise l’adresse de la Walt Disney Company. Les Imagineers sont les artistes qui imaginent et créent les parcs Disney dans leur entièreté, cette mention est une reconnaissance de l’étendue de leur travail qui a notamment permis à Disneyland Paris de devenir un parc aussi magique et riche en secrets !

Tendez l’oreille et vivez au rythme des secrets de Main Street U.S.A

Secrets de Main Street U.S.A. : Les animations sonores

Au-delà de la musique magique diffusée en continu sur Main Street U.S.A et à toutes les saisons, avez-vous déjà remarqué que de la vie habitait les lieux ? Loin de nous l’idée de vous faire croire que des fantômes séjournent ici (ce n’est pas Halloween toute l’année quand même !), mais de nombreuses animations sonores apportent de la vie à la ville que représente Main Street U.S.A. Par exemple, vous pourrez entendre un homme dans sa salle de bains sous la douche ou se brosser les dents au dessus du Victoria’s Home-Style Restaurant, cette voix d’ailleurs est celle d’Eddie Sotto, que nous vous présentons avec le secret suivant !

Qui dit ville, dit également travail, et c’est la raison pour laquelle des métiers sont également représentés. Au dessus de Bixty Brothers, vous pourrez entendre l’horripilant bruit de la fraise dentaire, puisque dans ce cabinet faisant également office d’école de jeunes apprentis apprennent les bases du métier. D’ailleurs, ce dentiste cache un second secret : les noms que vous pouvez observer sur la fenêtre. Ces cinq noms faisant directement référence aux Imagineers ayant conçu les lands de Disneyland Paris :

  • « Dr. Bitz », Eddie Sotto Bitz, de son nom complet, était le directeur artistique de Main Street U.S.A,
  • Tim Delaney pour Discoveryland,
  • Jeff Burke a imaginé Frontierland,
  • Tom Morris en charge de la création de Fantasyland,
  • Chris Tietz a, quant à lui, conceptualisé Adventureland.

Ce dentiste qui est là « pour nous faire sourire » comme indiqué en anglais, regorge donc de richesses, saluons toutefois le courage des clients qui osent monter les quelques marches ! Direction désormais Main Street Motors, où un détective semble mener l’enquête, accompagné de son chien que vous pouvez entendre aboyer, serait-il sur une piste ?

Enfin, nous arrivons maintenant sur une note plus musicale, puisqu’au dessus de Market House Deli un élève prend des cours de piano, mais si l’on prête attention aux fenêtres, nous pouvons voir que cette école de musique est dirigée par deux hommes : Philippe Bourguignon et Steve Burke qui étaient, en 1992, respectivement PDG et Directeur Général d’Euro Disney !

Secrets de Main Street U.S.A. : Les animations visuelles

Nombreux sont les partenariats entre Disneyland Paris et les marques, vous avez sans doute déjà remarqué les nombreuses références à Coca-Cola, Vittel ou encore San Pellegrino, mais avez-vous déjà remarqué la publicité cachée pour Nescafé ? Souvenir d’un partenariat rompu courant 2011 (au profit de Segafredo) la tasse fumante est quant à elle toujours en place ! La fumée est aléatoire, impossible de vous dire quand ce secret placé au dessus de Main Street Motors se révèlera, mais cela peut être un bon emplacement pour attendre une parade.

tasse fumante à main street usa

Les secrets de Main Street : City Hall, la mairie de la ville

Si nous connaissons City Hall comme le lieu d’accueil et de réservation de Disneyland Paris, ce lieu représente la Mairie de la ville matérialisée par Main Street U.S.A et c’est pour cette raison que l’architecture et la décoration du lieu sont plus formelles. Si vous regardez bien autour de vous, et notamment derrière les Cast Members qui vous renseigneront, vous aurez la chance d’y voir un grand plan d’EuroDisney, tel qu’il a été conceptualisé par les Imagineers dès le départ. Vous pouvez notamment voir la mention de l’attraction Visionarium qui n’existe plus aujourd’hui, ou un croquis de Phantom Manor qui a finalement évolué.

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Sur le mur le plus à gauche (si vous vous trouvez face au comptoir), une photo accompagnée d’un certificat officiel et de la médaille de la Légion d’Honneur sont exposés. Remis le 8 juin 1938 pa  Jean Joseph Viala, Consul de France à l’Hyperion Studio de Los Angeles, cette décoration est une reconnaissance de la France à plusieurs niveaux. Si nous remontons plusieurs générations en arrière, le nom de famille « Disney » serait en vérité un anglicisme de la ville normande « d’Isigny« , nom emporté par deux soldats français ayant combattu en Angleterre aux côtés de Guillaume Le Conquérant avant que les ancêtres de Walt n’immigrent en Irlande puis aux États-Unis. C’est âgé de 17 ans à peine que Walt tombera amoureux de la France en la découvrant au travers de son service pour la Croix-Rouge, où il vient en aide à la population en tant que conducteur d’ambulance, dans un pays alors en pleine Première Guerre Mondiale. Reparti aux États-Unis, Walt Disney reviendra dans l’hexagone pour célébrer ses 10 ans de mariage avec sa femme Lilian où il lui fera découvrir les paysages que l’on retrouvera dans de nombreux longs-métrages d’animation, comme le Mont Saint-Michel ou encore les châteaux de la Loire. Cette légion d’honneur vient donc remercier son engagement auprès des français et pour son œuvre cinématographique.

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Depuis 2013, Disneyland Paris est jumelée avec Dinant, une ville belge ayant réalisé, en 2012, un festival de sculpture de sables Disney. Cette magie et ce lien rayonnent également par le nombre grandissant de visiteurs belges, témoin de la relation entre la destination et la Belgique. Une plaque est d’ailleurs accrochée à l’extérieur de City Hall.

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Enfin, est accrochée à l’intérieur de City Hall, une plaque symbolique offerte par les Cast Members de Tokyo Disneyland afin de célébrer l’ouverture de Disneyland Paris avec la mention « Félicitations ». Le parc japonais ouvert en 1983 avait déjà plus de 10 ans d’ancienneté ! La mention est traduite en français, anglais et japonais afin que la grande majorité des visiteurs puissent comprendre le message. C’est une belle attention !

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Enfin, une boîte aux lettres est accrochée entre City Hall et Storybook Store. Et même si nous ne voyons pas de facteur à Disneyland Paris, le courrier est bien relevé : affranchissez votre carte postale et déposez là, aucun doute qu’elle fera une jolie surprise au destinataire.

Les secrets des attractions de Main Street U.S.A.

Disney Rail Road, une nouvelle façon de voir le parc

Si le doute est parfois permis, Main Street U.S.A n’est pas qu’une simple « rue », elle comporte comme les autres lands des attractions. La première a relever est la gare Main Street Station du Disney Rail Road. Les quatre trains à vapeur portent tous des noms atypiques :

  • W. F. Cody plus connu sous le nom de Buffalo Bill est l’une des figures les plus célèbres dans la conquête de l’Ouest.
  • C. K. Holliday : la première locomotive à vapeur de Disneyland Rail Road au parc Disneyland Resort (Anaheim, Los Angeles) porte le même nom.
  • George Washington : en référence au premier président des États-Unis.
  • Eurêka, ce célèbre cri poussé par les chercheurs du Far West lorsqu’ils avaient mis la main sur une mine d’or.

Ce n’est pas réellement un secret, car les plus anciens ont connu le parc sous ce nom, mais jusqu’en 2002, Disneyland Paris était connu sous le nom de EuroDisney et c’est pourquoi sur les barrières de la gare ou sur les corniches en dessous vous pouvez voir les lettres « EDRR » imbriquées les unes dans les autres : EuroDisney Rail Road, vestige d’une ancienne époque.

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Les arcades de Main Street : l’art de se souvenir

Liberty Arcade : le lien entre la France et les États-Unis

Nous vous emmenons (ou ramenons) en 1886, aux États-Unis,Grover Cleveland est alors le Président. Cette année, bien éloignée à l’heure où vous lisez ces mots, est celle de l’inauguration de la Statue de la Liberté, cadeau de la France en signe d’amitié et célébrant l’indépendance américaine, est cachée sur Main Street U.S.A. Dans un renfoncement et annoncée par une grande fresque murale, Statue of Liberty Tableau est une attraction que vous traversez à pieds et qui vous permet de vous replonger dans le jour de son inauguration. Si vous tendez bien l’oreille, vous pourrez y entendre le discours prononcé par le Président de l’époque mais également la Marseillaise pour symboliser le cadeau offert par la France. Si vous levez bien les yeux dans l’arcade, vous pourrez y retrouver le visage de la Statue de la Liberté sur les corniches des lampes fonctionnant au gaz !

Discovery Arcade : ode à l’invention

Construite comme un musée que l’on peut visiter tout en ralliant deux parties du parc, Discovery Arcade tisse un lien entre le passé et le futur, représenté par Discoveryland. Ce retour en arrière est symbolisé par un grand nombre de vitrines représentant diverses inventions allant des loisirs avec les premiers jeux, en passant par la lumière. C’est toute la révolution industrielle du XXème siècle qui est expliquée au travers de résumés traduits en anglais et en français.

Parmi les visionnaires représentés, Léonard de Vinci voit son Homme de Vitruve représenté aux niveaux des lumières sur toute la galerie. Quant à Thomas Edison, son invention est plus subtile : sur toute une partie de la galerie, les lampes qui vous éclairent fonctionnent au gaz, jusqu’à ce que l’évolution vous permettent de voir grâce à des ampoules électriques.

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Les secrets de Main Street U.S.A cachés dans les boutiques

New Century Notions Flora’s Unique

Nous l’avons déjà souligné dans cet article mais Walt Disney était un homme profondément attaché à sa famille et c’est en toute logique que nous retrouvons une boutique portant le prénom de sa maman : Flora. Si cette dernière était institutrice puis a consacré son temps à élever ses enfants, elle touchera quelque peu à l’architecture en dessinant des plans de maisons construites par Elias Disney, son mari.  Cette boutique, au style victorien possède un secret d’antan : un téléphone est accroché à côté du passage pour rejoindre la boutique suivante. Dans ce téléphone, lorsque l’on écoutait bien, on pouvait entendre des conversations ! Malheureusement ce téléphone ne semble plus fonctionner à l’heure actuelle. Si l’on extrapole un peu, cette boutique peut être également une référence à Ruth Disney, sœur de Walt dont le second prénom est Flora !

Harrington’s Fine China & Porcelains, tendez l’oreille !

Ce magasin, dans lequel nous nous émerveillons face aux créations en verre, aux tableaux et autres décorations parfaites pour un intérieur Disney, cache un étonnant secret ! Et oui, car en plus du numéro apposé sur la façade extérieure, la coupole située au-dessus des caisses est bien malicieuse. Regardez le sol, des rectangles sont disposés et vont vous servir de repères. Mais nous vous conseillons toutefois de vous mettre aux extrémités les plus à gauche et à droite des caisses. Placez vous dans l’un deux, et demandez à la personne qui vous accompagne (ou même un Cast Member s’il est disponible en cas de visite en solitaire) de se placer à l’autre extrémité. Maintenant engagez la conversation ! Et sans être à côté, vous vous entendrez comme si la personne se tenait proche de vous. Cette « magie » est opérée par les propriétés acoustiques de ce dôme appelé aussi voûte elliptique sur laquelle votre voix va glisser !

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Lilly’s boutique, l’amour dure toujours

A l’image des contes de fées racontés par les Studios Disney, le couple formé par Walt et Lillian a de quoi faire rêver les plus romantiques d’entre nous. Si « Lilly » et Walt se sont rencontrés par l’intermédiaire d’une connaissance et du travail (Lillian ayant été embauchée comme secrétaire par les frères Disney), leur histoire d’amour est née au fil du temps et le premier baiser échangé dans la nuit après un moment de confessions. C’est en 1925 que le couple se mariera, après que Walt ait demandé la main de Lilly à son père. De leur union naîtra deux enfants : deux filles. Si Lilly s’est pleinement consacrée à ses enfants dès sa première grossesse, elle a toujours soutenu son mari dans ses projets et c’est d’ailleurs à elle que l’on doit le prénom de Mickey Mouse ! Finalement, cette boutique ne cache pas réellement de secrets mais c’est une bouffée d’amour que l’on prend et l’un des rares endroits où l’on peut admirer des photos du couple en très bon état. Mais cet hommage aura été un petit peu long à venir puisque cette boutique n’est arrivée qu’en 1999 soit sept ans après l’ouverture de Disneyland Paris, auparavant il s’agissait d’une extension du restaurant situé accolé. Nous pouvons supposer que cet emplacement est stratégique : la Lilly’s boutique est située sur Main Street U.S.A juste à côté du Walt’s – An american Restaurant, pour que Walt et Lilly ne soient jamais séparés. Eh oui un amour aussi fort, ça fait rêver !

Emporium : voyagez en Amérique !

Emporium est sans doute la boutique du Disneyland Park dans laquelle nous réalisons le plus d’achats mais sans réellement faire attention aux détails qui l’enrichissent et en font l’une de celles avec le plus de secrets ! Pour commencer, dirigeons-nous vers les caisses les plus au fond de la boutique (direction City Hall), derrière celles-ci vous pourrez voir deux fresques représentant les deux parcs américains : Disneyland Resort situé en Californie et le parc floridien : Walt Disney World. Eh oui, car au-delà des liens et similitudes existants entre les parcs, en voici un nouveau : la boutique Emporium est également présente dans les deux parcs d’Outre-Atlantique !

Vous remarquerez que si les deux parcs ne sont pas directement nommés c’est dans un souci de cohérence, car en bas du tableau de Floride est notée la date « 1871 » et le Magic Kingdom de Walt Disney World n’a ouvert ses portes qu’en 1971, soit cent ans plus tard, de même que le parc de Floride qui voit la mention « 1855 » et qui a été inauguré en 1955 ! Souvenez-vous ce que nous vous expliquions sur le siècle d’écart un peu plus haut, vous voyez à quel point les détails sont soignés et très bien cachés.

Maintenant, si vous regardez bien le tableau de Floride, dans la calèche rouge vous pourrez y voir une silhouette familière… celle de Minnie Mouse ! Sur la fresque en l’honneur du parc californien, Walt Disney a droit à son portrait, il est même nommé « Propriétaire » des lieux, est-ce une référence à sa toute première création ? La question est permise !

Intéressons-nous maintenant à la coupole de verre. Pour bien l’observer il faudra peut-être vous tordre un peu le cou, mais promis elle le mérite ! Ces vitraux tissent un certain lien avec Discovery Arcade puisqu’elle célèbre de grands inviteurs :

  • Graham Bell, l’inventeur du téléphone en 1875 ;
  • George Washington Carver, un botaniste ayant amélioré la culture et la récolte de coton permettant aux agriculteurs d’augmenter leurs revenus ;
  • Nikola Tesla, a inventé le courant alternatif (et non ce n’est pas Edison !) et à également mis au point des générateurs d’électricité ;
  • Thomas Edison, ayant inventé le courant continu (provoquant des incendies), il a collaboré avec Tesla quelques années. Il a également inventé le phonographe (enregistre et restitue tous les sons) et les premiers outils cinématographiques dont le kinétoscope (une machine de visionnement individuel) ;
  • Henri Ford, de qui on tire le terme « fordisme » qui a révolutionné le monde du travail et la consommation lors de la révolution industrielle ;
  • George Eastman à qui nous devons le tout premier appareil photo portable ! Il est également le fondateur de la société Kodak ;
  • Orville et Wilbur Wright ont œuvré en tant que chercheurs, ingénieurs, concepteurs et constructeurs des premiers avions motorisés (révolutionnant les planeurs).

Pour continuer dans la boutique Emporium, si vous regardez au plafond, toujours, vous pourrez y voir des rails traversant la boutique. Il s’agit d’une référence historique aux moyens de paiement de l’époque aussi appelé « Cash Railway », lorsque l’argent transitait par le plafond. A l’époque, cela permettait de transporter l’argent jusqu’à la caisse centrale que vous pourrez voir en suivant les rails qui semblent rentrer dans une petite fenêtre. Ce système, créant souvent des confusions, fut arrêté au XIXème siècle.

Dapper Dan’s Hair Cut

Ce barbier, situé au fond de Flower Street et accolé à Emporium fait rêver plus d’un homme ! Prendre place dans l’un des sièges et se faire coiffer selon les mêmes méthodes et outils que ceux utilisés aux XIXème siècle, c’est une expérience à vivre au moins une fois dans son existence. S’il se murmure que l’origine de ce barbier serait un hommage à Elias Disney, père de Walt, qui aurait exercé ce métier, cela reste relativement vague et malgré les informations dont nous disposons, Elias a longtemps œuvré avec ses mains mais davantage dans le bâtiment et jamais dans la coiffure. Dapper Dan’s vient en effet renforcer ce sentiment de ville vivante, et cela passe notamment par la présence d’un coiffeur en dehors des points de restauration, boutiques et autres métiers représentés comme la caserne (Fire Department) et son détective ! Concernant les secrets cachés eux aussi dans la boutique, le premier concerne la présence d’un téléphone semblable à celui présenté à New Century Notions Flora’s Unique (et nous vous montrerons le troisième un peu plus loin dans l’article) et le second se trouve à l’extérieur du bâtiment. Avez-vous déjà vu à quoi vous pourriez ressembler avec une moustache ? Si non, alors ce miroir pourra vous y aider ! Deux hauteurs sont présentes afin que petits et grands puissent s’amuser et garder un souvenir amusant de leur passage chez le barbier.

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Disney & Co, bienvenue à la foire !

Walt Disney chérit les souvenirs de son enfance et notamment cette foire agricole qui se tenait dans le Missouri à une centaine de kilomètres de la ville de Marceline : la Pike Country Fair. Toute l’inspiration de cette boutique vient de souvenirs de Walt, moments de bonheur que l’on retrouve également dans le long-métrage d’animation Danny, Le Petit Mouton Noir. C’est pourquoi vous pourrez retrouver Mickey et ses amis à bord d’une montgolfière, des affiches représentant des cirques se tenant dans la foire ou encore des miroirs déformants (grossissants ou grandissants) typiques de ces lieux.

Les secrets de Main Street U.S.A cachés dans les restaurants

Car l’histoire ne s’arrête pas. Une fois passées les portes d’un restaurant, les secrets de Main Street U.S.A sont encore nombreux et chargés d’anecdotes ! Partons sans plus attendre à la découverte des points de restauration.

Allô, Market House Delicatessen ?

Si ce restaurant rapide et notamment sa petite terrasse lors des beaux jours est un emplacement de choix sur Main Street U.S.A , vous trouverez vers le fond de la pièce le troisième téléphone caché à Disneyland Paris. Tout comme les téléphones de Flora’s Unique Boutique et du Dapper Dan’s, vous pourrez y entendre des conversations échangées. Cela rappelle ce qui se produisait à l’époque, lorsque l’on pouvait surprendre les conversations des voisins de l’immeuble. Une petite plaque apposée à côté vous explique d’ailleurs l’histoire de ces téléphones : lors de leurs installations aux États-Unis, plusieurs foyers étaient reliés à un seul et même numéro, ce qui vous donnait toutes les bonnes raisons pour écouter ce qui se disait et d’ainsi faire votre commère !

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Cable Car Bake Shop, l’ancêtre du tramway

Direction San Francisco, où nous partons fouler les pavés de Market Street ! Ce restaurant rapide, dans lequel nous prenons souvent café et pâtisseries, retrace les origines du tramway, aussi appelé « Cable Car » en Amérique. Si les nombreuses photos, miniatures et autres maquettes retracent l’invention du tramway, c’est un autre objet qui va nous intéresser : le Cail-o-Scope. Nous vous présentions au travers de la boutique Emporium, Thomas Edison, qui a mis au point les premières machines de cinéma dont le Kinétoscope en 1891. Cet appareil est la toute première caméra argentique capable d’enregistrer des films à destination du cinéma. Ce dispositif permet de visualiser des œuvres, tournant en rond et donnant l’illusion du mouvement. Si vous voulez voir un dérivé du Kinétographe en mouvement, direction Animation Celebration dans les Walt Disney Studios et plus précisément le Zoetrophe. Le Cail-o-Scope disposé dans Cable Car Bake Shop est une version améliorée du Kinétoscope, puisqu’elle permet de visualiser, en solitaire grâce à des lunettes, un court film (ici un tremblement de terre) et de ressentir d’étranges sensations... comme si nous y étions ! Ces machines étaient disposées, à l’époque, dans les arcades et parcs d’amusement et vous pouviez en profiter contre quelques pennies.

Candy Palace ou comment avoir l’eau à la bouche

Candy Palace est la boutique dans laquelle tous les gourmands se retrouvent et dans laquelle les caries pointent le bout de leur nez. Mais pour détourner votre attention de toutes ces friandises, intéressons nous à la grande fresque sur le mur le plus au fond. Comme nous vous le précisions un peu plus haut avec la référence au Tilyou Building, cet homme est à l’origine du tout premier parc d’attractions, qui deviendra un passage obligatoire pour les amateurs de sensations fortes, c’est pourquoi, dans le coin inférieur gauche de la fresque murale, un looping y a été dessiné. La boutique tire d’ailleurs son nom de cette référence puisque « Boardwalk » est le terme des planches en bois sur lesquelles sont fixées les attractions. Et pour ne pas déroger à la règle, « 1892 » est également inscrit sur la fresque, faisant référence, à un siècle près, à la date d’ouverture de Disneyland Paris. Il est également dit qu’une colonne lumineuse dans laquelle des bonbons sont glissés seraient moins vive que les autres, car des bonbons opaques y auraient été mis, mais si vous la voyez, n’hésitez pas à nous envoyer une photo, nous seront ravis de trouver ce secret avec vous ! Enfin, Atlantic City ne serait pas la ville balnéaire représentée sur cette fresque sans l’océan venant border ses côtes, et ayant donné naissance à la marque « Salt Water Taffy », autrement dit des bonbons au sel de mer créés dans les années 1880. Aujourd’hui, la boutique existe encore et il est même possible de visiter un musée.

Casey’s Corner, découvrez le baseball autrement !

Dernier restaurant et non des moindres : Casey’s Corner. Si nous le connaissons pour ses hot-dogs, ce bâtiment est directement lié au court-métrage de 1946 « Casey à la batte » (dans La Boîte à Musique) et plus particulièrement au poème l’ayant inspiré. Le poème original « Casey au bâton », écrit par Ernest Lawrence Thayer en 1888, raconte l’histoire d’une partie de baseball que Casey, occupant le poste de frappeur, a tenté de sauver, en vain. A l’intérieur du restaurant, outre les références à la marque Coca-Cola, vous trouverez de nombreuses décorations en rapport avec l’univers du baseball mais également un Hexaphone de la marque Regina, dans lequel une pièce était dépensée contre de la musique, l’ancêtre du juke-box !

Main Street U.S.A, un melting-pot américain

Comme vous avez pu le voir au travers de cet article, de très nombreuses villes américaines sont représentées sur Main Street U.S.A. Impossible de ne pas la citer de nouveau car Marceline, dans le Missouri, est la plus importante puisque le land tire son inspiration directement dans la jeunesse de Walt Disney. Nous retrouvons ensuite le New Jersey, ses bords de mers et ses sucreries avec la boutique Boardwalk Candy Place. L’architecture de City Hall provient de Philadelphie en Pennsylvanie et le Walt’s nous emmène, quant à lui, à Chicago dans l’Illinois, ville de naissance de Walt. L’adresse cependant, celle des Imagineers, nous ramène en Californie, État dans lequel se trouve le tout premier parc Disneyland et qui est également connoté dans le restaurant Cable Car Bake Shop avec son fameux tramway. Nous retrouvons également New-York dans Liberty Arcade et un panel encore plus large de villes dans Discovery Arcade.

Enfin, quatre bouches d’égout offertes par des villes américaines nous font voyager aux États-Unis :

  • Croton, New York,
  • Balto à Baltimore, Maryland,
  • Chicago, Illinois,
  • Central City, Colorado.

Main Street U.S.A, comme vous l’aurez compris est le land le plus riche de Disneyland Paris, sans aucun doute. Si cette ville n’est pas figée dans le temps, nous fait voyager dans les jeunes années de Walt Disney et nous fait découvrir sa famille et ses proches collègues, nous remontons encore plus dans le temps avec les balades équestres du parc ou encore les véhicules d’époque. Les galeries, bien trop souvent vues comme des abris ou des raccourcis, nous racontent toutes deux des histoires, peu liées à Disney en tant que tel, mais sans qui les œuvres n’auraient peut-être pas vu le jour de la même façon. Nous avons encore beaucoup de secrets de Main Street U.S.A à découvrir, alors si vous souhaitez nous aider à enrichir cet article, n’hésitez pas à le faire par le biais des commentaires !

Sources : Il était une fois DLP – Déchiffrages, Main Street U.S.A : La rue de la nostalgie, et Main Street U.S.A : Dans quel état j’erre. – Corporate.disney.fr – Secretsdisney.com – Hellodisneyland.com – Wikipédia (Famille Disney).

1 commentaires sur "Disneyland Paris : à la découverte des secrets de Main Street U.S.A."
  1. Daniel Baudele

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