Paris et Disney, une histoire d’amour

Publié par Brocéliande Nausicaa le 20 novembre 2015 | Maj le 14 avril 2018

Vendredi 13 novembre 2015 est une date qui marquera à jamais la mémoire des français et surtout des parisiens qui ont vécu des attentats meurtriers alors que la capitale a vécu des événements déjà dramatiques en janvier dernier. Pour retrouver le sourire, Radio Disney Club vous conte une belle histoire d’amour.

Paris, ville artiste

Paris, ville des amours, est endeuillée mais une exceptionnelle vague de fierté et d’union s’est soulevée pour revendiquer haut et fort les valeurs de la capitale française. Destination touristique de prestige, lieu de fantasmes et de folies, Paris est une ville artiste, une ville haute en couleurs qui, et peu importe les attaques, conserve une superbe jamais égalée. Lieu de philosophie et de fête, Paris a inspiré bien des artistes, du plus petit photographe aux plus grands impressionnistes français et étrangers. L’ancienne Lutèce est donc un lieu de culture entrelacée des visions d’Haussmann aux allures gothiques de Notre-Dame en passant par la beauté métallique de la Dame de Fer. Mais dans le cœur des artistes de Disney, Paris a également sa place. Il ne faut pas non plus oublier la relation privilégiée entre Walt Disney lui-même et la France, étant lui-même porteur d’origines françaises et notamment normandes. Radio Disney Club a tenu à rendre un hommage pictural non exhaustif de la vision de Disney sur Paris, de quoi sourire et rendre agréablement nostalgique.

Paris

Disney et la France sont interconnectés depuis toujours. La famille de Walt Disney trouve en effets ses origines en Normandie, du côté du village d’Isigny-sur-Mer. Le nom de famille qui donnera son nom à l’Empire hollywoodien que l’on connaît est étymologiquement lié à cette commune. Les normands Hughes d’Isigny et son fils Robert seraient la source originelle de cette dynastie, même s’ils sont partis détrôner Guillaume le Conquérant sur le sol anglais en 1066. C’est une branche de cette famille normande qui émigra en Irlande au XVIIème siècle. L’arrière grand-père irlandais de Walt traversa l’Atlantique en 1834 pour trouver la richesse aux Etats-Unis. Walt Disney gardera toute sa vie une profonde affection pour son Europe et sa France originelles, qui susciteront chez lui l’envie de traverser toutes leurs régions. Beaucoup de longs-métrages de son vivant ou pas tirent leurs histoires dans le folklore occidental, tout comme les différents artistes européens que Walt recrutera pour sublimer la vision animée du Vieux Continent.

Walt Disney Ambulancier

Walt Disney a sillonné la France pour la première fois en 1918. Alors qu’il n’avait pas encore l’âge requis, il s’est engagé en tant qu’ambulancier bénévole au sein de la Croix-Rouge dans le premier conflit mondial de l’Histoire. Du Havre à Saint-Cyr-L’Ecole puis de Paris à Neufchâteau en tant que conducteur ambulancier, il parcourt la France et retranscrit ses périples dans des carnets sous forme de textes et de dessins humoristiques ou pas, d’ailleurs. Walt Disney reviendra plusieurs fois par la suite en Europe : en 1935 où son imagination débordante s’est imprégnée de la culture littéraire et artistique de plusieurs pays, que l’on retrouvera dans Blanche Neige et les Sept Nains deux ans plus tard ; en 1949 avec sa famille cette fois-ci lors d’une croisière transatlantique.

Sa seconde visite en Europe l’amènera à poser les bases éditoriales de ses studios d’animation qui réadapteront énormément de contes de fées européens. Ce sera par ailleurs pour lui l’occasion de dénicher une foule immense de talents du dessin, entre autres. Beaucoup d’artistes l’auront marqué lors de sa visite, comme Heinrich Kley, Eugène Grasset, Grandville, Philippe Rousseau, Richard Doyle, William Blake ou encore Beatrix Potter. Ainsi, outre les films que nous détaillerons plus loin, La Belle au Bois Dormant ou Cendrillon, contes de Charles Perrault, marqueront à jamais l’inconscient collectif, comme les Fables de La Fontaine ont pu révolutionner le cinéma avec les Silly Symphonies quelques années plus tôt. Par ailleurs, Walt Disney recevra la plus haute distinction française le 8 janvier 1936 au sein de ses Studios, la Légion d’Honneur.

Walt Disney Legion Honneur

Le Paris des Aristochats

Et quoi de mieux pour commencer que de citer en tout premier lieu Les Aristochats, sorti en 1970 et réalisé par Wolfgang Reitherman. Ce bijou des grands classiques Disney est un hommage direct au Paris aristocratique de 1910, situant son action dans un quartier de prestige où vit la douce Madame de Bonnefamille.

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Consciente de son âge avancé, elle décide d’écrire son testament et, éprise d’amour pour ses chats, décide de leur léguer son héritage. Horrifié, Edgar, son majordome, organise l’enlèvement des matous pour toucher le magot. Un véritable bijou de chansons et d’animation dans un Paris élégant, tout droit sorti d’une peinture.

Aristochats

Quoi de mieux pour pérenniser musicalement ce chef d’oeuvre que l’intervention d’un des plus célèbres artistes natifs de Paris qu’ait jamais connu la France ? Maurice Chevalier laissera à tout jamais son empreinte dans l’univers du film en chantant Les Aristochats comme personne, par amitié pour Walt Disney, mort quelques années plus tôt. Chevalier est d’ailleurs l’un des rares français à avoir été honoré à ce jour d’un Disney Legend Award (à titre posthume en 2002). Certes, le charme parisien est présent mais il ne fait pas figure de protagoniste comme les films qui suivront sur ce thème. En revanche, l’atmosphère bohème des chats, l’ambiance survoltée jazz préfigurant les Années Folles de 1920 contrastant avec le classicisme du début du siècle sont une véritable immersion  pour le spectateur.

Aristocats (14)

Le Paris de La Belle et la Bête

Plus loin dans le temps, Gary Trousdale et Kirk Wise signent l’un des plus beaux films des Walt Disney Animation Studios : La Belle et la Bête. Adapté du conte éponyme qui fit son apparition pour la première fois en France au XIIIe siècle, il raconte l’histoire d’une jeune fille jolie et rêveuse répondant au doux nom de Belle. Regardée avec méfiance par les habitants du village, elle vit à l’écart avec son père, inventeur, qui partira pour tenter de gagner un concours d’innovations. En chemin, malade et épuisé, il trouve refuge dans un sinistre château habité par un personnel maudit et un maître aux attraits cauchemardesques. Irrité par sa présence, il enlève le malheureux… Inquiète, Belle part à sa recherche, parvient à le trouver puis le sauve en échangeant sa vie contre la sienne. A ce moment là, la belle aspirant à une vie d’aventure semble avoir scellé son sort dans la tristesse mais elle va découvrir que derrière la Bête se cache un homme.

Belle et la Belle et la Bête

Dans ce film merveilleux et poétique, la France y est dépeinte sous une forme campagnarde, une France d’un autre temps où Paris tient sa référence par le malicieux personnage de Lumière (un hommage au génie de Maurice Chevalier) dans sa chanson mythique et inoubliable : « C’est la Fête ! ». A l’honneur, le patrimoine gastronomique français et son sens de la fête, si bien relatés par Ernest Hemingway.

Lumière et la belle et la bête

Notre-Dame de Paris

Quoi de plus logique de faire une transition sur Le Bossu de Notre Dame où Belle apparaît de façon subtile, se promenant, livre à la main.

la belle et la bête

Le Bossu de Notre Dame, fleuron de l’hommage à la France, véritable ode à Paris,  digne hériter du film de Jean Delannoy dans l’animation, est sorti en 1996, signé des mêmes réalisateurs de La Belle et la Bête. Adapté librement du roman de Victor Hugo, Paris est ici représentée à l’aube de son éveil architectural où la cathédrale Notre Dame savoure sa jeunesse. A l’époque du Moyen-Âge, le film apporte une dimension historique à cette ville déjà bien gracieuse à l’écran. Ici, nous suivons l’histoire d’un sonneur de cloche, Quasimodo, enfermé en haut d’une tour par le terrible juge Frollo. Ce dernier désire éradiquer les gitans de Paris mais il tombe éperdument fou amoureux d’Esmeralda, une superbe gitane considérée comme la plus belle fille de France. Repoussé, le juge entre dans une rage destructrice pour ravir la belle et la posséder mais Quasimodo, s’étant enfui avant cela et ayant rencontré Esmeralda, se lance dans une aventure dangereuse pour stopper le juge dans sa course. Un classique, un chef d’oeuvre.

Le Bossu de Notre Dame

Outre la géographie de ce Grand Classique et le roman universel dont il s’inspire, certains de ses tableaux comme la séquence chantée des Gargouilles « Un Gars Comme toi » multiplient les hommages à la ville-lumière, de l’accordéon de Ménilmontant à la statue d’Adonis exposée au Musée du Louvre en passant par l’incontournable croissant au beurre gaulois, les populations de pigeons typiquement parisiens et les music-halls.

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Voyage Paris-Pixar

Pixar a également scellé dans l’animation un amour frénétique pour la France, situant une petite partie de l’action de Cars 2 à Paris. Sorti en 2011 et réalisé par John Lasseter, nous retrouvons le dynamique Flash McQueen dans une impressionnante course automobile autour du monde mêlée à une histoire d’espionnage dans laquelle son meilleur ami Martin sera impliqué pour le meilleur et pour le pire. Dans Cars 2, le studio de Luxio Junior ajoute cette sublime image de synthèse dépeignant un Paris moderne mais aussi lisse et prestigieux. Le Pont des Arts souligne l’adorable cliché de Paris considérée comme la ville des amoureux par excellence. Toute l’architecture de Paname est « voiturisée » : le Forum des Halles se transforme par exemple en marché de pièces détachées. Le tout, sur une musique de Benabar « Mon cœur fait vroum », sur fond traditionnel d’accordéon. Un hommage de John Lasseter à ses séjours en amoureux à Paris, par ailleurs…

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Mais le mariage est plus que scellé avec Ratatouille, réalisé par Brad Bird. Cette fois-ci, nous plongeons dans notre Paris impressionniste où nous vivons le destin d’un rat dont le talent et la passion la plus absolue sont la cuisine. Dans ce Paris de carte postale enchanté et enchanteur, la ville est sublimée dans ses plus beaux contours et rend hommage à l’exception française mais surtout à ce qu’on considère comme l’une des meilleures qualités de la France : la gastronomie. Les équipes créatives du film ont pour ce faire effectué un travail de recherche intense sur les sites incontournables de la capitale française (monuments, restaurants comme la Tour d’Argent, etc.). Il en résulte une atmosphère à la fois romantique et utopique et tous les clichés sont abordés avec finesse : les quais de Seine, les toits de Paris, ses égouts, ses ponts, ses fontaines, ses habitants, ses emblèmes architecturaux, son métropolitain, son paysage haussmannien… le tout magnifié par une lumière subtile, si typique du ciel versatile parisien.

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Disneyland Paris, en 2014, transpose le succès du film Ratatouille au parc Walt Disney Studios où s’implante un mini-land aux couleurs de Paris comptant une attraction, un restaurant : le Bistrot chez Rémy et une boutique : Chez Marianne – Souvenirs de Paris (vibrant hommage aux styles d’art déco et d’art nouveau si ancrés dans l’histoire de l’art parisien).

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Là encore, le Paris des cartes postales est à l’honneur, un Paris flamboyant où se mêlent le clapotis d’une fontaine et les toits en ardoise. Les animations ne manquent pas sur la Place de Rémy depuis juillet 2014, entre concerts de rues typiquement parigos, portaits de rues proposés par des artistes dignes des plus grands dessinateurs de la Place du Tertre à Montmartre, ou un Merchandise exclusif du Resort dédié à la fois au mini-land mais aussi à la capitale.

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Disneyland s’implante au cœur de la France

Et puisque nous parlons de Disneyland Paris, l’attachement à Paris est éponyme puisque à terme d’une longue négociation avec les Etats-Unis, le 4ème Resort Disney décide de s’implanter en France. Le tout après une concurrence de longue haleine avec l’Espagne qui partait d’ores et déjà favorite. La détermination française et toutes les mesures appliquées comme le prolongement du RER, la construction d’une gare TGV et les réductions fiscales ont fait que Mickey « n’a pas préféré le sombrero au béret ». Aujourd’hui, avec une moyenne de fréquentation de 15 millions de visiteurs par an, Disneyland Paris est la première destination touristique d’Europe, comptant pas moins de 55000 employés depuis sa création. Considéré comme possédant le plus beau des châteaux à l’architecture unique fortement inspiré du Mont Saint Michel, du château de Chambord et du musée de Cluny, Disneyland Paris se distingue par son sens du détail et son intégration harmonieuse dans le paysage français et européen.

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Les références à Walt Disney et sa filiation éloignée française se retrouvent chaque jour dans le Resort, que ce soit le beurre d’Isigny proposé à la clientèle des Parcs ou des Hôtels ou le blason aux armes de la famille Disney fièrement exposé sur une enceinte du Château (mais également dans les autres Parcs Disney).

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Les autres références parisiennes sont nombreuses et surtout au niveau de la Liberty Arcade qui, outre le fait de rendre hommage à la Statue de la Liberté et son inauguration (fruit du travail du sculpteur français Auguste Bartholdi), n’oublie pas de mentionner le travail de Gustave Eiffel qui participa à la structure de la statue mais aussi à la construction de… la Tour Eiffel ! La Liberty Arcade permet l’accès à Central Plaza, tout comme sa consœur, la Discovery Arcade.

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Depuis la toute première version présentée à  la Foire Universelle de New York en 1964, l’attraction emblématique « it’s a small world » (et sa série animée dérivée) a toujours fait la part belle à la culture française et en particulier au folklore parisien : les poupées célèbres  dansent et chantent (en français) sur la musique des frères Sherman, meneuses de revue French Cancan, danseurs de l’Opéra de Paris, paysans français ou personnages de l’univers de Guignol, avec comme point commun à tous les Parcs Disney, la présence majestueuse de la Tour Eiffel ou de Notre Dame de Paris.

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Paris est aussi célébrée chaque soir au Parc Disneyland depuis avril 2012 à travers les somptueux tableaux de la féerie nocturne Disney Dreams!, (spectacle nocturne remplacé par Disney Illuminations en 2017) que ce soit par Lumière prônant l’Art de Vivre à la Française et la Tour Eiffel auprès des touristes du monde entier, Quasimodo déclamant sa complainte du haut des tours de Notre Dame, Rémy qui accueille l’ombre de Peter Pan dans la Ville Lumière ou encore le Génie d’Aladdin qui transforme le Château en véritable scène de cabaret parisien.

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Disneyland Paris ne cesse de créer des passerelles culturelles entre Paris et sa destination. Un lien patrimonial très fort est ancré dans le spectacle La Légende de Buffalo Bill avec Mickey et ses amis. Buffalo a connu le succès en France et notamment à Paris avec son spectacle ambulant Buffalo Bill’s Wild West en 1889, attirant pas moins de 3 millions de spectateurs au pied de la Tour Eiffel ou paradant au Carnaval de Paris pour la mi-Carême. Cet épisode de sa carrière est rappelé dans le spectacle avec la présence des couleurs françaises au dessus de la piste. La célèbre troupe de Disney Village en place depuis 1992 a d’ailleurs rendu hommage à l’artiste du Far-West, as de la gâchette, en déambulant en 1999… au Carnaval de Paris !

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Autre animation qui a marqué l’Histoire de Disneyland Paris, la célébration du (Le) Festival des Fous surfant sur la sortie du (Le) Bossu de Notre Dame, faisant les beaux jours médiévaux du Parc Disneyland en 1996. Bien d’autres occurrences françaises ou européennes sont présentes dans l’Histoire du Resort (Disney ImagiNations Parade en 2000…).

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Encore aujourd’hui, les équipes du Resort ont à cœur de connecter le Paris idéalisé de l’univers animé Disney et certains de ses sites, comme la boutique World of Disney inaugurée pour le 20ème Anniversaire du Parc, qui rappelle aux touristes et aux français que Disneyland Paris n’est pas qu’un adage commercial. Le frontispice de sa façade dessine l’icône métallique de Paris et l’une des fresques intérieures de la boutique reprend les thèmes forts des (Les) Aristochats, du (Le) Bossu de Notre Dame et de Ratatouille. Le magasin célébrant le tour du monde de Mickey et ses Amis met en scène quelques produits dérivés dans des décorations parisiennes (valises avec autocollants parisiens, Tour Eiffel…).

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L’une des dernières boutiques ouvertes à Disneyland Paris, New Century Notions – Flora’s Unique Boutique, est un hommage à Flora Disney, mère du futur génie du XXème siècle. La boutique aborde une nouvelle fois le rapprochement entre la France et les Etats-Unis, thème qui avait déjà inspiré Liberty Arcade, à travers la propriétaire de la boutique, Flora, née aux Etats-Unis de parents français qui rêvaient d’offrir à leur fille une chance de vivre le rêve américain. Avec l’ouverture de New Century Notions – Flora’s Unique Boutique, cette femme raffinée réalise le rêve de ses parents. Des publicités ou objets souvenirs de voyages entre Paris et New York symbolisent ce rêve américain.

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Plus généralement, le lien entre la France et Disney est un thème majeur sur le Parc : l’Auberge de Cendrillon  rendant hommage au conte Disney et à la cuisine française, Lilly’s Boutique (hommage à la maison de vacances en France du couple Disney), le Visionarium, attraction traversant les époques de visionnaires qu’a connu le pays (Jules Verne et Léonard de Vinci), la déclinaison des univers fantasmés de Jules Verne (De la Terre à la Lune, 20000 Lieues Sous les Mers et L’Île Sur le Toit du Monde) et George Méliès dans plusieurs Attractions, la valorisation de l’artisanat français (peinture de lettres, travail des vitraux…), la mise en valeur du cinéma européen et en particulier celui de France aux Walt Disney Studios (CinéMagique, Place des Frères Lumière, la musique d’ambiance, photolocation Les Parapluies de Cherbourg), des clins d’œil à certains styles artistiques de France dans les animations des Parcs (La Garden Party de Dingo…), les influences françaises dans la cuisine et le service du California Grill, le traditionnel feu d’artifices du 14 juillet, etc.

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Enfin, le travail mené conjointement par la Ville de Paris et le Resort francilien depuis des années atteste au niveau social, éducatif et culturel de cet attachement fort du Resort à la capitale, que ce soit l’accessibilité de la jeunesse des classes moyennes ou ouvrières aux loisirs, le renforcement des partenariats publics entre Paris et Euro Disney, le mécénat de Disneyland Paris et ses bénévoles Disney VoluntEARs avec des associations humanitaires d’utilité publique comme les Hôpitaux de Paris, le lancement de campagnes de promotion de Disneyland Paris dans la capitale (Fête Givrée…), etc.

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En 2017, à l’occasion de la Saint Valentin, Disneyland Paris à choisit de faire revivre le pont des Arts avec ses cadenas romantiques. En effet, les amoureux ont pu sélectionner et personnaliser un cadenas de Disneyland Paris avant de jeter sa clé dans le puit de Cendrillon (face au château).

Paris et l’entreprise Disney

Et parlons encore de la France comme un fleuron de la culture Disney avec Le Journal de Mickey, initiative française prise en 1934 par Paul Winkler au sein de la jeune filiale parisienne Mickey Mouse SA. Un élément inoubliable de l’enfance chez certains ! Parmi les grandes institutions, le siège de The Walt Disney Company France se situe aujourd’hui quai Panhard-Levassor à Paris (sur les Champs-Elysées à partir de 1951) et permet un véritable relais de la marque Disney en France permettant à l’entreprise de s’étendre sur tous les domaines. La filiale hexagonale de Mickey est dirigée par Jean-François Camilleri et permet l’organisation d’évènements prestigieux dans la capitale.

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Disney France étend de décennie en décennie son influence sur la capitale :

  • en rayonnant à travers ses boutiques Disney Store comme sur les Champs-Elysées,
  • en multipliant les partenariats avec des marques parisiennes : Eleven Paris (collections capsules), les Galeries Lafayette (expositions et espaces Disney Store), Christian Louboutin (sortie d’un soulier de Cendrillon en 2014), la FNAC (Ateliers Fnac Kids, distribution vidéo…), Paul & Joe Sister (collections capsules), la Grande Récré (opérations spéciales), Dalloyau (Cendrillon)…
  • en soutenant l’action d’institutions prestigieuses culturelles et éducatives comme l’Institut de la Mode Français, et le Réseau des écoles françaises de cinéma d’animation (dont ses prestigieuses institutions parisiennes : les Gobelins, l’ESRA, l’ISART Digital, l’Ecole Estienne, les Arts Décos, LISAA ou encore l’Institut Sainte-Geneviève),

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Le domaine de la production a par ailleurs touché l’Île-de-France durant 15 années grâce à l’implantation en 1989 à Montreuil-sous-Bois d’un studio d’animation satellite baptisé Walt Disney Feature Animation France à partir de 1994. Ce studio a produit ou co-produit de nombreux titres Walt Disney Animation Televison ou Walt Disney Animation Studios : de La Bande à Picsou aux cartoons Destino ou Lorenzo en passant par Dingo et Max, Le Bossu de Notre Dame, Hercule, Tarzan, la séquence de « L’Oiseau de Feu » (Fantasia 2000), Kuzco, l’Empereur Mégalo ou encore Frère des Ours.

Walt Disney Feature Animation France

La communauté des Fans Disney français peut s’enorgueillir d’avoir en France le siège d’un label « maison », Disneynature, lancé en avril 2008 par Jean-François Camilleri, et dont le succès critique et commercial ne se dément pas depuis. Disneynature est chargé à la fois de produire ou co-produire des documentaires focalisés sur la nature, l’écologie, la faune et la flore mais également de les distribuer à l’international.

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De même, Disneyland Paris en association avec la mairie de Paris et la région Ile de France a lancé la campagne publicitaire Paris Is Waiting for You. Cette campagne à portée européenne avait pour but de relancer le tourisme dans la capitale française.

Paris d’EPCOT

Mais les Américains veulent aussi une part de Paris sur place avec le Pavillon de France d’EPCOT à Walt Disney World. Véritable petite réplique de Paris, il comprend une reconstitution miniaturisée de la Tour Eiffel et permet aux visiteurs américains de découvrir un petit bout de la culture française.

Paris à Epcot

Une ville pleine de promesses

Pour conclure, quoi de mieux que de finir sur une ode spectaculaire autour du film Tomorrowland ou A la Poursuite de Demain. Sorti en 2015 et réalisé par Brad Bird, également le réalisateur de Ratatouille, ce film est une oeuvre de science-fiction autour de l’univers Disney. Jusque-là, il est surtout question d’honorer le blason de Walt Disney dont la vision futuriste est à l’origine de ce projet mystérieux mais ceux qui l’auront vu sauront que Paris est un lieu déterminant pour la suite de l’intrigue. Mais chut, nous vous laissons le découvrir, le film est disponible en DVD et sur les plateformes légales de téléchargement. Nous finirons sur cette oeuvre visionnaire qui nous conforte dans la volonté la plus chère d’espérer et de se battre pour un avenir meilleur à Paris, sans jamais oublier son prestige et sa beauté.

a la poursuite de demain dans paris

Il existe bien d’autres références à Paris dans l’univers des Productions Disney : pour n’en citer qu’une, on peut parler du pilote de la série animée sobrement intitulée Mickey Mouse, qui fait du leader du club Disney un fier livreur de croissants à Paris. Souvenez-vous également, un certain Paris Match titrait en une le 24 décembre 1966 « Adieu à Walt Disney » avec un Mickey triste, alors que son papa, disparu neuf jours plus tôt, avait toujours souhaité le voir incarner la joie. Et vous, quel lien avez-vous avec Paris ?

Paris Match 24 décembre 1966

Paris et Disney, une histoire d’amour
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